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Les entrelacements du monde. Histoire globale, pensée globale (XVIe-XXIe siècles)
Stanziani Alessandro
CNRS EDITIONS
24,99 €
Épuisé
EAN :9782271115072
Qu'on la nomme histoire globale, mondiale, connectée, histoire-monde ou world history, c'est elle qui aujourd'hui suscite l'intérêt des lecteurs, des médias, des universitaires, et tend à façonner notre représentation du passé. Mais qu'est-ce que l'histoire globale ? Que propose-t-elle ? La belle synthèse d'Alessandro Stanziani fournit toutes les clés pour comprendre l'essor et les ambitions de cette histoire plurielle. Filiations multiples, bifurcations inattendues, brassages et métissages : affranchie de l'européocentrisme, l'histoire globale élargit les horizons géographiques, déborde les cadres nationaux, pense le monde à partir des connexions et des relations au sein d'entités politiques ou économiques hétérogènes. Elle a pour objet les migrations d'hommes, de biens, d'idées, de savoirs, de symboles, mais aussi le changement climatique, les révolutions technologiques, l'évolution des mentalités... Saisies dans la longue durée, et à l'intersection de plusieurs mondes, Alessandro Stanziani explore à nouveaux frais les relations que l'histoire établit avec la philosophie, la sociologie, la philologie et l'économie : ces interactions délimitent la portée de l'histoire globale par rapport aux autres approches. Face aux progrès du nationalisme, cette façon de faire de l'histoire permet de revisiter le passé d'un certain nombre d'événements, de culture et/ou de régions. De l'Inde à la Russie, des décolonisations à l'islam, cet ouvrage montre que l'histoire globale invite à multiplier les angles de vue, mais aussi à dépasser la vision de l'histoire comme choc entre les civilisations.
Comment oublier l'oeuvre insurpassée de Jean-Claude Perrot, sa capacité à faire interagir les savoirs et les pratiques économiques et statistiques, notamment en histoire urbaine ? Ce numéro lui rend hommage par une évocation de ses travaux, suivie de deux thématiques qui lui étaient chères : la mesure en sciences sociales et la mesure de l'espace. Les trois premières contributions, croisant histoire et, respectivement, mathématiques, sociologie et biométrie, illustrent l'ambition de décloisonner les tensions entre dimensions qualitatives et quantitatives. Les trois contributions suivantes abordent les transformations dans l'organisation spatiale à l'aune de critères quantitatifs dans des domaines extrêmement sensibles de nos jours, à savoir l'éducation nationale et la localisation/identification des personnes.
Résumé : Pour quelles raisons des émeutes, des luttes pour les terres, des rivalités économiques et géopolitiques exacerbées, ainsi qu'une guerre de conquête se déchaînent-elles encore autour du blé ? Cette situation résulte d'une histoire dont l'issue n'était pas écrite depuis que notre espèce a domestiqué les céréales, ni déterminée par la pression démographique d'une humanité confrontée à l'épuisement inexorable de ses ressources, mais qui remonte au XVIIe siècle. Les guerres dont le blé apparaît à la fois comme l'enjeu et l'arme sont, d'une part, corrélatives de la naissance et de l'évolution de l'Etat moderne, notamment dans sa dimension impériale, d'autre part, tributaires du développement spéculatif du capitalisme. Il y a quatre siècles, les puissances qui allaient dominer le monde se sont bâties sur le blé ; en dépit de progrès économiques, sociaux, agronomiques et sanitaires majeurs, nous en dépendons toujours. A travers le lien unissant l'expansion territoriale des Etats à l'approvisionnement en céréales, Alessandro Stanziani montre que le blé constitue un paramètre décisif pour rendre compte de l'extermination des nomades présumés aux Amériques, en Australie et dans les steppes eurasiatiques entre le XVIIe et le XIXe siècle, puis de l'issue des deux guerres mondiales, et des dynamiques à l'oeuvre à l'époque de la guerre froide et de la décolonisation. Connectées à l'organisation des marchés céréaliers, à la modification des techniques de récolte, à l'industrialisation et à la dérégulation spéculative globale, ces tendances longues éclairent la spirale d'inégalités, de désastres écologiques et de tensions géopolitiques que nous connaissons aujourd'hui.
Une synthèse claire et accessible pour comprendre les défis posés par l'histoire globale. Qu'on la nomme histoire globale, mondiale, connectée, histoire-monde ou world history, c'est elle qui aujourd'hui suscite l'intérêt et tend à façonner notre représentation du passé. Mais qu'est-ce que l'histoire globale ? Que propose-t-elle ? Cette belle synthèse fournit toutes les clés pour comprendre l'essor et les ambitions de cette histoire plurielle. Filiations multiples, bifurcations inattendues, brassages et métissages : affranchie de l'européocentrisme, l'histoire globale élargit les horizons géographiques, déborde les cadres nationaux, pense le monde à partir des connexions et des relations. Elle a pour objet les migrations d'hommes, de biens, d'idées, de savoirs, de symboles, mais aussi le changement climatique, les révolutions technologiques, l'évolution des mentalités... Saisies dans la longue durée, et à l'intersection de plusieurs mondes, Alessandro Stanziani explore à nouveaux frais les relations que l'histoire établit avec la philosophie, la sociologie, la philologie et l'économie. Cette façon de faire de l'histoire permet de revisiter le passé d'un certain nombre d'événements, de culture et/ou de régions. De l'Inde à la Russie, des décolonisations à l'islam, l'histoire globale invite à multiplier les angles de vue, mais aussi à dépasser la vision de l'histoire comme choc entre les civilisations.
La bataille d?Ulan Butong en 1690 oppose dix mille Zhungars (trente mille suivant d?autres sources) à deux armées Mandchous (soit cinq mille hommes); le siège de Gingee par les Moghols implique environ 40000 soldats, des dizaines de milliers de chevaux et de dromadaires et des centaines d?éléphants. Ces affrontements ont lieu à des centaines, parfois des milliers de kilomètres des villes et des pâturages. Dans les steppes d?Asie centrale autant qu?en Inde, l?alimentation des chevaux et des hommes est tout aussi importante que la qualité des sabres. D?où venaient donc lesapprovisionnements nécessaires? Les steppes ne sont-elles pas synonyme de territoire désertiqueset de populations nomades? Et l?Inde que nous décrivons toujours surpeuplée e sous-alimentée oùtrouvait-elle, en 1690, ces immenses ressources?Le point de départ et le fil rouge de cet ouvrage est donc tout simple: l?approvisionnement desarmées dans les steppes et lors des sièges dans des régions périphériques. De quelle manière lesRusses, les Chinois et les Moghols ont, chacun à sa manière, réglé ce problème? Dans l?édificationdes Empires eurasiatiques, la lutte pour les chevaux est impitoyable. Chinois, russes et Mogholsvont s?affronter entre eux et avec les peuples des steppes, les éleveurs mongols. Qui parmi lesChinois, les Russes et les Moghols aura mieux réussi dans ces opérations et pour quelles raisons?Au-delà, l?organisation militaire exige une discipline, une administration fiscale et un système derecrutement. Ce dernier peut avoir comme cible des mercenaires, des élites guerrières, descavaliers nobles, des soldats paysans. En Inde des guerriers ascètes combattent à côté de paysansaffamés et des cavaliers Rajputs; dans les steppes d?Asie centrale, les cosaques déferlent à côtédes Nogays, véritables nomades et de paysans russes cachés derrière les fortifications en bois; enChine enfin, ou plutôt dans sa partie nord-occidentale; des paysans han, des criminels ordinaireset des guerriers mandchous organisés en bannières sont confrontés aux hordes Zunghars (mongoles oirats). Tous doivent être rémunérés alors même que leur emploi détourne des ressources monétaires, alimentaires et des bras d?autres occupations. Tout l?équilibre social est concerné. Les formes du recrutement et de la gestion des soldats, leurs équipements et approvisionnements s?ancrent dans le tissu social, dans les formes des institutions politiques et, bien entendu, dépendent de l?accès aux ressources disponibles. Les relations entre paysans, seigneurs, soldats et administration règlent cette architecture complexe.Et le sort de ces trois empires immenses, les systèmes socio-économiques sur lesquels ils reposent, ne sont pas anecdotiques; ce sont eux qui dominent le monde à une époque où personne n?aurait misé sur la suprématie mondiale de l?Europe. Jusqu?en 1789, quand l?Angleterre vient juste d?occuper le Bengale, l?Asie a encore de l?avance. Pourtant, un siècle plus tard, cette hiérarchie aura été complètement bouleversée; l?Occident domine la planète. Alessandro Stanziani, auteur majeur du changement de perspective propre à l?histoire globale, explique dans ce livre ce prodigieux retournement, qu?a oublié l?histoire racontée par ceux qui connaissent la suite de l?histoire. Cette hiérarchie a été bouleversée, mais pour combien de temps?
Résumé : Que lisait-on dans la France des années noires ? Comment expliquer la "faim de lecture" propre à la période de l'Occupation ? Quelle fut la part prise par le régime de Vichy dans la circulation, la diffusion, l'orientation des livres publiés ? Et celle de la Résistance dans la propagation des écrits clandestins ? Comment accéder à l'intimité des millions de lecteurs qui, cherchant à s'évader hors d'un quotidien éprouvant, trouvèrent alors refuge dans un ailleurs fait de phrases imprimées ? Stratégies et pratiques des éditeurs, querelles autour du patrimoine littéraire, réorganisation corporative de la chaîne du livre, listes d'interdictions et spoliations de l'occupant, écrivains partagés entre collaboration, accommodement, évitement, insoumission : Jacques Cantier signe la première histoire totale du livre et de la lecture entre 1939 et 1945, des politiques de censure mises en oeuvre par Vichy à l'ébullition culturelle de la Libération. Archives publiques, critiques littéraires, notes de lecture mais aussi écrits du for privé permettent de retrouver les traces intimes des actes de lecture : écoliers de la France rurale cherchant à élargir leur horizon, adolescents parisiens en quête d'initiation, prisonniers de guerre tentant de maintenir une vie de l'esprit, victimes de la persécution antisémite en quête de réarmement moral... Jacques Cantier montre qu'en dépit de la défaite, de la peur et des privations, la France continue à lire et à être le théâtre d'une foisonnante vie littéraire et intellectuelle.
En bref A l'heure où les islams se déchirent, et où les frontières d'Orient volent en éclat, une plongée dans l'histoire de la Question d'Orient. Le livre Depuis le XVIIIe siècle et jusqu'à aujourd'hui, la zone qui s'étend des Balkans à l'Afghanistan cristallise des tensions aussi bien internationales que propres à l'"Orient". Ce sont ces tensions que Jacques Frémeaux analyse dans cette synthèse innovante, en les replaçant dans le temps long. De la volonté de contrôle de la route des Indes à la convoitise des hydrocarbures qu'elle recèle, cette région n'a en effet cessé de faire l'objet d'affrontements entre les grandes puissances. Ce vaste espace a ainsi constitué, depuis l'entrée des flottes de la tsarine Catherine II en Méditerranée (1770), un champ disputé par la Russie et l'Angleterre, avant de se retrouver, après 1945, au cour du conflit opposant la Russie et les Etats-Unis. Mais, d'ouest en est, ce sont surtout des peuples qui se succèdent, qui se cherchent et se déchirent entre les séductions de la modernité et le refus que lui oppose la tradition. L'"Orient", qui s'affirme toujours plus comme exclusivement musulman, devient alors un objet de fascination et de peur pour un "Occident" dominateur et manipulateur. Après le temps des empires (ottoman, persan et moghol des Indes) est venu celui des Etats-nations, souvent nés dans la douleur. Mais aucun changement n'a mis fin au "grand jeu" géopolitique, jalonné d'épisodes majeurs, de l'occupation de l'Egypte par Bonaparte à la dernière guerre du Golfe, et dont de nouveaux chapitres s'écrivent sous nos yeux. Auteur Jacques Frémeaux, professeur à l'université Paris-Sorbonne (Paris-IV) est membre de l'Institut universitaire de France et de l'Académie des Sciences d'Outre-Mer. Il a notamment publié, parmi une vingtaine de titres, De quoi fut fait l'Empire. Les guerres coloniales au XIXe siècle (CNRS Editions, coll. Biblis, 2014) et La conquête de l'Algérie (2016). Arguments - Programme de l'agrégation en histoire contemporaine. - Clés pour décrypter les crises du Moyen Orient.
Jessus Catherine ; Gaude Thierry ; Fuchs Alain ; L
Résumé : Qu'est-ce que la vie ? Quelles sont ses origines ? Quelle est la frontière entre le "soi" et le "non-soi" ? Quel est le propre de l'homme ? Ce livre invite à un voyage au coeur du vivant qui plonge le lecteur depuis les toutes premières formes de vie sur terre jusqu'au sein de la complexité du vivant. Il donne à voir les applications étonnantes qui en découlent dans les domaines biotechnologiques et médicaux. Le lecteur parcourra ainsi l'immensité insoupçonnée de la biodiversité et les capacités extraordinaires des êtres vivants à s'adapter aux conditions les plus extrêmes. Il découvrira les liens de parenté entre organismes qui définissent l'arbre de la vie, les interactions entre les composants de tout être vivant, l'impact de l'environnement sur l'évolution et le fonctionnement des organismes, et les promesses d'innovations contenues dans ces révolutions scientifiques et technologiques Ce livre est le témoignage passionné d'une communauté de chercheurs en sciences de la vie qui espèrent donner le goût de la nature et susciter la curiosité vis-à-vis des terrains inconnus et immenses qu'il reste à explorer. C'est au prix d'une recherche qui requiert du temps, des prises de risque, de l'imagination, de la créativité et de la liberté que les grands tournants des sciences de la vie du XXIe siècle ont pris corps. Et c'est à ce prix que ces sciences continueront à être porteuses d'avenir et de progrès. Ce livre est le témoignage passionné d'une centaine de scientifiques qui ont contribué à sa rédaction pour partager leur émerveillement face aux découvertes et aux promesses portées par les sciences du vivant de ce début de siècle.
Vauchez André ; Armogathe Jean-Robert ; Richard Vi
Résumé : Le sort tragique des martyrs chrétiens a entraîné une vénération de leurs dépouilles, qui s'est étendue aux saints moines et moniales et aux fondateurs d'ordres religieux. Peu à peu, une galerie de " grands témoins " s'est constituée, rassemblant des milliers de saints : martyrs et confesseurs, moines et docteurs, pieux laïcs et saintes femmes. Par le témoignage de leur vie, leur prédication ou leurs actes de charité, les saints ont rempli le paysage cultuel du christianisme : lieux-dits, prénoms, patronymes... jusqu'aux gares et aux stations de métro, les noms des saints sont devenus familiers. Entre légende et histoire, ce grand dictionnaire entreprend de les faire mieux connaître avec plus de 300 entrées, d'Aaron à Zénon de Vérone : saints et bienheureux catholiques et orthodoxes, d'Orient et d'Occident, mais aussi grands témoins anglicans et protestants. Un dictionnaire monumental et unique afin de mieux comprendre, au plus près de la vérité historique, la personnalité, les écrits et la postérité de ces hommes et de ces femmes dont la vie a été retenue comme exemplaire par leurs contemporains et dont la mémoire est parvenue jusqu'à nous.