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Art et extériorité
Soulages François ; Picarel Gilles
L'HARMATTAN
20,00 €
Épuisé
EAN :9782343130521
Et s'il n'y avait pas le monde, mais l'immonde, pas le cosmos, mais le non-cosmos, pas l'univers, mais le pluri-vers ? Et s'il était impossible de statuer, de décider ? Et si cette antinomie de la raison pure avait comme nom extériorité ? Peut-on dissocier philosophie et art dans cette confrontation à l'extériorité ? L'art, face à l'extériorité, ne donne pas des réponses, mais pose des questions, des interrogations, des problèmes ; et c'est bien. Si, dans son corps à corps avec l'extériorité, plutôt que dans son face-à-face, l'art nous offre une éclaircie, on comprend alors mieux ce que peut être l'art : la lutte pour, avec et contre l'extériorité. Voilà ce qu'explore et exploite notre recherche sur art et extériorité, sur leurs rapports et leurs apports. Car cette recherche enrichit l'art et le concept d'art, mais aussi le concept d'extériorité et l'extériorité elle-même ; tel est du moins son but : mieux comprendre art, extériorité et leur interaction constitutive.
A-t-on déjà vu le temps ? Jamais ; ni de visu, ni en photographie. Et pourtant, bien des photographes évoquent le temps. Peuvent-ils, d'ailleurs, le photographier ? Certainement pas, ni le temps aristotélicien, ni le temps augustinien, ni le temps kantien, ni le temps bergsonien, ni la durée, etc. Mais, peuvent-ils faire oeuvre à partir d'une interrogation sur sa complexité et ses paradoxes ? Pourquoi pas : les autres arts y travaillent bien... Chacun 0 sa manière. Alors quelle serait la manière spécifique qu'aurait la photographie de travailler le temps ? Elle n'existe certainement pas, car il y a des manières de travailler ce temps problématique par des photographies et des photographes différents ; bref, des styles. Les styles du temps ? Non, les styles photographiques. Etudions donc pourquoi et comment les photographies explorent le temps, mieux, les temps - à la fois le passé, le présent, et l'avenir, etc. Pour ce faire, nous prendrons, comme embrayeur de réflexion, l'oeuvre de l'artiste contemporain, Bernard Koest, car, plus qu'une autre, l'oeuvre de cet artiste nous oblige à repenser les rapports complexes entre temps & photographie ; outre qu'elle est sublime.
Qu'est-ce qu'interpréter ? Quels sont les enjeux de toute interprétation ? En art, l'interprétation semble à la fois nécessaire— sinon, comment accéder à une oeuvre d'art ? — et risquée— n'est-ce pas la voie ouverte au grand n'importe quoi ? Comment résoudre cette tension ? L'histoire des arts, des créations des oeuvres et de leurs réceptions peut nous aider ; l'esthétique doit nous aider ; alors, nous comprendrons mieux ce que sont à la fois l'art et l'interprétation. Mais, y a-t-il une spécificité de l'interprétation face à, par ou pour l'art ? Dans ce livre, les rapports entre l'art et l'interprétation sont étudiés philosophiquement — philosophie de l'interprétation entre "Mistére", représentation et critique de l'interprétation — et ceux entre les oeuvres et leurs interprétations le sont esthétiquement à partir des arts globalisés, de la photographie, de l'image et de l'impossibilité même de fausses interprétations. Et ce, grâce aux réflexions de Biagio D'Angelo, Alain Chareyre-Méjan, Jean-Claude Chirollet, jacinto Lageira, Alain Milon, Paul-Louis Rinuy, Michel Sicard et François Soulages.
Si, comme le dit Malraux, "l'homme ne se construit qu'en poursuivant ce qui le dépasse", il va devoir franchir des frontières. Sans cesse. Car, une fois une frontière franchie, il devra en franchir une autre, pour ne pas être englué en lui-même, chosifié, pour que son style ne devienne pas répétition. Pour que sa vie et son style soient vifs, comme une métaphore. Et cela est vrai pour l'artiste qu'il fut, pour l'homme engagé qu'il était, pour le colonel de la guerre civile espagnole et de la Deuxième Guerre mondiale, pour l'homme politique et le grand ministre qu'il décida d'être. Pour celui qui passa du roman au cinéma, à l'essai et aux méditations sur l'art. Et, s'il nous éduque et nous apprend quelque chose dans ce devoir de passer les frontières, c'est qu'il en a franchi plus d'une au péril de sa vie, au risque d'échouer et de perdre, de se perdre, de paraître ridicule, d'être ridiculisé : frontières de la vie & des engagements, frontières de la mort & des oeuvres, frontières des arts & des pensées.
Quels rapports les biennales d'art-contemporain ont-elles avec les frontières ? Quelles frontières ? Pourquoi ces biennales présentent-elles parfois des pavillons nationaux et des expositions internationales : d'un côté frontières géopolitiques et géoartistiques, de l'autre internationalisme, mondialisation, voire globalisation. Qui gagne ? L'art ou la politique ? Quel art et quelle politique ? Ce livre dégage d'abord 5 problématisations particulières : la pluralité des frontières, la double dimension géopolitique et géoartistique, la réalité du transfrontière, le local et le global, la nation et le monde. Puis, il étudie 2 exemples brésiliens. Ensuite, il expose 4 problématiques sur les biennales d'art-contemporain d'Istanbul. Alors, il réfléchit aux conditions de franchissement des frontières pour les récepteurs de ces biennales. Enfin, il repense le problème à partir de 2 oeuvres présentées dans la même biennale. Ce livre sera suivi d'un autre livre dirigé par Eric Bonnet sur la thématique de la frontière dans l'art-contemporain en partant des oeuvres mêmes.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.