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Temps & photographie. A partir de Bernard Koest
Soulages François
L'HARMATTAN
18,50 €
Épuisé
EAN :9782343167770
A-t-on déjà vu le temps ? Jamais ; ni de visu, ni en photographie. Et pourtant, bien des photographes évoquent le temps. Peuvent-ils, d'ailleurs, le photographier ? Certainement pas, ni le temps aristotélicien, ni le temps augustinien, ni le temps kantien, ni le temps bergsonien, ni la durée, etc. Mais, peuvent-ils faire oeuvre à partir d'une interrogation sur sa complexité et ses paradoxes ? Pourquoi pas : les autres arts y travaillent bien... Chacun 0 sa manière. Alors quelle serait la manière spécifique qu'aurait la photographie de travailler le temps ? Elle n'existe certainement pas, car il y a des manières de travailler ce temps problématique par des photographies et des photographes différents ; bref, des styles. Les styles du temps ? Non, les styles photographiques. Etudions donc pourquoi et comment les photographies explorent le temps, mieux, les temps - à la fois le passé, le présent, et l'avenir, etc. Pour ce faire, nous prendrons, comme embrayeur de réflexion, l'oeuvre de l'artiste contemporain, Bernard Koest, car, plus qu'une autre, l'oeuvre de cet artiste nous oblige à repenser les rapports complexes entre temps & photographie ; outre qu'elle est sublime.
Le flou semble être le signe d'un défaut, d'une défectuosité, d'un manque, d'un négatif. Est-ce si sûr ? Faut-il en rester à l'idéal classique de clarté et de précision d'un Boileau ou d'un Descartes ? Si cet idéal est nécessaire en mathématiques et en logique, fécond dans les sciences expérimentales, en est-il de même en art ? Ainsi, en littérature, le flou est-il un obstacle ou bien, au contraire, un fabuleux outil permettant à l'auteur et au lecteur d'opérer des interprétations sans cesse renouvelées du monde extérieur, du monde intérieur, du monde créé qu'ils visent ? De telle sorte qu'accèdent aux loges d'honneur, certes le style et la forme, mais surtout les problèmes philosophiques du réel, des rapports sujet/objet, du rapport au monde, du savoir et les problèmes existentiels du flou, du trouble, de l'indistinct et du confus ? Au point que toute Lettre à un jeune écrivain pourrait commencer non pas par un " Evitez le flou ", mais par un " Travaillez le flou, et tout suivra I ". Ce livre est le troisième d'une série sur le flou, le premier étant sur le flou en général, le second sur le flou au cinéma : François Soulages & Pascal Martin (dir.), Les frontières du flou et Les frontières du flou au cinéma, Paris, L'Harmattan, collection Eidos, 2013 et 2014.
Ce livre conclut une série de dix livres publiés sur la problématique Photographie & corps politiques. Il nous interroge sur les représentations photographiques - idéologiques ou artistiques - des corps politiques, en questionnant les potentialités des images - servilité, critique ou création. Et ce, à partir d'images policières, psychiatrisantes et artistiques. Tout homme a une situation particulière dans la société et donc un corps politique particulier qu'il subit ou qu'il cherche à modifier en transformant cette société ou la place qu'il y occupe. Mais, la société, le pouvoir ou des contre-pouvoirs peuvent vouloir produire des représentations aliénantes ou bien survalorisantes de certains corps politiques. La photographie peut être leur servante : elle fabrique alors des images serviles de ces corps politiques. Mais elle peut aussi créer des images critiques de ces corps politiques ; elle passe alors de la communication à l'archivage, à la documentation, à l'art ; de l'image comme signe à l'image d'images comme interrogation. Les enjeux sont en effet certes politiques, et moraux, mais aussi existentiels et esthétiques. Deux artistes - Bernard Koest et Bruno Zorzal - interviennent dans ce livre avec des photos et un texte.
Le problème de la présence oblige à mettre en oeuvre la représentation, comme si, pour l'être humain, la présence ne pouvait se suffire à elle-même et devait s'accompagner de représentation et de langage. Mais la représentation fait elle-même problème au point qu'il y a, et aujourd'hui de façon spécifique, crise dans la représentation. En effet, les hommes hésitent entre croyance et doute face aux représentations : face aux médias— ceux qui en ont besoin pour croire ou ceux qui les utilisent pour douter et réfléchir —, face à la photographie— "ça a été" ou "ça a été joué" —, face au capitalisme — "il n'y a pas d'alternative" de Thatcher à Merkel ou "un autre monde est possible"—, face à l'économie — ceux qui croient que c'est une science ou ceux qui s'interrogent, sans oublier les nouveaux sophistes qui font croire que c'est une science —, face à la politique — "nos démocraties électives ne sont pas, ou de façon inaccomplie, des démocraties représentatives" disait Ricoeur. C'est une crise généralisée de et dans la représentation : en politique, en économie, en art, en information ; et donc dans les médias, dans la photographie, dans le capitalisme. Ce livre analyse, selon ces trois perspectives, cette crise. Et ce, grâce à deux artistes, Bernard Koest et Maria Piaz Maureira, et à huit théoriciens, principalement coréens et français, Ju Hyung-il, Lee Young- june, Park Sang-woo, Pierre Abramovici, Cécile Girousse, François Soulages, Julien Verhaeghe et Rodrigo Zúniga. Car ce livre est un moment d'un grand chantier de recherches théoriques et artistiques mis en place entre la Corée et la France depuis dix ans et aux nombreuses ramifications.
Qu'est-ce qu'interpréter ? Quels sont les enjeux de toute interprétation ? En art, l'interprétation semble à la fois nécessaire— sinon, comment accéder à une oeuvre d'art ? — et risquée— n'est-ce pas la voie ouverte au grand n'importe quoi ? Comment résoudre cette tension ? L'histoire des arts, des créations des oeuvres et de leurs réceptions peut nous aider ; l'esthétique doit nous aider ; alors, nous comprendrons mieux ce que sont à la fois l'art et l'interprétation. Mais, y a-t-il une spécificité de l'interprétation face à, par ou pour l'art ? Dans ce livre, les rapports entre l'art et l'interprétation sont étudiés philosophiquement — philosophie de l'interprétation entre "Mistére", représentation et critique de l'interprétation — et ceux entre les oeuvres et leurs interprétations le sont esthétiquement à partir des arts globalisés, de la photographie, de l'image et de l'impossibilité même de fausses interprétations. Et ce, grâce aux réflexions de Biagio D'Angelo, Alain Chareyre-Méjan, Jean-Claude Chirollet, jacinto Lageira, Alain Milon, Paul-Louis Rinuy, Michel Sicard et François Soulages.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.