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La République des vaincus
Soublin Jean
PHEBUS
18,75 €
Épuisé
EAN :9782859409937
Qui se souvient qu'un des meilleurs romans jamais consacrés à la conquête de l'Ouest a été publié au milieu des années 80 (sous le titre Le Champ d'asile) par le Français Jean Soublin; et que ce livre, traduit en plusieurs langues, a connu un large succès sous d'autres cieux (sous le titre La République des vaincus) avant de se laisser oublier chez nous? Les aficionados de Jean Soublin ? ils sont plus nombreux qu'on ne croit ? se désolaient de ne plus pouvoir offrir ce livre à leurs amis. La présente réédition voudrait leur rendre le sourire? et apporter quelques jolies surprises à ceux qui ont encore à découvrir l'histoire qui nous occupe ici. Une histoire triste et vraie (Soublin romancier a toujours campé sur les marges de l'Histoire): celle d'une poignée de soldats perdus qui, après la chute de Napoléon, partirent rejoindre au Texas le général Lallemand pour fonder une colonie agro-militaire ouverte à tous les exilés du grand rêve révolutionnaire. Ces hommes avaient été formés à la terrible école de la guerre. L'un d'eux, le voltigeur Verbatim, arrachera le pouvoir aux officiers qui gouvernaient cette petite république et tentera de la transformer en une « société d'égaux » d'un genre nouveau. Mais la méchanceté du climat, l'hostilité des Indiens et l'ordinaire folie des apprentis-sorciers de l'utopie mettront largement à mal ce beau projet? Une peinture sans complaisance des dessous de la légende de l'Ouest, qui nous rappelle que le succès d'une conquête n'est bien souvent que la somme pathétique des échecs de chacun.
Elle règne sur la plage, mais règne-t-elle seulement sur elle-même, cette grande femelle de race inconnue qui vit aujourd'hui dans la Grande Case ? Accroupie sur les talons, comme elle aime, comme une vieille devant son étal, elle réfléchit dans sa chambre en mâchonnant un bout de mantille. La dentelle noire, convenablement ensalivée, rend un jus au goût de cachou que Niobé crache indolemment sur le parquet ciré.
Un écrivain passe de la plage de Copacabana (Brésil) à celle de Fréjus (France). Non pour de paisibles vacances mais pour écrire un livre; un essai historique sur un épisode oublié de l'Histoire: la conquête de laGuyane française, sous Napoléon, par les Portugais, qui feront pendant neuf ans la loi à Cayenne - avant que les choses rentrent dans le bon ordre colonial.D'une plage à l'autre, deux ans auront passé. L'écrivain nous raconte ce que furent ces deux années d'enquête. Son essai s'attache à étudier un événement minuscule, qui n'a que très modérément troublé la marche du monde. Mais l'écrivain aime bien cette insignifiance-là. Il a souvent écrit sur des sujets dont nul n'avait souci: il est l'homme des recoinspoussiéreux, des fonds de grenier, des tombes à l'abandon, des obscurs musées de province. Maintenant il se demande pourquoi il est comme ça, cherche à comprendre - peut-être à se comprendre -, analyse le plaisir qu'il prend à goûter l'odeur des archives, à fréquenter le petit monde diligent qui les consulte, à parler aux gens: un colonel - non deux -, une religieuse, un chauffeur de taxi, un séraphin, des historiens aussi. Il évoque ses voyages, les lieux et les cuisines qu'il aime. A son baromètre intime le temps change souvent, il y a du grand beau, du variable, quelques dépressions. De cela aussi, il parle, comme il parle de son métier, sans illusion mais non sans ferveur, comme il parle de sa femme: il se lâche, quoi!Mais sans faire de vagues inutiles. Soublin reste Soublin. Et c'est tant mieux. Son drôle de livre y gagne une légèreté à la Cingria qu'apprécieront les connaisseurs.
Résumé : Je vois bien que vous me regardez, mesdemoiselles : ces coups d'oeil en coin, ces adorables sourcils froncés, ces chuchotements. Je vous intrigue, n'est-ce pas ? Vous vous demandez qui est le vieillard élégant assis en face de vous sous les arbres du parc. La barbe neigeuse, les yeux bleus, la jaquette noire vous ont impressionnées. Vous avez sans doute remarqué les attentions du valet de chambre qui m'apporte un plaid, et la déférence des concierges de l'hôtel. Quelqu'un d'important, sans doute. Un riche étranger ? Un milord venu prendre les eaux de Vichy ? Mais comment expliquer la présence, à côté de lui, d'une revue au titre si rébarbatif : Annales de la Société d'astronomie ? Et comment ne pas s'interroger sur le colifichet d'or pendu à son revers et qu'il caresse machinalement de l'index ? Oserez-vous engager la conversation ? J'en doute, j'ai remarqué moi aussi votre maintien, la coupe de vos robes : jeunes filles de bonnes familles assurément, qui s'ennuient ici, comme tout le monde en cet été 1891, mais qui ne parlent pas aux inconnus. Dommage ! Une bonne causerie m'aurait fait du bien : plus personne ne m'écoute depuis que je suis parti de là-bas. J'aurais tant de choses à vous raconter, de quoi vous distraire, vous faire rire et rêver. Approchez, mais approchez donc, vous brûlez de savoir qui je suis. Je vous le dirai, si vous osez m'interroger. Je suis l'empereur du Brésil.
Résumé : Fort de ses certitudes, le voyageur civilisé porte normalement un premier regard de mépris sur les peuplades qu'il rencontre. Parfois pourtant une idée insolite viendra plus tard l'inquiéter : et si les Barbares étaient comme lui ? Ou même supérieurs à lui, porteurs de vertus oubliées, de valeurs brutales mais précieuses... La littérature de voyage a souvent traité ce moment de doute, cette première lézarde dans l'arrogance du dominateur : ils constituent le sujet de cet essai. Avec les époques, les critères et les systèmes de valeur évoluent. Chacun des écrivains étudiés dans ces pages porte un lourd bagage de préjugés ou d'objectifs personnels. Ce sont souvent ses vertus favorites qu'il s'enchante de découvrir chez l'autre, ou des arguments pour ses démonstrations. Mûrie au fil des lectures, cette étude séduisante reflète les goûts littéraires de son auteur. D'Hérodote (historien grec du Ve siècle avant J.-C.) à Constantin Cavafis (poète alexandrin mort en 1933), ses onze chapitres sont autant d'ouvertures et d'invitations à réfléchir en redécouvrant.
Résumé : De l'art d'évoquer les grandes et petites tragédies de la vie en usant des mots les plus simples, les plus nus... Un faubourg de Melbourne dans les années 50. Un couple se rend à une party de fiançailles chez des voisins, par un beau soir d'été. Lui est conducteur de loco et fier de son métier (on est au temps des dernières machines à vapeur). Elle pense qu'elle est mal mariée et songe à une autre vie. Le gamin qui les accompagne (12 ans) se dit que ses parents décidément ont bien changé... La soirée de fête est plutôt réussie, et pourtant la fiancée n'a pas l'air enchantée de convoler. avec le brave type que son père lui a choisi-un autre prétendant, éconduit quelques jours plus tôt par la belle, fera une apparition inattendue. On boit-un peu trop-on rit, on danse. Tard dans la Huit chacun s'en retourne chez soi, remuant de drôles de pensées. Le lendemain la radio annonce que l'express de Sydney a méchamment déraillé... Tout cela ne serait rien, ou pas grand-chose.. sans l'art de Steven Carroll (un romancier australien-hier encore non traduit en français-qui commence à faire sérieusement parler de lui). Il lui faut vraiment très peu de mots pour suggérer urne atmosphère et beaucoup plus que cela. On songe à une sorte de William Trevor des antipodes, qui déchirerait en douceur le masque des apparences. Son livre, qui n'élève jamais la voix, donne l'impression d'avoir été écrit dans un souffle : 1'un de ces livres qui parlent tout bas mais pour nous murmurer des choses terribles. Les personnages sont d'une banalité que l'on dira touchante, et pourtant à chaque instant on a l'impression qu'ils vont se noyer (on ne peut s'empêcher de penser que, s'il vivait aujourd'hui, Tchekhov écrirait un peu comme ça). Dur métier que de vivre, oui : lequel d'entre nous pourrait assurer qu'il possède vraiment l'art de conduire sa machine ?....
Son père est une ombre solitaire. sa maison bruisse de silences et les murs de pierre suintent le mystère... La narratrice grandit clans une atmosphère lourde de non-dits. Pourquoi celui qu'elle appelle le Menuisier est-il si lointain? Pourquoi sa famille semble-t-elle perpétuellement en deuil? Elle aimerait poser des questions. ruais on est taiseux dans le Finistère. Livrée à ses doutes et à ses intuitions., elle écoute les murmures, rassemble les bribes. Tisse patiemment une histoire. Des années lui seront nécessaires pour percer le secret de son ascendance. mesurer l'invisible fardeau dont elle a hérité. D'une plume à la fois vibrante et pudique. Marie Le Gall décrypte l'échec d'une relation père-fille et touche au coeur.
Le troisième et dernier tome de cette Intégrale regroupe les nouvelles écrites par Edgar Allan Poe de 1844 à sa mort en 1849. Pendant cette période crépusculaire d'errance, de drames et de maladie, sa productivité ne faiblit pas. Il compose plusieurs chefs-d'oeuvre, dont "Un récit aux monts Crénelés", "La lettre dérobée" , "Les faits concernant le cas Valdemar" ou encore "Saute-Grenouille". Présenté de manière chronologique, fruit du travail érudit et passionné de Christian Garcin et Thierry Gillybceuf, cet ultime volume clôt l'une des grandes entreprises de retraduction d'aujourd'hui. Il est augmenté de nombreuses notes et rythmé par des illustrations originales de Sophie Potié.
Résumé : Micah Mortimer, la petite quarantaine routinière, coule des jours heureux dans un quartier tranquille de Baltimore. En voiture, au travail ou avec sa petite amie, il ne dévie jamais de sa route toute tracée ? jusqu'au jour où il trouve Brink Adams qui l'attend sur le pas de sa porte. Car l'adolescent fugueur en est sûr, Micah est son père biologique... Pour l'homme qui aimait ses habitudes, cette seconde chance sonne comme une malédiction.