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LE SECOND REGARD
SOUBLIN JEAN
BUCHET CHASTEL
15,20 €
Épuisé
EAN :9782283018736
Fort de ses certitudes, le voyageur civilisé porte normalement un premier regard de mépris sur les peuplades qu'il rencontre. Parfois pourtant une idée insolite viendra plus tard l'inquiéter : et si les Barbares étaient comme lui ? Ou même supérieurs à lui, porteurs de vertus oubliées, de valeurs brutales mais précieuses... La littérature de voyage a souvent traité ce moment de doute, cette première lézarde dans l'arrogance du dominateur : ils constituent le sujet de cet essai. Avec les époques, les critères et les systèmes de valeur évoluent. Chacun des écrivains étudiés dans ces pages porte un lourd bagage de préjugés ou d'objectifs personnels. Ce sont souvent ses vertus favorites qu'il s'enchante de découvrir chez l'autre, ou des arguments pour ses démonstrations. Mûrie au fil des lectures, cette étude séduisante reflète les goûts littéraires de son auteur. D'Hérodote (historien grec du Ve siècle avant J.-C.) à Constantin Cavafis (poète alexandrin mort en 1933), ses onze chapitres sont autant d'ouvertures et d'invitations à réfléchir en redécouvrant.
Glorieux déchu de la campagne d'Egypte, Lascaris de Vintimille est envoyé par Napoléon au beau milieu du désert. Il a pour mission d'unifier les tribus bédouines et de les convaincre de se soulever contre la toute-puissante Turquie. La pire des catastrophes qui puisse arriver à un espion lui échoit : il tombe amoureux, amoureux du désert, de ses purs lointains, du rêve de grandeur qu'il rend concevable. Quand Napoléon se désengage, lui reste fidèle à ceux qui l'ont accepté et - au point de se perdre définitivement - à cette Anglaise qui le manipule, la sulfureuse Lady Stanhope. Cette réédition rend justice à un livre depuis longtemps indisponible que la presse avait salué sans rechigner au moment de sa sortie.
Elle règne sur la plage, mais règne-t-elle seulement sur elle-même, cette grande femelle de race inconnue qui vit aujourd'hui dans la Grande Case ? Accroupie sur les talons, comme elle aime, comme une vieille devant son étal, elle réfléchit dans sa chambre en mâchonnant un bout de mantille. La dentelle noire, convenablement ensalivée, rend un jus au goût de cachou que Niobé crache indolemment sur le parquet ciré.
Un homme se trouve confronté à la maladie, au rythme lent des jours anciens et des instants qui s'effacent. Des mots reviennent à la surface comme les stigmates du passé sur l'écorce du temps ; des lieux disparaissent quand d'autres surgissent au fil des pas... La mémoire s'accommode souvent des détails, mais elle devient aussi un écran fugace où défilent les paysages. La "Dulcinée" qui marche à ses côtés, elle, tient la ligne assez droite pour ne pas faillir. L'auteur nous guide dans un labyrinthe encore peuplé des ombres fugitives de la rue, d'hésitations et de flashes, du souvenir d'un Ministère ou encore des rythmes de l'Amérique latine et de la pampa où il a passé de nombreuses années. Retiré au milieu de ses livres dans son "perchoir", il essaie de se réinventer de nouvelles aventures.
Un écrivain passe de la plage de Copacabana (Brésil) à celle de Fréjus (France). Non pour de paisibles vacances mais pour écrire un livre; un essai historique sur un épisode oublié de l'Histoire: la conquête de laGuyane française, sous Napoléon, par les Portugais, qui feront pendant neuf ans la loi à Cayenne - avant que les choses rentrent dans le bon ordre colonial.D'une plage à l'autre, deux ans auront passé. L'écrivain nous raconte ce que furent ces deux années d'enquête. Son essai s'attache à étudier un événement minuscule, qui n'a que très modérément troublé la marche du monde. Mais l'écrivain aime bien cette insignifiance-là. Il a souvent écrit sur des sujets dont nul n'avait souci: il est l'homme des recoinspoussiéreux, des fonds de grenier, des tombes à l'abandon, des obscurs musées de province. Maintenant il se demande pourquoi il est comme ça, cherche à comprendre - peut-être à se comprendre -, analyse le plaisir qu'il prend à goûter l'odeur des archives, à fréquenter le petit monde diligent qui les consulte, à parler aux gens: un colonel - non deux -, une religieuse, un chauffeur de taxi, un séraphin, des historiens aussi. Il évoque ses voyages, les lieux et les cuisines qu'il aime. A son baromètre intime le temps change souvent, il y a du grand beau, du variable, quelques dépressions. De cela aussi, il parle, comme il parle de son métier, sans illusion mais non sans ferveur, comme il parle de sa femme: il se lâche, quoi!Mais sans faire de vagues inutiles. Soublin reste Soublin. Et c'est tant mieux. Son drôle de livre y gagne une légèreté à la Cingria qu'apprécieront les connaisseurs.
Résumé : Préface de Dominique Bourg Savez-vous que 80 % de la population mondiale consomme des médicaments à base de plantes ? Que le textile est l'une des industries les plus polluantes ? Que le réchauffement climatique peut réveiller certains virus qui sévissaient au temps des mammouths ? Ou quelles sont les principales causes de la déforestation ? Et pourquoi le gluten fait débat ? Cet ouvrage réunit plus de 200 chroniques, anecdotes surprenantes ou données chiffrées sur notre planète et son équilibre écologique. Sérieuses ou ludiques, scientifiques ou pratiques, utiles ou légères, mais toujours instructives, scrupuleusement vérifiées et étayées, ces histoires se picorent au gré des envies. Et, à travers la présentation d'initiatives positives, elles révèlent autant de pistes pour lutter contre le désastre annoncé...
Résumé : Cette petite unité dense et solide, capable de voyager par les airs, sur terre, via l'intestin d'un animal, ou de naviguer sur l'océan, contient, bien à l'abri sous une cuticule inaltérable, un embryon de plante et toute l'énergie (sous forme de lipides, glucides ou proté- ines) nécessaire à son épanouissement : la graine est une étonnante invention de la nature ! De nos jardins jusqu'aux plantations de caféiers d'Amazonie, en passant par la route des épices, l'au- teur nous fait partager son émerveillement et nous entraîne dans un voyage extraordinaire : que sont les graines ? Comment les caractériser par delà leur immense diversité ? Comment sont-elles apparues et comment ont- elles conquis la Terre ? En quoi ont- elles participé à l'évolution du monde et à celle de l'humanité ? Pourquoi nous sont-elles indispensables ? Et pourquoi l'homme intervient-il aujourd'hui sur leur génome ? En chemin, nous rencontrerons des végétaux et des animaux fascinants, ainsi que de nombreux témoins dont l'histoire est, d'une manière ou d'une autre, liée aux graines : scientifiques ou cultivateurs, jardiniers, marchands, explorateurs ou cuisiniers. Et l'auteur de conclure que les graines sont " des merveilles de la nature, dignes d'être étudiées, glorifiées et admirées ! ".
Les mouvements en faveur de la nature se développent dans la plupart des pays occidentaux depuis la fin du XVIIIe siècle. Protéiformes et redoutables à définir, ils partagent finalement tous le même objectif : construire un monde meilleur. Cet enjeu, qui est avant tout politique, relève aussi de questions sociales, économiques, culturelles, car vouloir sauvegarder l'environnement, c'est s'interroger sur la répartition des richesses, le rôle des régulations, l'expression des citoyens, la modification des modes de vie, etc. Autant de thèmes qui sont abordés ici à travers l'analyse de la pensée d'acteurs incontournables ¿ de Reclus et Rousseau à Malthus ou Veblen ¿ et la présentation d'événements emblématiques ¿ comme la contamination au mercure du site de Minamata, au Japon, ou le périple du cargo-poubelle Khian Sea. Au final, c'est toute la question du progrès social que les combats pour la nature placent au c?ur du débat.4e de couverture : Les mouvements en faveur de la nature se développent dans la plupart des pays occidentaux depuis la fin du XVIIIe siècle. Protéiformes et redoutables à définir, ils partagent finalement tous le même objectif : construire un monde meilleur. Cet enjeu, qui est avant tout politique, relève aussi de questions sociales, économiques, culturelles, car vouloir sauvegarder l'environnement, c'est s'interroger sur la répartition des richesses, le rôle des régulations, l'expression des citoyens, la modification des modes de vie, etc. Autant de thèmes qui sont abordés ici à travers l'analyse de la pensée d'acteurs incontournables ¿ de Reclus et Rousseau à Malthus ou Veblen ¿ et la présentation d'événements emblématiques ¿ comme la contamination au mercure du site de Minamata, au Japon, ou le périple du cargo-poubelle Khian Sea. Au final, c'est toute la question du progrès social que les combats pour la nature placent au c?ur du débat.Notes Biographiques : Historienne des sciences et de l'environnement, Valérie Chansigaud est chercheuse associée au laboratoire Sphère (Paris Diderot-CNRS). Son champ d'études conjugue histoire des sciences, histoire culturelle et histoire environnementale et se préoccupe tout autant des plantes, des oiseaux, des invertébrés, que des relations entre l'homme et la nature.
Résumé : La Clairière, maison de campagne isolée, se trouve coupée du reste du monde à la suite d'évènements incompréhensibles. Pendant six jours, douze personnages s'agitent dans le désoeuvrement et l'inquiétude. Ils étaient partis en vacances ! Mais la contradiction des vacances n'est-elle pas d'offrir à des civilisés un retour à la vie naturelle ? Les Gens de la Clairière ont si bien retrouvé la nature qu'enfermés dans leur forêt, ils perdent, heure après heure, toute empreinte de civilisation. Alors, ces citadins se transforment. Du souci de la subsistance aux mystères de la Mort auxquels ils sont confrontés, ils revivent toutes les angoisses humaines avec une naïveté de primitifs. Ils recréent autour d'eux un univers. Ils ont leurs martyrs, leurs fantômes, leur prêtresse, leurs rites, leurs chants, leur façon d'adorer et de craindre le soleil ou le ciel étoilé. D'individus solitaires, ils mutent en une 'famille' d'un genre nouveau... Mais le septième jour, la Civilisation se rappelle à eux. Publié chez Buchet/Chastel en 1971, ce roman ''survivaliste'' de Régis Rivald est toujours aussi fascinant.