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Je suis l'empereur du Brésil
Soublin Jean
SEUIL
19,40 €
Épuisé
EAN :9782020257305
Je vois bien que vous me regardez, mesdemoiselles : ces coups d'oeil en coin, ces adorables sourcils froncés, ces chuchotements. Je vous intrigue, n'est-ce pas ? Vous vous demandez qui est le vieillard élégant assis en face de vous sous les arbres du parc. La barbe neigeuse, les yeux bleus, la jaquette noire vous ont impressionnées. Vous avez sans doute remarqué les attentions du valet de chambre qui m'apporte un plaid, et la déférence des concierges de l'hôtel. Quelqu'un d'important, sans doute. Un riche étranger ? Un milord venu prendre les eaux de Vichy ? Mais comment expliquer la présence, à côté de lui, d'une revue au titre si rébarbatif : Annales de la Société d'astronomie ? Et comment ne pas s'interroger sur le colifichet d'or pendu à son revers et qu'il caresse machinalement de l'index ? Oserez-vous engager la conversation ? J'en doute, j'ai remarqué moi aussi votre maintien, la coupe de vos robes : jeunes filles de bonnes familles assurément, qui s'ennuient ici, comme tout le monde en cet été 1891, mais qui ne parlent pas aux inconnus. Dommage ! Une bonne causerie m'aurait fait du bien : plus personne ne m'écoute depuis que je suis parti de là-bas. J'aurais tant de choses à vous raconter, de quoi vous distraire, vous faire rire et rêver. Approchez, mais approchez donc, vous brûlez de savoir qui je suis. Je vous le dirai, si vous osez m'interroger. Je suis l'empereur du Brésil.
Les guerres de religion ont laissé la France en plein désarroi. Des soudards pillent, violent et massacrent. La misère prolifère. L'angoisse et la peur sont partout. Dans ce contexte, Jean Soublin dresse un portrait très romancé et haut en couleur de saint Jean-François Régis à la fin de sa vie (de 1635 à 1640). Ce Languedocien hors du commun était entré dans la Compagnie de Jésus en rêvant d'évangéliser les Hurons et les Iroquois du Canada. C'est dans les villes meurtries et les montagnes sauvages du Vivarais et du Velay qu'il sera envoyé pour annoncer l'Evangile, pour libérer les âmes des rets qui les enserrent. Sa haute taille en impose, mais sa douceur surprend. Dans un milieu hostile, l'apôtre cherche Dieu là où d'autres ne vont pas. D'un bout à l'autre du livre, observant, écoutant, Régis tente d'ébaucher sa théorie du mal. Quelle est sa nature, comment lutter contre lui? Dieu punit-il? Faut-il poursuivre les coupables ou soigner les victimes? Le mal s'incarne-t-il?. Le Régis de Jean Soublin, dans un univers à la Breughel, ne connaît qu'une vérité: le mal n'est jamais une fatalité. Un roman très librement inspiré de la vie de saint Jean-François Régis. Biographie: JEAN SOUBLIN, grand voyageur et chercheur assidu familier des bibliothèques, a surtout écrit sur les contacts entre "civilisés" et "barbares", principalement dans le cadre de l'Orient et de l'Amérique latine. On lui doit notamment une Histoire de l'Amazonie (Payot, 2000), Le Second Regard (Buchet/Chastel, 2001), et Lascaris d'Arabie (Phébus "Libretto", 2005).
Qui n'a rêvé à l'Amazonie, à ses fleuves interminables, ses forêts magiques, ses Indiens, son vide ? Peu de territoires aussi vastes ont une telle puissance évocatrice. Au fil des siècles les hommes se sont forgé des images patrie des Amazones, Eldorado, terre de mission où les moissonneurs d'âmes engrangeaient des récoltes miraculeuses, royaume du caoutchouc et des fortunes éphémères, laboratoire secret de la nature, enfer vert maléfique, poumon de la planète menacé par l'asphalte de toutes dérisoires... Ces images ont engendré depuis toujours des convoitises, des dégoûts, des colères et bien des injustices ; leur succession forme l'histoire de l'Amazonie. Cette histoire, Jean Soublin la raconte en écrivain. Il médite sur les enthousiasmes et les effrois des premiers voyageurs. Il nous emmène au sein d'une mission jésuite pour expliquer la politique indienne du Portugal, ou sous la hutte du seringueiro pour démonter les effarants mécanismes de l'économie caoutchoutière. Et puis il insiste sur ce qui lui tient à cœur : la révolution sociale qui établit un pouvoir populaire en Amazonie trente ans avant la Commune de Paris, ou encore la foule misérable des métis de tous sangs qui s'entêtèrent à survivre dans ce pays, le leur depuis cinq siècles.
Qui se souvient qu'un des meilleurs romans jamais consacrés à la conquête de l'Ouest a été publié au milieu des années 80 (sous le titre Le Champ d'asile) par le Français Jean Soublin; et que ce livre, traduit en plusieurs langues, a connu un large succès sous d'autres cieux (sous le titre La République des vaincus) avant de se laisser oublier chez nous? Les aficionados de Jean Soublin ? ils sont plus nombreux qu'on ne croit ? se désolaient de ne plus pouvoir offrir ce livre à leurs amis. La présente réédition voudrait leur rendre le sourire? et apporter quelques jolies surprises à ceux qui ont encore à découvrir l'histoire qui nous occupe ici. Une histoire triste et vraie (Soublin romancier a toujours campé sur les marges de l'Histoire): celle d'une poignée de soldats perdus qui, après la chute de Napoléon, partirent rejoindre au Texas le général Lallemand pour fonder une colonie agro-militaire ouverte à tous les exilés du grand rêve révolutionnaire. Ces hommes avaient été formés à la terrible école de la guerre. L'un d'eux, le voltigeur Verbatim, arrachera le pouvoir aux officiers qui gouvernaient cette petite république et tentera de la transformer en une « société d'égaux » d'un genre nouveau. Mais la méchanceté du climat, l'hostilité des Indiens et l'ordinaire folie des apprentis-sorciers de l'utopie mettront largement à mal ce beau projet? Une peinture sans complaisance des dessous de la légende de l'Ouest, qui nous rappelle que le succès d'une conquête n'est bien souvent que la somme pathétique des échecs de chacun.
1 450 000 morts, 3 à 4 millions de blessés, 600 000 veuves, 760 000 orphelins : c'est le bilan, rien que pour la France, de la guerre de 1914-1918, celle que l'on appelle la Grande Guerre.Pour expliquer à un enfant de huit ans ce terrible massacre, un historien reconnu répond aux questions de son petit-fils : qu'est-ce que la mobilisation ? Qu'est-ce qu'une tranchée ? Comment vivaient - et mouraient - les poilus ? Comment fonctionnaient les usines pendant la guerre ? Qu'est-ce qu'ont fait les femmes ? Pourquoi les Etats-Unis sont-ils entrés dans la guerre en 1917 ?... Et enfin : comment est-on parvenu à la paix ?
La Guerre et la Paix est une oeuvre mythique de la littérature russe et universelle, une vaste fresque historique et familiale, modèle de ce que seront les grandes sagas du XXe siècle. Sur le fond des grands événements du début du XIXe ? la campagne de 1805-1806 avec Austerlitz et celle de 1812-1813 avec Borodino et l'incendie de Moscou ? s'inscrivent les chroniques de deux familles appartenant à la noblesse russe, les Bolkonski et les Rostov. Des chroniques faites d'amour et de haine, d'interrogations sur la vie et la politique, traversées par les passions et les doutes.Traduite pour la première fois en français, cette version originelle de La Guerre et la Paix ? il y eut plusieurs éditions souvent différentes du vivant de l'auteur ? se fonde sur l'édition publiée dans « L'héritage littéraire » par l'Académie des Sciences de l'URSS. Elle permet aux initiés de mieux connaître les systèmes de pensée et de création artistique de Tolstoï. Par ailleurs, les réflexions philosophiques allégées, le rythme rapide, l'action resserrée, propres à tenir le lecteur en haleine, sans rien ôter à la richesse littéraire, devraient renouveler l'intérêt pour ce chef-d'oeuvre.
Le livre du Bonheur rassemble en fait deux écrits de Marcelle Auclair, publiés en 1938 et et en 1951: Le Bonheur est en vous et La pratique du Bonheur. Le second est, à la demande des lecteurs et surtout des lectrices du premier, une suite du précédent. M. Auclair les réunit en 1959. Il s?agit, sous la forme de chapitres extrêmement brefs (une page, une page et demie, deux pages?), de conseils très pratiques, avec de nombreux exemples à l?appui, pour accéder au bonheur. Car M. Auclair prétend que le bonheur relève d?une « science », et que faute de cette science, beaucoup de gens sont inutilement malheureux. En fait, en lisant, on s?en rend compte rapidement: le livre est un des premiers ? et des meilleurs ? exemples de « pensée positive ». L?idée de base est que la pensée crée, la parole crée. Elles « forment des vibrations toutes puissantes ». Penser joie, amour, paix?, cela donne la joie, l?amour, la paix. Penser que personne ne vous aime est la meilleure façon d?arriver à ce sort malheureux. Si on voulait être méchant, on dirait que Marcelle Auclair, c?est du Dr Coué. C?est en partie vrai. Mais sa culture, sa vivacité, son intelligence vont bien plus profond que les aphorismes superficiels et grossiers de Coué. Ou encore, son côté Coué est transcendé par sa finesse, et ses exemples pris dans la vie courante. Au total, on aime ou on n?aime pas, mais le livre a gardé une incroyable jeunesse: il aurait pu avoir été écrit dans les années 90. Un livre sur le bonheur basé sur la pensée positive, avec des conseils pratiques et de nombreux exemples pour y parvenir, étoffé de nombreuses illustrations. L?ouvrage se voit aujourd?hui étoffé d?illustrations en couleurs