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Je t'écris au sujet de Gracchus Babeuf
Soublin Jean
ATELIER DU GUE
15,24 €
Épuisé
EAN :9782913589131
Toute la pensée de Gracchus Babeuf a été orientée vers la réduction des inégalités. Son militantisme lui a valu de passer la moitié de sa vie en prison. En 1797, il est guillotiné pour avoir demandé l'application de la Constitution de 1793 qui donnait plus de pouvoir au peuple et qui instituait l'égalité entre les citoyens. À ceux d'entre nous, - et tout particulièrement aux jeunes - qui refusent le monde tel qu'il est aujourd'hui, sa violence, sa veulerie, mais surtout son injustice, Jean Soublin adresse cinq lettres qui racontent ce qu'a vécu Babeuf et comment il a répondu à ces dilemmes : égalité/bonheur, égalité/propriété, égalité/génétique, et finalement le plus difficile égalité/liberté. En expliquant comment Babeuf a quitté une situation semi-bourgeoise pour défendre ses idées jusqu'à la mort, le livre traite aussi du militantisme, des émotions qui y conduisent, des sacrifices qu'il exige et de la grandeur qu'il confère.
Qui se souvient qu'un des meilleurs romans jamais consacrés à la conquête de l'Ouest a été publié au milieu des années 80 (sous le titre Le Champ d'asile) par le Français Jean Soublin; et que ce livre, traduit en plusieurs langues, a connu un large succès sous d'autres cieux (sous le titre La République des vaincus) avant de se laisser oublier chez nous? Les aficionados de Jean Soublin ? ils sont plus nombreux qu'on ne croit ? se désolaient de ne plus pouvoir offrir ce livre à leurs amis. La présente réédition voudrait leur rendre le sourire? et apporter quelques jolies surprises à ceux qui ont encore à découvrir l'histoire qui nous occupe ici. Une histoire triste et vraie (Soublin romancier a toujours campé sur les marges de l'Histoire): celle d'une poignée de soldats perdus qui, après la chute de Napoléon, partirent rejoindre au Texas le général Lallemand pour fonder une colonie agro-militaire ouverte à tous les exilés du grand rêve révolutionnaire. Ces hommes avaient été formés à la terrible école de la guerre. L'un d'eux, le voltigeur Verbatim, arrachera le pouvoir aux officiers qui gouvernaient cette petite république et tentera de la transformer en une « société d'égaux » d'un genre nouveau. Mais la méchanceté du climat, l'hostilité des Indiens et l'ordinaire folie des apprentis-sorciers de l'utopie mettront largement à mal ce beau projet? Une peinture sans complaisance des dessous de la légende de l'Ouest, qui nous rappelle que le succès d'une conquête n'est bien souvent que la somme pathétique des échecs de chacun.
Un homme se trouve confronté à la maladie, au rythme lent des jours anciens et des instants qui s'effacent. Des mots reviennent à la surface comme les stigmates du passé sur l'écorce du temps ; des lieux disparaissent quand d'autres surgissent au fil des pas... La mémoire s'accommode souvent des détails, mais elle devient aussi un écran fugace où défilent les paysages. La "Dulcinée" qui marche à ses côtés, elle, tient la ligne assez droite pour ne pas faillir. L'auteur nous guide dans un labyrinthe encore peuplé des ombres fugitives de la rue, d'hésitations et de flashes, du souvenir d'un Ministère ou encore des rythmes de l'Amérique latine et de la pampa où il a passé de nombreuses années. Retiré au milieu de ses livres dans son "perchoir", il essaie de se réinventer de nouvelles aventures.
Résumé : Fort de ses certitudes, le voyageur civilisé porte normalement un premier regard de mépris sur les peuplades qu'il rencontre. Parfois pourtant une idée insolite viendra plus tard l'inquiéter : et si les Barbares étaient comme lui ? Ou même supérieurs à lui, porteurs de vertus oubliées, de valeurs brutales mais précieuses... La littérature de voyage a souvent traité ce moment de doute, cette première lézarde dans l'arrogance du dominateur : ils constituent le sujet de cet essai. Avec les époques, les critères et les systèmes de valeur évoluent. Chacun des écrivains étudiés dans ces pages porte un lourd bagage de préjugés ou d'objectifs personnels. Ce sont souvent ses vertus favorites qu'il s'enchante de découvrir chez l'autre, ou des arguments pour ses démonstrations. Mûrie au fil des lectures, cette étude séduisante reflète les goûts littéraires de son auteur. D'Hérodote (historien grec du Ve siècle avant J.-C.) à Constantin Cavafis (poète alexandrin mort en 1933), ses onze chapitres sont autant d'ouvertures et d'invitations à réfléchir en redécouvrant.
Les guerres de religion ont laissé la France en plein désarroi. Des soudards pillent, violent et massacrent. La misère prolifère. L'angoisse et la peur sont partout. Dans ce contexte, Jean Soublin dresse un portrait très romancé et haut en couleur de saint Jean-François Régis à la fin de sa vie (de 1635 à 1640). Ce Languedocien hors du commun était entré dans la Compagnie de Jésus en rêvant d'évangéliser les Hurons et les Iroquois du Canada. C'est dans les villes meurtries et les montagnes sauvages du Vivarais et du Velay qu'il sera envoyé pour annoncer l'Evangile, pour libérer les âmes des rets qui les enserrent. Sa haute taille en impose, mais sa douceur surprend. Dans un milieu hostile, l'apôtre cherche Dieu là où d'autres ne vont pas. D'un bout à l'autre du livre, observant, écoutant, Régis tente d'ébaucher sa théorie du mal. Quelle est sa nature, comment lutter contre lui? Dieu punit-il? Faut-il poursuivre les coupables ou soigner les victimes? Le mal s'incarne-t-il?. Le Régis de Jean Soublin, dans un univers à la Breughel, ne connaît qu'une vérité: le mal n'est jamais une fatalité. Un roman très librement inspiré de la vie de saint Jean-François Régis. Biographie: JEAN SOUBLIN, grand voyageur et chercheur assidu familier des bibliothèques, a surtout écrit sur les contacts entre "civilisés" et "barbares", principalement dans le cadre de l'Orient et de l'Amérique latine. On lui doit notamment une Histoire de l'Amazonie (Payot, 2000), Le Second Regard (Buchet/Chastel, 2001), et Lascaris d'Arabie (Phébus "Libretto", 2005).
Vivre aujourd'hui la cuisine médiévale, c'est-à-dire la pratiquer, la modeler, l'inventer, la mettre à table... c'est la passion de Yann Amouret. Au fil de ses envies, quelles soient gargantuesques ou épicuriennes, ce jeune cuisinier propose ici des plats qui assemblent diverses sources médiévales. Durant ses études d'hôtellerie, Yann Amouret s'ennuyait avec la cuisine contemporaine. Il créa donc sa propre cuisine en accord avec sa passion du Moyen Age. Quatre ans de recherches et de tests pour connaître, comprendre et tenter de maîtriser le savoir-faire de l'époque lui permettent aujourd'hui de pratiquer pour les gourmands et les curieux la cuisine qu'il aime. Préparez vos papilles pour un voyage vers des saveurs oubliées
Je parle dans ce livre de mon bureau, dont les compartiments abritent mon univers en miniature, et à partir duquel j'entreprends le voyage sédentaire qui lui donne son titre ; de ma maison, sa bibliothèque, sa cuisine, son jardin centenaire, menacés par les convulsions de Mexico, cette ville qui, aujourd'hui, est la concentration urbaine la plus importante de la planète ; de mon quartier, son marché, ses passants habituels : le cracheur de feu, le teporocho, qui ont trouvé dans la mort leur modus vivendi ; de ma ville inhabitable et inévitable, quelques-unes de ses rues, quelques-unes de ses antres, sa cathédrale." Gonzalo Celorio
Le 27 juin 1839, Armand Barbès comparaît devant la Cour des Pairs. Il est poursuivi pour deux crimes : atteinte à la sûreté de l'Etat et assassinat. Il est condamné à mort, puis sa peine est commuée et il est emprisonné au Mont Saint-Michel, puis à Nîmes. Il sera finalement libéré en 1848. Dans ce texte, largement méconnu, rédigé en 1847, il livre sa préoccupation de l'avenir de la France et du mouvement insurrectionnel ainsi qu'une réflexion sur ces deux jours durant lesquels son destin oscilla entre la vie et la mort. Ces pages sont sans doute les plus belles qu'il ait laissées. Armand Barbes est né à Pointe-à-Pitre le 18 septembre 1809. Il descend par son père d'une lignée de médecins languedociens et par sa mère d'une grande famille de Guadeloupe. Il passe son enfance à Fourtou, la maison de famille près de Carcassonne, et commence ses études au collège de Sorèze avant de monter à Paris. Il a été élu député de l'Aude à l'Assemblée constituante. Il est mort à La Haye le 26 juin 1870. Barbès a été un insurgé mais il n'a pas été que cela. Symbole de la république démocratique et sociale, il a été aussi un illustre champion de l'émancipation européenne.
La lecture des Souvenirs entomologiques ne nous procurerait pas autant de bonheur si les propos extra-scientifiques qui y sont rapportés ne relevaient pas de cette hauteur de vue qui caractérise l'ensemble de l'oeuvre de Jean-Henri Fabre. Féru de classiques grecs et latins mais aussi imprégné de romantisme, pour lui il n'y a pas de divorce possible entre science et littérature. Les citations réunies ici témoignent de la jeunesse d'esprit, de l'indépendance de caractère, de la liberté de pensée d'un grand savant.