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Les partis politiques de l'opposition en Afrique. La quête du pouvoir
Souaré Issaka K. ; Konaré Alpha-Oumar
PU MONTREAL
29,00 €
Épuisé
EAN :9782760637474
L'ouvrage d'Issaka K. Souaré est un véritable tour de force intellectuel sur un sujet important, mais paradoxalement peu étudié. En adoptant une perspective théorique alliant jeux d'acteurs et cadres institutionnels, il retrace l'histoire des partis politiques africains depuis la période coloniale tout en offrant une analyse documentée et contextualisée des dynamiques électorales récentes, avec un accent particulier sur les partis d'opposition." Mamoudou Gazibo, professeur de science politique, Université de Montréal. "Issaka K. Souaré a écrit un ouvrage incontournable pour ceux et celles qui s'intéressent à la démocratisation et aux partis politiques en Afrique, ainsi qu'à la question épineuse de l'alternance des partis au pouvoir. Qui plus est, l'analyse qu'offre l'auteur pourrait aider les partis d'opposition à développer des stratégies qui augmenteraient leurs chances de gagner des élections, malgré des conditions qui favoriseraient le régime en place." Stephen Brown, professeur de science politique, Université d'Ottawa. "L'ouvrage d'Issaka K. Souaré montre, avec le soutien d'un appareil scientifique rigoureux, que les partis politiques africains - qu'ils soient du pouvoir ou de l'opposition - sont des partis comme les autres. L'auteur déploie une grande connaissance de leur historicité spécifique qui nous permet de mieux comprendre la politique en Afrique." Ismaila Madior Fall, professeur agrégé de droit public et de science politique des Universités, ministre, conseiller juridique du président de la République du Sénégal.
Je voudrais partager avec mes lecteurs un programme politique expliquant qu’il n’y a qu’un seul chemin pour construire nos pays africains et y être prospère?: il s’agit d’inclure toute la population active dans un programme politique, répartir le travail entre les femmes, les hommes, les intellectuels et les analphabètes afin de pouvoir répartir la richesse du pays entre ses citoyens. Ceci permettrait de freiner nettement l’exode, en incitant le peuple africain à rester en Afrique. Aussi, il ne faut pas compter sur les aides extérieures pour développer nos pays. Je suis persuadé que toute politique basée sur la mendicité internationale est vouée à l’échec. La solution serait de mettre en place un système adaptable à notre mode de vie, d’enseigner notre Histoire et nos valeurs en matière d’éducation, et trouver par nous-mêmes un moyen de nous épanouir dans le but d’atteindre un niveau de vie plus élevé, tout en collaborant avec le monde extérieur sur la base de la confiance et du respect mutuel.
Dès après mes études, je me suis engagé dans la fonction publique pour servir mon pays, à un moment où la Guinée, nouvellement indépendante à partir de 1958, n'avait que très peu de cadres pour faire fonctionner son administration et son économie. Mais dès le départ, j'ai à eu maille à partir avec mon gouvernement qui prenait tout intellectuel pour un ennemi. (...) En racontant certains des principaux événements de ma vie, je jetterai une lumière, par endroits, sur les deux régimes que la Guinée a connus depuis son indépendance, celui socialo-communiste et celui militaire, qui étaient tous deux des dictatures qui ont fait énormément souffrir le vaillant peuple de Guinée, alors qu'ils croyaient oeuvrer pour construire son bonheur. Chacun de ces deux régimes a bafoué les droits de l'homme, ils étaient caractérisés par la violence qui a abouti à la création de camps de la mort appelés Boiro et Koundara. Le résultat est que la Guinée n'a point pu être développée malgré ses énormes potentialités économiques. " (Extraits de la préface)
Il est connu que les grands discours sont porteurs d'Histoire. Et les raisons et motivations fondamentales qui ont présidé à la nécessité de publier ces discours de Dr. Ahmed Tidiane Souaré, aujourd'hui dans notre contexte d'échec des politiques, est justement le message d'espoir qu'ils charrient. Ces discours de Souaré nous mettent en face d'un homme d'Etat qui a su aller au-delà de la banale cuisine politicienne très souvent assaisonnée de langue de bois, de mensonges, de calculs, d'arrogance et de supercherie. Ces discours constituent un écho de la vision de l'auteur et de son combat pour la démocratie et la bonne gouvernante, car il s'agit de ses convictions profondes en tant que Premier ministre de la Guinée à une époque où le plus optimiste des observateurs prédisait le chaos en terre guinéenne. Il y décline son ambition et son combat quotidien sur les questions intérieures, sa vision pour combattre le sous-développement et la pauvreté en Afrique sans oublier les rapports bi et multilatéraux de la Guinée et de ses pays amis.
Le jeune Mbo-ké, natif d'un village rural de Guinée-Conakry, est un bon élève. Motivé par le travail, il parvient, malgré les obstacles, à poursuivre ses études secondaires à Gnakry (Conakry). Progressant dans son cursus scolaire, il prend conscience des injustices et se révolte. Le désir légitime d'avoir un avenir à la hauteur de ses valeurs le pousse à faire le grand saut en migrant clandestinement vers la France. Atteindra-t-il ses objectifs ?
A force d'entendre dire que les Québécois parlent un français dégénéré, nous avons fini par le croire. Comme nous croyons que le français du XVIIIe siècle était plus pur que celui d'aujourd'hui et qu'on n'a plus d'identité lorsqu'on dit chu au lieu de je suis. Nous sommes aussi convaincus que ceux qui n'utilisent pas de grandes phrases n'ont pas de grandes pensées. Ces croyances et quelques autres sont fermement ancrées dans les esprits et n'ont jamais cessé d'alimenter les débats sur la langue au Québec. Mais sont-elles fondées ? Et sur quoi ? Relèvent-elles des états d'âme ou des états de langue, de l'opinion ou du savoir ? On se pose rarement la question. On devrait. Cela nous permettrait peut-être d'entendre un jour autre chose que le concert des lamentations qu'on nous sert depuis des lustres sur la syntaxe déficiente et la prononciation relâchée des Québécois. Cela nous permettrait d'avoir une vision plus juste, moins réductrice de notre réalité linguistique, et d'échapper enfin tant à la glorification du français parisien qu'à celle du joual.
Lévesque Claude ; Leroux Georges ; Fradet Pierre-A
On a peine à imaginer la secousse qu'a dû provoquer la parution de ce premier livre de Claude Lévesque, en 1976, dans le milieu philosophique et littéraire au Québec, car toucher à l'écriture et à la lecture, c'est ébranler tout ce qui sert de socle à notre culture. Titre inaugural des éditions VLB, réédité deux ans plus tard dans la collection "10/18", cet ouvrage où nous interpellent Nietzsche, Freud, Blanchot et Derrida — pour ne nommer que ceux-là — libère, comme dans un feu d'artifice, ce qui était en excès et en souffrance dans la conceptualité traditionnelle. En déposant un élément de rupture ou d'indécision dans tout ce qui cherche à se refermer sur soi, il veut susciter un nouveau désir, plus périlleux — une nouvelle espérance, plus souveraine. "L'étranger, c'est l'autre, celui qui vient de l'extérieur, d'un ailleurs innommable, et qui, à l'intérieur, se tient à la frontière, reste marginal, toujours déjà expulsé, du dehors comme du dedans [...]. C'est peut-être la même "a-topie", la même indétermination, qui définit l'étrangeté du texte, l'étrangeté comme textualité tournant autour de la limite, se tenant dans le troublant espace de l'entre-deux, entre les bords rassurants du langage et son débord vertigineux."
Les lecteurs d'essais qui n'ont pas peur de la théorie littéraire pointue se plairont à la lecture d'Approches de l'essai, une anthologie de textes théoriques qui se penchent sur ce "genre ambigu où l'analyse rivalise avec l'écriture"." Roland Barthes. "Rassemblées par le professeur François Dumont, ces études tentent de cerner la nature de l'essai, de faire la part de l'art et de la science, de la subjectivité et de la connaissance, dans cette pose d'idées polymorphe, et proposent des définitions et des typologies de ce genre dont la mission consisterait, selon le critique américain R. Lane Kauffmann, à poursuivre "la discussion critique de la culture sur la place publique". Pour les étudiants en littérature, en philosophie et en sciences humaines, pour tous ceux qui se nourrissent de prose d'idées et qui souhaitent le faire en toute lucidité, Approches de l'essai est à mettre au programme." Louis Cornellier, Le Devoir.
En se penchant sur l'histoire des enfants handicapés physiques du Québec, ce livre éclaire un passé méconnu et rend compte des représentations sociales de ces enfants et de l'évolution des divers services qu'on leur a offerts pendant près d'un siècle, entre 1920 et 1990. L'autrice aborde les thèmes de l'assistance, de l'éducation et de la santé en s'appuyant sur un vaste corpus d'archives qui met au jour l'histoire de certaines associations philanthropiques jusqu'ici demeurées dans l'ombre. Des entrevues enrichissent la narration et brossent un portrait inédit de ces enfants dont le statut a été déterminé par une double tension : entre exclusion et intégration, d'une part, et entre médecine et éducation sociale, d'autre part. Ces dynamiques contradictoires révèlent, de façon nuancée et sensible, trois figures de l'enfance handicapée : la victime angélique, l'enfant-citoyen réadapté et le monstre. Comment se construit une norme ? Comment s'expriment les phénomènes de rejet, de ségrégation et d'exclusion dans une société? De quelle façon les mouvements de défense des droits de "l'enfance irrégulière" se sont-ils organisés au Québec ? Autant de questions fondamentales qui intéresseront les étudiants, les professionnels et le grand public ouvert aux questions éthiques et sociales touchant l'enfance et le handicap.