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Vulnérables, tolérés, exclus. Histoire des enfants handicapés au Québec, 1920-1990
Commend Susanne
PU MONTREAL
31,01 €
Épuisé
EAN :9782760643338
En se penchant sur l'histoire des enfants handicapés physiques du Québec, ce livre éclaire un passé méconnu et rend compte des représentations sociales de ces enfants et de l'évolution des divers services qu'on leur a offerts pendant près d'un siècle, entre 1920 et 1990. L'autrice aborde les thèmes de l'assistance, de l'éducation et de la santé en s'appuyant sur un vaste corpus d'archives qui met au jour l'histoire de certaines associations philanthropiques jusqu'ici demeurées dans l'ombre. Des entrevues enrichissent la narration et brossent un portrait inédit de ces enfants dont le statut a été déterminé par une double tension : entre exclusion et intégration, d'une part, et entre médecine et éducation sociale, d'autre part. Ces dynamiques contradictoires révèlent, de façon nuancée et sensible, trois figures de l'enfance handicapée : la victime angélique, l'enfant-citoyen réadapté et le monstre. Comment se construit une norme ? Comment s'expriment les phénomènes de rejet, de ségrégation et d'exclusion dans une société? De quelle façon les mouvements de défense des droits de "l'enfance irrégulière" se sont-ils organisés au Québec ? Autant de questions fondamentales qui intéresseront les étudiants, les professionnels et le grand public ouvert aux questions éthiques et sociales touchant l'enfance et le handicap.
Résumé : Cela se passe à Neptune Avenue, au bord de l'océan, à côté de Coney Island, au bout de Brooklyn. L'atmosphère est étrange, le soleil brille derrière une drôle de lumière laiteuse, il fait très chaud, il n'y a plus d'électricité. Le monde semble s'être arrêté. Les ascenseurs sont en panne. Tout est en panne. Dans son appartement du 21e étage, le narrateur est freiné par une mobilité de plus en plus réduite et se déplace avec peine. Il a l'âge d'une retraite prématurée, après avoir fait fortune dans la finance - alors que sa vraie passion, sa passion de jeunesse, était la littérature. Mais à quoi bon avoir accumulé tous ces biens si on ne peut pas les transmettre ? Peu après la mort de sa mère, en Suisse, il avait décidé de partir pour New York, à la recherche d'une improbable famille, de lointains cousins. Mais c'est surtout Bijou qu'il est venu trouver, une jeune femme assoiffée de vie. Elle est installée à Manhattan, vit de petits boulots, mais elle finit par déménager à Neptune Avenue, à côté de Little Odessa, où l'occasion se présente bientôt pour le narrateur de louer un appartement sur le même palier qu'elle. Et c'est tout un passé qui se réveille, en particulier celui d'une jeunesse étudiante passée à Genève dans les années 1980 et de son amitié avec Bob, un grand biologiste, et Nina, jeune africaine pleine d'entrain, la mère de Bijou. Que s'est-il passé pour que l'électricité ne revienne pas, depuis plus de dix jours, sans qu'il n'y ait pourtant eu aucune tempête, aucun éclat ? On peut imaginer une déflagration nucléaire plus ou moins lointaine. Une fin du monde. Bijou n'en perd pas son enthousiasme pour autant, elle qui croit à la décroissance et veut à tout prix préserver sa liberté. Elle ne sera pas une héritière. L'argent, la richesse ne l'intéressent pas. Finalement, la paternité (réelle ou supposée) n'ouvre aucun droit... Et tout pourrait bien partir en fumée.
La marque plurielle de son patronyme semble avoir infléchi le destin posthume de Roland Barthes vers l?image d?un écrivain multiple. Pourtant, derrière ces Barthes et au fondement d?orientations parfois divergentes, voire contradictoires, se trouve la cohérence (jamais systématique) d?un projet: celui du Neutre, entendu non comme un compromis ou une forme amoindrie, mais comme un ébranlement de nos catégories et fonctionnements, une tentative d?échapper aux limites et contraintes du Discours. Le travail de Barthes est ici considéré dans son ensemble, y compris les cours du Collège de France. On découvre le parcours généreux d?un intellectuel qui a toujours su se porter vers les points les plus délicats de sa propre structure: devant ses démons (le langage, l?hystérie).
D'origine suisse, Bernard Comment vit aujourd'hui à Paris et porte sur son pays un regard critique. Un homme désespérément normal, une vieille femme qui prépare avec soin son enterrement, un pays inondé de son plein gré, un gagnant de loterie introuvable, une femme sans amis qui n'aime que les oiseaux. Obsession des fiches, goût désespéré de l'ordre, manie de la sécurité, amour de la loi? la Suisse en prend un coup. Bernard Comment file la métaphore sans discontinuer. Ses nouvelles sont denses, noires, presque étouffantes. Elles dénoncent les folies de cet îlot protégé, en marge de l'Europe. On les préfèrerait plus courtes, le temps de reprendre son souffle et de retrouver un peu de lumière. Mais le texte s'enchaîne, les mots défilent comme une maladie, miroir grossissant des absurdités d'un système. A cette lecture, il ne fait pas bon vivre au sein de la confédération helvétique, micro laboratoire des aliénations contemporaines. On comprend la démarche de l'auteur. La Suisse n'est pas réputée pour son originalité et sa créativité. Mais bon, tout cela n'est-il pas un peu gratuit ? A lire, avec modération !--Flore de Lesquen--
Les deux livres réunis ici démontrent clairement toute la contemporanéité des écrits de celle qui a contribué à l'implantation du discours féministe au Québec. On n'a qu'à ouvrir le livre au hasard des pages pour constater la pertinence et l'actualité des propos de l'essayiste en un temps où la parole féministe a bien besoin de ses racines. Le prouve aussi cet extrait de la main de l'auteure : "Je suis violente et j'ai horreur de la violence. Horreur des violences qui m'ont été faites et qui sont tapies en moi, couchées là, endormies et prêtes à se relever, à courir comme de grandes folles, irrépressibles, mauvaises comme des eaux déchaînées. Ces violences, je n'ai pu les tuer, on ne tue pas la violence, on ne l'évacue pas, on l'occulte, on la range, mais elle est là, indocile, indomptable."
En abordant la question de la mémoire, Régine Robin a dressé la carte de ses différentes représentations dans cet essai qui a marqué les études littéraires des années 1990. Mémoire savante, historique ou nationale, mémoire culturelle et collective... C'est cette dernière qui est au coeur du "roman mémoire" étudié dans cet ouvrage, qui montre bien que si le roman est la "mise en forme narrative" du souvenir, la mémoire collective en est le sens. Selon ses propres mots, elle offre un itinéraire intellectuel qui n'entre pas dans les catégories d'usage. "Récit de voyage si l'on veut, voyage intellectuel, spirituel, existentiel, itinéraire qui ne s'arrête pas au découpage convenu des discours."
A force d'entendre dire que les Québécois parlent un français dégénéré, nous avons fini par le croire. Comme nous croyons que le français du XVIIIe siècle était plus pur que celui d'aujourd'hui et qu'on n'a plus d'identité lorsqu'on dit chu au lieu de je suis. Nous sommes aussi convaincus que ceux qui n'utilisent pas de grandes phrases n'ont pas de grandes pensées. Ces croyances et quelques autres sont fermement ancrées dans les esprits et n'ont jamais cessé d'alimenter les débats sur la langue au Québec. Mais sont-elles fondées ? Et sur quoi ? Relèvent-elles des états d'âme ou des états de langue, de l'opinion ou du savoir ? On se pose rarement la question. On devrait. Cela nous permettrait peut-être d'entendre un jour autre chose que le concert des lamentations qu'on nous sert depuis des lustres sur la syntaxe déficiente et la prononciation relâchée des Québécois. Cela nous permettrait d'avoir une vision plus juste, moins réductrice de notre réalité linguistique, et d'échapper enfin tant à la glorification du français parisien qu'à celle du joual.
L'étendue des expérimentations locales dans le domaine de l'intervention psychosociale auprès des jeunes et de leur famille est largement méconnue. Pourtant, si l'on innove, c'est pour répondre à la nécessité souvent criante de s'adapter à l'environnement de travail et à la clientèle. Or, lorsque les pratiques originales restent dans l'ombre, les intervenants courent le risque de passer à côté de trouvailles utiles et de reproduire les erreurs du passé. Ce livre décrit une trentaine d'initiatives en cours dans le réseau des centres jeunesse du Québec. Les auteurs sont des praticiens et des universitaires dont la collaboration a permis de trouver des solutions prometteuses pour offrir aux jeunes en difficulté un soutien individuel et familial adéquat.