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Ils ont tous raison
Sorrentino Paolo ; Brun Françoise
LGF
9,60 €
Épuisé
EAN :9782253176404
Extrait de la préface du maestro Mimmo Repetto(écrite à l'aube du jour de ses cent ans)Tout ce que je ne supporte pas a un nom.Je ne supporte pas les vieux. Leur bave. Leurs lamentations. Leur inutilité.Pire, ceux qui essaient de se rendre utiles. Leur dépendance.Les bruits qu'ils font. Nombreux, répétitifs. Leur besoin compulsif de raconter des anecdotes.Leurs histoires autocentrées. Leur mépris pour les générations suivantes.Je ne supporte pas les générations suivantes non plus.Je ne supporte pas les vieux qui gueulent pour qu'on leur laisse la place dans le bus.Je ne supporte pas les jeunes. Cette arrogance. Cet étalage de force et de santé.La prétention à Invincibilité et à l'héroïsme des jeunes, c'est pathétique.Je ne supporte pas les jeunes impertinents qui ne laissent pas leur place aux vieux dans le bus.Je ne supporte pas les racailles. Leurs éclats de rire soudains, débraillés, inutiles. Leur mépris pour leur prochain dès qu'il est différent.Encore moins les jeunes raisonnables, responsables et généreux. Bénévolat et prières. Tout à fait polis, tout à fait morts. Dans leurs coeurs et dans leurs têtes.Je ne supporte pas les enfants capricieux centrés sur eux-mêmes ni leurs parents obsessionnels centrés sur leurs enfants. Ni les enfants qui hurlent et qui pleurent. Et les enfants silencieux m'inquiètent, je ne les supporte pas non plus. Je ne supporte pas les travailleurs, ni les chômeurs qui étalent avec complaisance et sans scrupules leur malédiction divine.Qui n'est en rien divine. Juste un manque de constance.Pourtant, comment supporter ceux qui se dévouent pour les luttes, les revendications, qui ont le meeting facile et la sueur aux aisselles? Impossible.Je ne supporte pas les patrons. Inutile de préciser pourquoi. Je ne supporte pas les petits-bourgeois, enfermés dans la coquille de leur monde à la con. La trouille qui commande leur existence. La trouille de tout ce qui ne rentre pas dans cette coquille. Snobs, et ignorant ce que ça veut dire.Je ne supporte pas les amoureux, parce qu'ils encombrent. Je ne supporte pas les amoureuses, parce qu'elles interviennent. Je ne supporte pas ceux qui ont l'esprit large, tolérant et sans préjugés. Toujours corrects. Parfaits. Irréprochables. Acceptant tout, sauf le meurtre. Tu les critiques et ils te disent merci. Tu les méprises et ils disent merci, aimablement. Bref, ils te posent un problème.
Résumé : La Grange Noire a explosé. Et les différents mondes semblent avoir tous été aspirés dans un vortex créé par l'explosion. Suite à cette distorsion, tous ceux qui combattaient " le centre et celui qui vit dans son ombre " ont été séparés à travers le multivers. Alors qu'Angie lutte pour survivre en 1984, Clara est seule en plein XIXe siècle et le père Fred atterrit dans la version cyberpunk de Gideon Falls. Dieu seul sait où est Norton. L'heure tourne, et la fin approche...
Sorrentino Paolo ; Contarello Umberto ; Colao Anna
Résumé : " Pourquoi n'avez-vous plus jamais écrit de livre ? - ; Je cherchais la grande beauté, mais je ne l'ai pas trouvée. " Peu de films ont traduit l'esprit du temps avec autant de lucidité et de justesse. Au fil des errances romaines de Jep Gambardella, son personnage principal, écrivain d'un unique roman, séducteur et désabusé, La grande bellezza parvient à décrire les défaites conjuguées de la beauté, de l'authenticité et de la vérité. Une tragédie ouatée, un désastre feutré. Un monde qui repose sur des paroles vides de sens, sur des trahisons (grandes ou minuscules), peut-il être encore un monde vivable, aimable ? Telle est la question que semble poser, avec un dosage unique d'élégance et d'inquiétude, ce film mythique, primé aux Oscars en 2013. Et si La grande bellezza vise juste, c'est parce qu'elle repose avant tout sur un scénario qui a la pertinence, la sensibilité et l'originalité d'un grand texte littéraire. Tant par l'analyse psychologique de chaque personnage que dans les descriptions de Rome, Paolo Sorrentino déploie ici un style à la fois réaliste et poétique, dont la subtilité irrigue chaque scène, chaque dialogue. Ce scénario donnera un grand film. C'est déjà, à l'origine, un fantastique roman.
Sorrentino Gilbert ; Hoepffner Bernard ; Goffaux C
Steelwork, publie? aux E?tats-Unis en 1970, structure? a? la manie?re d'une se?rie d'instantane?s, trace le portrait d'une petite communaute? de Brooklyn entre 1935 et 1951, au moment ou? la De?pression, la Seconde Guerre mondiale, les de?buts de la guerre froide et la guerre de Core?e la bouleversent en profondeur. La transformation de cette communaute? – au de?part homoge?ne et honorable – en un ensemble d'individus avides, de plus en plus ignorants et immoraux, corrompus, enrichis par les guerres, est raconte?e en une suite d'e?pisodes concis et tragiques. Cette communaute? de quartier d'ou? se de?tachent quelques individus qui nous deviennent familiers au fil de leurs apparitions re?pe?te?es dans divers e?pisodes est bien le personnage principal de ce roman. A? la manie?re des souvenirs, ces e?pisodes narratifs ne suivent pas une chronologie mais e?clairent des fractions du passe?. Dans ce livre a? la fois dro?le et tragique, Gilbert Sorrentino recre?e l'atmosphe?re du Brooklyn qu'il connai?t si bien et de ses habitants, en se fondant sur une grande mai?trise de la construction romanesque et sur un extraordinaire sens du langage. On y trouve la premie?re esquisse des personnages de Red et de Me?me? qui deviendront plus tard les protagonistes de Red le De?mon.
Résumé : A la suite d'une enquête sur une tuerie de masse, Kay Scarpetta reçoit un appel des plus troublants. Le corps d'une jeune femme a été découvert sur le campus du Massachusetts Institute of Technology à Boston. La victime, jeune et riche diplômée du MIT, est morte moins de deux semaines avant son procès contre la très confidentielle société fiduciaire Double S. Son corps est positionné de manière particulière et recouvert d'un résidu fluorescent de couleur rouge sang, vert émeraude et bleu saphir. Ces deux indices semblent lier l'affaire à une série d'homicides sur lesquels travaille Benton, agent du FBI et mari de Kay. Le docteur Scarpetta est entraînée dans un univers sordide de corruption et de meurtres. Avec, comme seul fil conducteur pour traquer le meurtrier, quelques traînées de poudre.
Présentation de l'éditeur Tout semble paisible à B Movie Hell (« L’Enfer du film de série B »). Jusqu’à ce qu’un tueur mystérieux – sous un masque en forme de crâne surmonté d’une crête rouge – se mette à assassiner très tranquillement certains habitants de la ville. Le FBI confie l’affaire à Milena Fonseca et Jack Munson, dit le Fantôme, deux spécialistes des opérations clandestines. Mais bientôt des liens apparaissent entre cette terrifiante série de meurtres et un projet top secret du Département d’État. Les habitants de B Movie Hell sont bien résolus à mettre fin eux-mêmes et sans l’aide de personne à cette situation cauchemardesque… Un thriller drôle et saignant, bourré de références cinématographiques, hommage aux séries B et films d’horreur, par l’auteur de la tétralogie consacrée au Bourbon Kid (Le Livre sans nom, L’Œil de la lune…). Un cocktail explosif et délirant d’humour et de suspense. Stéphane Loignon, Le Parisien magazine.
Résumé : Quand, en septembre 1941, Bernie Gunther revient du front russe, la capitale du Reich a bien changé. Pénurie, rationnement, couvre-feu, crimes. Berlin rime avec misère et terreur. La découverte d'un cadavre sur une voie de chemin de fer puis l'agression d'une jeune femme précipitent Bernie, affecté au département des homicides de la sinistre Kripo, dans de nouvelles enquêtes criminelles. Invité par le général SS Reinhard Heydrich à le rejoindre à Prague pour démasquer un espion infiltré dans son entourage, Bernie est à peine arrivé qu'un des fidèles du Reichsprotektor de Bohême-Moravie est assassiné. Bernie doit trouver le coupable. et vite, s'il veut sauver sa peau. Philip Kerr réussit la prouesse de dépeindre avec minutie les quelques mois ayant précédé l'assassinat d'Heydrich. Terrifiant et palpitant. Macha Séry, Le Monde des livres.
Présentation de l'éditeur La guerre avec les Cyniks terminée, les Pans se croyaient enfin en sécurité. Mais Entropia se rapproche inexorablement et rien ne semble pouvoir arrêter sa course dévastatrice. Rien, sauf peut-être la réunion des Cœurs de la Terre. Pour L'Alliance des Trois, c'est la mission de la dernière chance. Objectif : l'Europe, dont on est sans nouvelles. Mais que reste-t-il, là-bas, de l'ancien monde ? Obstacles, pièges, trahisons, les jeunes héros parviendront-ils à leurs fins ? Le sort d'Autre-Monde est en jeu...
Dans la campagne, la vieille ferme de Mato Rujodemeurait aveugle, sculptée en noir contre la lumière ducrépuscule. Seule tache clans le profil évidé de la plaine. Les quatre hommes arrivèrent dans une vieille Mercedes.La route était sèche et creusée - pauvre route de campagne. De la ferme, Manuel Roca les vit. Il s'approcha de la fenêtre. D'abord il vit la colonne de poussière s'élever au-dessus de la ligne des maïs. Puis il entendit le bruit du moteur. Plus personne n'avait de voiture, dans le coin. Manuel Roca le savait. Il vit la Mercedes apparaître au loin puis se perdre derrière une rangée de chênes. Ensuite il ne regarda plus. Il revint vers la table et mit la main sur la tête de sa fille. Lève-toi, lui dit-il. Il prit une clé dans sa poche, la posa sur la table et fit un signe de tête à son fils. Tout de suite dit son fils. C'étaient des enfants, deux enfants. "
Dans ce récit d'une enfance napolitaine, la mémoire n'est pas une consolation mais un drame: une lumière blanche et compacte semble baigner la ville, soudain dénudée, loin de sa fièvre baroque. L'image des êtres perdus - la mère, à qui s'adresse chacune de ces pages, le père, un ami mort... - se juxtapose au deuil et à l'oubli, qu'elle ne compense pas. Voilà pourquoi Pas ici, pas maintenant n'est pas une évocation nostalgique, mais un livre abrupt et fier, que rythment de subtils dérèglements comme autant d'initiations: le bégaiement du narrateur, les lapsus, un pas qui achoppe, des jouets qu'on brise. Et toujours, entre le monde et l'enfant, une vitre, les gestes tendres et lointains d'une mère. Biographie: Erri De Luca est né à Naples en 1950 et vit aujourd'hui près de Rome. Venu à la littérature "par accident" avec Pas ici, pas maintenant, son premier roman mûri à la fin des années quatre-vingt, il est depuis considéré comme un des écrivains les plus importants de sa génération, et ses livres sont traduits dans de nombreux pays. En 2002, il a reçu le prix Femina étranger pour Montedidio.
Devenue une oeuvre emblématique de la résistance au totalitarisme et à la censure, Pereira prétend raconte la prise de conscience d'un homme confronté à la dictature.4e de couverture : "Pereira prétend qu'il y avait trois hommes habillés en civil, et qu'ils étaient armés de pistolets. Le premier qui entra était un petit maigrichon avec de fines moustaches et une barbiche couleur châtain. Police politique, dit le petit maigrichon avec l'air de celui qui commandait, nous devons perquisitionner l'appartement, nous recherchons une personne. Faites-moi voir votre carte d'identification, s'opposa Pereira. L'un des deux autres pointa son pistolet vers la bouche de Pereira et susurra : ça te suffit comme identification, gros lard ?" Lisbonne 1938. Sur fond de salazarisme portugais, de fascisme italien et de guerre civile espagnole, un journaliste portugais solitaire voit sa vie bouleversée. Devenue une oeuvre emblématique de la résistance au totalitarisme et à la censure, Pereira prétend raconte la prise de conscience d'un homme confronté à la dictature.Notes Biographiques : Né à Pise en 1943, Antonio Tabucchi est l'auteur d'une vingtaine de livres (romans et récits) traduits dans le monde entier et qui ont reçu plusieurs récompenses internationales. Philologue et traducteur italien de Pessoa, auquel il a consacré plusieurs essais, il a été professeur à l'université de Sienne, et professeur invité au Bard College de New York et au Collège de France. Il a collaboré au Monde, au Corriere della Sera et à El País, et a publié de nombreux textes dans La Nouvelle Revue française. Certains de ses livres ont été adaptés au théâtre et au cinéma (Nocturne indien par Alain Corneau, Le Fil de l'horizon par Fernando Lopes, Pereira prétend par Roberto Faenza, Requiem par Alain Tanner). Antonio Tabucchi est décédé en 2012.
«L'infirmière lui prit le menton dans sa main, exactement comme on fait avec les enfants, quand on les interroge sur ce qu'ils désirent, et demanda : "Ainsi, si je venais cette nuit... cela te ferait plaisir ?"Luca leva les yeux vers elle et : "Bien sûr, répondit-il avec simplicité, bien sûr que cela me ferait plaisir."Droite et immobile, elle le couvait de ses yeux brillants, de ses yeux si jeunes et si différents des vieilles et froides paupières brûlées par le collyre, à travers lesquelles ils scintillaient. Puis, d'un ton prometteur, magnanime et maternel, elle annonça : "Eh bien... si vraiment ça te fait plaisir... Je viendrai."»