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Le dragon dans les dunes
Solminihac Olivier de ; Braud Claire
EDL
9,50 €
Épuisé
EAN :9782211212595
TimOn doit sortir de la maison aujourd'hui parce que maman et la petite soeur ont fait la java toute la nuit. La petite soeur faisait la musique et chantait et maman dansait en la tenant dans ses bras pour qu'elle arrête, maintenant elles sont toutes les deux fatiguées. Papa aussi est fatigué car lui aussi a dansé la java, mais il est comme mon petit frère et moi, il ne sait plus faire la sieste.- On s'en ira après manger, dit papa. On les laissera dormir. Sinon vous êtes comme des fauves en cage.Mais il pleut. Il pleut depuis deux jours et il y a encore plus de nuages dans le ciel que de cheveux sur ma tête.Papa dit qu'on ne va pas se laisser effrayer par quelques gouttes de flotte, on est vaccinés contre. Il met nos vélos dans le coffre, avec nos anoraks. Il dit qu'on va aller dans la forêt en Belgique.- Au moins dans la forêt on est protégés de la pluie, dit-il.- Protégés de la pluie? je demande. Alors pourquoi tu prends les anoraks?Le visage de papa devient gros, gros yeux et grosses joues:- Arrête un peu d'être intelligent, s'il te plaît. Et dépêche-toi d'obéir.Il élève la voix pour appeler Tom en même temps que moi:- Allez, les jumeaux, on y va.
Résumé : Régulièrement questionné au sujet de son travail d'écrivain, Olivier de Solminihac s'adresse ici à ses lecteurs, qu'ils soient petits ou grands. Ecrit à la première personne, on imagine d'emblée l'auteur répondre en direct à la question secrètement posée : comment fait-on pour écrire une histoire ? Chez Olivier de Solminihac pour qui la vie se conjugue entre lire et écrire, les associations d'idées s'enchaînent avec précision, simplicité et humour. A la manière d'un exercice de style, l'auteur s'amuse dans la mise en forme de sa réponse, comme si l'on assistait à son élaboration. De " Ecrire une histoire, c'est comme faire du bateau " à " c'est comme faire du yaourt aux fruits ", ou encore " c'est apprendre un tour de magie ", chaque tentative est finalement remise en cause. Comme s'il se reprenait, il la réfute puis la reformule, pour au final obtenir une réponse caléidoscopique. Loin d'être redondant, Olivier de Sominihac modifie petit à petit le système qu'il a mis en place au départ, ses réponses d'abord succintes s'allongent jusqu'à former elles-mêmes des histoires...
Jonathan part en avant, à la conquête des crabes et des crevettes, mais ce n'est déjà plus lui que je vois, ce n'est plus lui que j'entends. Il y a quelque chose dans ma tête qui ne s'en va pas. Cette chose, à l'intérieur, c'est un souvenir. Le souvenir d'hier." Hier, c'était le premier jour des vacances, l'exaltation du départ, le coffre plein. Et puis il y a eu les embouteillages, l'ennui, l'envie de faire pipi, de boire, et là, Papa s'est énervé...
À part moi, personne ne fait attention à Marilyn. C?est presque comme si elle était invisible. À l?école, personne ne vient lui parler. Lionel Hénon et sa bande ne lui proposent jamais de jouer avec eux. La bande d?Augustin non plus. Que ce soit en calcul ou en poésie, monsieur Varol oublie systématiquement de l?interroger. Parfois, même ses parents oublient de venir la chercher à la sortie. Tu existes pour moi, ai-je dit à Marilyn, mais elle m?a répondu que cela ne suffisait pas. Elle a beaucoup réfléchi et n?a trouvé qu?une seule issue. Je vais devenir célèbre, m?a-t-elle dit, en sortant de sa poche un carnet à autographes et un stylo. Quand elle m?a expliqué son plan, j?ai pensé que cela ne marcherait jamais. Je me trompais.
Descendre vers le haut, monter vers le bas, qu?importe: pour le narrateur de ce monologue, il est clair que l?ascension ? et la descente ? sont d?ordre spirituel. Et que le ciel dont il s?agit ici a plus à voir avec l?espace intérieur qu?avec la voûte céleste. Ce narrateur, on l?imagine très jeune, adolescent peut-être, avec tout ce qui constitue l?adolescence: l?utopie, l?énergie amoureuse, la violence, l?expérimentation? Et puis, peu à peu, émergent deux figures, celle d?un père et d?une s?ur, auxquels il lui faut rendre hommage. Comme les « tombeaux » qui, dans la poésie (Du Bellay) et la musique (Ravel) française, perpétuent la tradition de l?éloge. Descendre dans le ciel est bien un récit, mais sa logique est avant tout poétique. Et si la description minutieuse de l?ascenseur que le narrateur a entrepris d?assembler peut paraître étrange, voire même saugrenue, qu?on pense alors au Plume de Michaux ou au Mont Analogue de René Daumal, ces deux grands poètes « pataphysiques ». On sort de ce livre ébloui, bouleversé comme par l?aveu d?une peine intime.
Pop, le petit dinosaure, a perdu toutes ses couleurs ! Soyez le premier à retrouver les aliments et donnez-les à manger à Pop pour qu'il redevienne multicolore. Un jeu d'association et de mémorisation pour jouer en famille ou tout seul comme un grand !