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Capitalisme, travail et émancipation chez Marx
Sobel Richard
PU SEPTENTRION
14,00 €
Épuisé
EAN :9782757403860
L'oeuvre de Marx est construite autour d'un triptyque "travailliste" - anthropologie générale, socio-économie historique et utopie sociale - dont il s'agit de montrer la puissance, la pertinence et l'actualité. Même si la centralité du travail ne s'institue et ne semble valoir que pour le seul monde moderne, il ne saurait y avoir de société qui n'ait fait, d'une manière ou d'une autre, l'expérience du travail comme forme essentielle de la condition humaine. Si la philosophie du travail définit fondamentalement l'être humain, il revient à la socio-économie des modes de production - en particulier le capitalisme où règne la "loi de la valeur" - de montrer que, dans l'histoire, le travail a toujours été l'objet de multiples aliénations qui obèrent la vérité anthropologique dont il est universellement porteur. Seule une société émancipée de toutes les formes de domination pesant sur le travail permettra à chacun de ses membres de s'épanouir pleinement. On peut bien sir discuter tel ou tel point du "travaillisme" marxien, à commencer par l'utopie communiste. Mais tant que notre horizon social restera dominé par le capitalisme, cette approche constituera une ressource incontournable pour comprendre le présent, le subvertir et dégager une perspective d'émancipation.
Dans La grande transformation, Karl Polanyi rappelle qu'aucune société humaine ne peut durablement exister sans qu'un système assure une forme d'ordre dans la production, la distribution et la consommation des ressources. En règle générale, cet ordre économique est toujours pleinement encastré dans le social qui le structure et le contient. Or au XIXe siècle, les sociétés occidentales instituent et développent un système singulier: le "marché autorégulateur", qui ne possède a priori aucun principe de limitation interne et qui tend à phagocyter tout ce qui constitue le monde social et environnemental. Pourtant, le travail "n'est rien d'autre que ces êtres humains eux-mêmes dont chaque société est faite", et la terre "que le milieu naturel dans lequel chaque société existe". Du coup, "les inclure dans le mécanisme de marché, c'est subordonner aux lois du marché la substance de la société elle-même", et finalement la déstructurer de fond en comble. Après avoir connu une période de recul et de contrôle sociopolitique durant la seconde moitié du 20e siècle, la marchandisation du monde semble repartie de plus belle à la faveur de la mondialisation néolibérale. C'est l'occasion de réévaluer la pertinence de l'approche de Karl Polanyi, tant sur le plan de l'analyse économique que sur celui de l'anthropologie ou de l'histoire du capitalisme.
Wittorski Richard ; Maulini Olivier ; Sorel Maryvo
Le titre de ce livre traduit l'intention des auteurs d'étudier la professionnalisation du point de vue double du développement des personnes et de l'organisation sociale de leurs activités. Il s'agit donc de s'intéresser à la fois à la manière dont un individu singulier devient professionnel au fil des apprentissages qu'il développe dans son itinéraire de vie et professionnel et à la manière dont l'activité qu'il déploie fait l'objet d'une formalisation, d'une reconnaissance voire d'une codification sociales. La question est donc moins celle des professions que celles des dynamiques sociales associées aux phénomènes de professionnalisation des individus et des activités ; celles-ci diffèrent sensiblement selon qu'elles sont portées par les organisations à l'adresse des individus ou qu'elles sont portées par les individus eux-mêmes. L'hypothèse est qu'il existerait de fait une tension entre l'offre ou l'exigence de professionnalisation dans et par les dispositifs proposés par les institutions d'une part et les individus dans leur logique ou leur projet de développement professionnel d'autre part.
Sélim Monique ; Sobel Richard ; Roulleau-Berger La
Avec une exigence croissante de rentabilité financière et une exacerbation de la concurrence sur les coûts du travail, la globalisation des activités économiques se traduit par une pression renforcée des employeurs sur tous les aspects du travail salarié. Mais contre un économisme démoralisant pour les forces de gauche, les contributions de ce numéro mettent en évidence, chacune à sa manière, la dimension potentiellement émancipatrice du travail telle quelle s'éprouve au cœur même de l'exploitation capitaliste. Tant sur le terrain de la réflexion théorique, que sur celui de l'observation des pratiques empiriques, ces enquêtes conduisent à remettre en cause le postulat selon lequel le salariat conduirait à une forme unifiée de travail, et donc de domination, s'élargissant actuellement des Etats-nations à l'espace prétendument homogène d'un capitalisme mondialisé. Elles font au contraire apparaître la singularité des situations économiques dans un processus d'extension du capitalisme à des espaces socio-politiques nouveaux. Simultanément, la montée de l'innovation et de l'immatériel confère à la production de connaissance une dimension centrale dans les dynamiques économiques actuelles. Ce processus alimente des formes nouvelles de conflictualité, s'appuyant sur la mobilisation du droit en particulier en cas de restructuration. Alimenté par des contributions de philosophes, de sociologues, d'économistes et d'anthropologues, ce numéro propose de dépasser la vision homogénéisante et fataliste du travail longtemps entretenue par des sciences sociales se développant dans l'ombre du déterminisme économique.
L'ouvrage propose en cinq chapitres panoramiques un parcours des principales questions posées par l'oeuvre de Ponge : dans quelle mesure élabore-t-il, après Descartes et Valéry, un nouveau "discours de la méthode" ? Comment "faire oeuvre de salut public" en fondant une nouvelle rhétorique ? Que reste-t-il de "1'oeuvre" quand on exhibe ses brouillons ? Comment et pourquoi parler, si on "écrit contre les paroles" ? Une éthique de l'écriture est-elle nécessaire ? Des jalons biographiques, bibliographiques et des éléments de rhétorique complètent cet ouvrage.
La question de l'énergie s'impose comme un des enjeux majeurs du XXIe siècle ! Le concept de transition énergétique s'inscrit plus que jamais au coeur des politiques publiques, déclinées ensuite au niveau plus infra des territoires. Toutes ces questions d'ordre environnemental, technique ou sociétal suscitent des prises de position tranchées et des controverses d'ampleur, comme si les problèmes soulevés appartenaient à l'instantané d'une contemporanéité agitée. Or, il apparais que les phases de mutation liée à l'émergence de nouvelles énergies ont été récurrentes depuis le XVIII` siècle, se heurtant parfois à des verrous technologiques, des impasses, des défiances. Malgré tout, des filières énergétiques se sont peu à peu imposées à l'existant générant des ascendances techniques et de nouveaux usages. Les acres de ces 6" Journées d'Histoire Industrielle ont pour ambition de s'interroger sur ces dynamiques comme sur ces échecs rappelant en somme qu'aucun système ne reste figé.
Nogry Sandra ; Boulc'h Laetitia ; Villemonteix Fra
Le rapport de l'école primaire aux technologies numériques fait l'objet d'une attention constante et suscite encore aujourd'hui de nombreuses questions : quels sont les usages qui en sont faits en classe ? Quelles modifications des pratiques pédagogiques induisent-elles ? Sur un autre plan, comment l'action pédagogique mobilisant ces instruments est-elle accompagnée ? C'est à ce double enjeu que tente de répondre cet ouvrage. En mobilisant différents cadres théoriques, il propose un ensemble de recherches récentes sur ces questions vives. L'influence des tablettes sur les pratiques d'écriture en classe ainsi que la question très actuelle de l'apprentissage de l'informatique à l'école primaire sont abordées. L'évolution des modes et pratiques de supervision pédagogique en France et dans différents pays d'Afrique subsaharienne est également développée. Cet ouvrage présente l'originalité de s'inscrire dans un contexte francophone, il met en avant la contribution des recherches en éducation aux débats sur le numérique à l'école.
Créé pour soutenir Vladimir Poutine, le parti Russie unie domine largement le paysage politique russe depuis plus de quinze ans. Résurgence du parti communiste de l'Union soviétique ou instrument entre les mains des dirigeants : quel rôle joue-t-il ? L'enquête, basée sur des entretiens et des observations auprès des représentants du parti, montre la situation inconfortable d'une institution qui ne cesse de se développer tout en restant sous le strict contrôle du pouvoir exécutif central. Elle apporte un éclairage nouveau sur les mécanismes de la domination politique à l'uvre dans la Russie de Poutine en insistant sur la place centrale occupée par les références étrangères dans la vie partisane : idéologie inspirée de la pensée conservatrice occidentale, primaires, dispositifs managériaux. A l'heure où les démocraties occidentales connaissent des transformations profondes, le cas de la Russie permet de poser un regard décentré sur la relation problématique entre un dirigeant et sa majorité.