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L'Homme et la Société N° 152-153, 2004/2-3 : Travail globalisé - Travail singulier
Sélim Monique ; Sobel Richard ; Roulleau-Berger La
L'HARMATTAN
21,50 €
Épuisé
EAN :9782747575904
Avec une exigence croissante de rentabilité financière et une exacerbation de la concurrence sur les coûts du travail, la globalisation des activités économiques se traduit par une pression renforcée des employeurs sur tous les aspects du travail salarié. Mais contre un économisme démoralisant pour les forces de gauche, les contributions de ce numéro mettent en évidence, chacune à sa manière, la dimension potentiellement émancipatrice du travail telle quelle s'éprouve au cœur même de l'exploitation capitaliste. Tant sur le terrain de la réflexion théorique, que sur celui de l'observation des pratiques empiriques, ces enquêtes conduisent à remettre en cause le postulat selon lequel le salariat conduirait à une forme unifiée de travail, et donc de domination, s'élargissant actuellement des Etats-nations à l'espace prétendument homogène d'un capitalisme mondialisé. Elles font au contraire apparaître la singularité des situations économiques dans un processus d'extension du capitalisme à des espaces socio-politiques nouveaux. Simultanément, la montée de l'innovation et de l'immatériel confère à la production de connaissance une dimension centrale dans les dynamiques économiques actuelles. Ce processus alimente des formes nouvelles de conflictualité, s'appuyant sur la mobilisation du droit en particulier en cas de restructuration. Alimenté par des contributions de philosophes, de sociologues, d'économistes et d'anthropologues, ce numéro propose de dépasser la vision homogénéisante et fataliste du travail longtemps entretenue par des sciences sociales se développant dans l'ombre du déterminisme économique.
A la suite de la Chine initiatrice du socialisme de marché, le Vietnam communiste connaît depuis 1986 un développement capitaliste accéléré qui entraîne des changements brutaux. Cet ouvrage explore les nouveaux rapports sociaux qui émergent dans les quartiers et les usines (Tome I) et analyse leur résonance manifeste dans un foisonnement religieux inédit (Tome II). Les croyances s'y révèlent accompagner et soutenir la progression du marché et son internalisation singulière.
De plus en plus de pays adoptent des lois libéralisant les moeurs – décriminalisation de l'homosexualité, autorisation du mariage et de l'adoption pour tous. De puissants mouvements sociaux s'opposent à cette transformation, en s'arcboutant sur les restrictions dictées encore par les gouvernements. Les puissances traditionnelles tiennent à ce que l'édifice social reste fondé sur la reproduction de la famille patriarcale et continuent de tenir à l'écart, voire d'exclure, les pratiques qui en sont éloignées. Dans les pays les plus bloqués, les mobilisations féministes et LGBT sont soutenues par des financements internationaux référés à la politique onusienne, qui sont appréhendés par les gouvernements locaux comme des ingérences insupportables. Les individu-e-s se raccrochent à la psychanalyse, au mouvement LGBT, aux pratiques artistiques, à des groupes divers, pour affronter ces situations, confronter logiques subjectives et interdits objectifs, pour frayer un chemin à leurs désirs, pour explorer leurs pluralités.
Avant-garde économique de la Chine, la province du Sud - le Guangdong - et sa capitale Canton, se présentent comme un laboratoire des évolutions sociales et politiques en cours dans ce pays. Cet ouvrage est fondé sur des investigations anthropologiques menées depuis 2005 auprès de groupes sociaux innovants, alliant forces internes et modèles externes globalisés. Les aspirations et les blocages des couches urbaines actuelles s'y dévoilent et révèlent les formes différentes et contradictoires que prennent l'émergence, la production et la structuration d'une "société civile" dans ses rapports avec l'Etat-parti.
Comment les engagements individuels et collectifs prennent-ils leurs racines dans des histoires personnelles, familiales, sociales et politiques ? Comment sont-ils remodelés par les flux médiatiques ? Comment les idiomes de classe dans les lignées généalogiques et les logiques d'appartenance jouent-ils de façon complexe et décalée dans les ralliements des acteurs à la cause d'une guerre ? Des chercheur·e·s s'expriment ici et mettent en scène les modes de subjectivation politique des guerres en prenant pour fil rouge le conflit au Proche-Orient.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.