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PLANIFIER LE DEVELOPPEMENT. Illusion ou réalité ?
Comeliau Christian
L'HARMATTAN
15,00 €
Épuisé
EAN :9782738455833
Planifier le développement ? Les deux termes semblent aujourd'hui bien anachroniques, et donc inutiles pour l'analyse comme pour la politique. L'idée de plan renvoie surtout aux échecs du système soviétique et du début des Indépendances dans le bers monde. Le terme de développement, après avoir exprimé tant d'espoirs et d'ambitions, est lui-même en train de disparaître du vocabulaire des stratèges économiques nationaux et internationaux, au profit de l'" ajustement structurel ", de la " convergence ", de la " globalisation ", voire simplement de la " compétitivité ". Cet ouvrage se situe résolument à contre-courant de ces opinions et de ces pratiques dominantes. L'auteur y affirme que l'exigence de développement doit être modifiée dans son contenu, mais qu'elle demeure plus urgente que jamais. Il montre, surtout, que ce développement ne peut résulter du simple recours aux forces du marché, comme le prétend l'idéologie internationalement dominante. Le développement réclame au contraire l'organisation d'une économie mixte utilisant les mécanismes du marché mais faisant aussi une large part à l'intervention publique. Cette organisation exige elle-même une méthode de rationalisation systématique des décisions dans le domaine de l'économie publique et dans celui, plus large, des stratégies globales de développement afin de prendre compte l'ensemble de leurs dimensions économiques, sociales et écologiques. C'est cette méthode renouvelée que devrait constituer, dans une telle perspective, la planification du développement La théorisation générale proposée, qui se situe au niveau des principes normatifs plutôt que des techniques de programmation, se fonde à la fois sur certaines expériences du passé (celle de la France, de l'Inde, de l'Afrique subsaharienne), et sur une analyse des nouveaux défis du développement à l'aube du vingt et unième siècle.
Biographie de l'auteur Christian Comeliau est docteur en droit, docteur en sciences économiques et spécialiste de l'économie du développement. Il a été successivement chercheur et professeur à l'Université de Kinshasa, économiste à la Banque mondiale à Washington D.C., membre de l'équipe du projet " Interfuturs " puis du Centre de Développement à l'OCDE à Paris, chargé de mission au Commissariat du Plan à Paris, et enfin professeur à l'Institut Universitaire d'Etudes du Développement à Genève. Il a publié une quinzaine d'ouvrages, qu'il a rédigés ou dont il a dirigé la rédaction.
Les politiques publiques sont censées promouvoir l'intérêt général des collectivités concernées. Or, pourquoi sont-elles aujourd'hui l'objet de tant de scepticisme et de méfiance, voire d'échecs presque complets ? Pourquoi sont-elle accusées toutes tendances politiques confondues de n'engendrer que l'illusion ou le désarroi, de se borner à une démagogie irresponsable, de se complaire dans des généralités sans aucune pertinence et sans portée concrète ? Partant de ce constat critique, Christian Comeliau cherche à comprendre les raisons de ces insuffisances en France, en Europe ou dans le monde. Il analyse plus particulièrement deux d'entre elles. C'est d'abord l'incapacité politique des sociétés à choisir de véritables objectifs d'intérêt général, au-delà des conflits d'intérêts particuliers. C'est également l'obsession de préoccupations économiques trop étroites qui fondent la pensée et les pratiques dominantes ; ou même l'ensemble de la culture qui est la nôtre. Cet ouvrage suggère un renouveau de la vision politique et une approche originale plus large de la théorie économique afin de leur rendre leur place légitime.
L'auteur, économiste du développement, résume ici ces principales conclusions sur le "processus de" développement. Redéfinir "l'économie du développement" encore une fois, est-ce bien utile ? Il s'agit ici, pour Christian Comeliau, d'une réflexion critique sur le processus de "progrès" des sociétés.
Résumé : Nées du siècle des lumières, les idées de progrès social, de modernité et de développement ont suscité d'immenses espérances. Mais les avatars les plus récents du système mondial dissipent peu à peu l'espoir d'un développement durable au bénéfice de tous. La modernité nous conduit aujourd'hui vers une triple impasse économique, sociale et écologique. Pourquoi ? Les valeurs initiales de la modernité ont été trahies, sa logique dévoyée : au nom de l'efficacité, le néolibéralisme assimile le progrès social à la marchandisation généralisée et prétend gérer la complexité du monde à l'aide d'un critère unique et simpliste : l'accumulation du profit. Une vision aussi réductionniste du monde appelle d'urgence une réflexion critique sur la nature et les limites de la relation marchande, mais aussi sur les principales conséquences de sa domination : incitation à une croissance indéfinie des productions marchandes alors même qu'elle n'est ni généralisable à toute la planète ni soutenable à long terme ; creusement continu des inégalités ; exclusion et marginalisation massives ; polarisation des relations internationales sur la seule exigence de compétitivité ; impuissance des pouvoirs publics à concevoir les dimensions non marchandes de l'intérêt général. Si le monde veut préserver l'ambition légitime du progrès social, il devra refonder la modernité sur des valeurs authentiques et remettre l'économie marchande au service des hommes.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.