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Ambiguïtés des politiques publiques
Comeliau Christian
PRIVAT
11,00 €
Épuisé
EAN :9782708984127
Les politiques publiques sont censées promouvoir l'intérêt général des collectivités concernées. Or, pourquoi sont-elles aujourd'hui l'objet de tant de scepticisme et de méfiance, voire d'échecs presque complets ? Pourquoi sont-elle accusées toutes tendances politiques confondues de n'engendrer que l'illusion ou le désarroi, de se borner à une démagogie irresponsable, de se complaire dans des généralités sans aucune pertinence et sans portée concrète ? Partant de ce constat critique, Christian Comeliau cherche à comprendre les raisons de ces insuffisances en France, en Europe ou dans le monde. Il analyse plus particulièrement deux d'entre elles. C'est d'abord l'incapacité politique des sociétés à choisir de véritables objectifs d'intérêt général, au-delà des conflits d'intérêts particuliers. C'est également l'obsession de préoccupations économiques trop étroites qui fondent la pensée et les pratiques dominantes ; ou même l'ensemble de la culture qui est la nôtre. Cet ouvrage suggère un renouveau de la vision politique et une approche originale plus large de la théorie économique afin de leur rendre leur place légitime.
Planifier le développement ? Les deux termes semblent aujourd'hui bien anachroniques, et donc inutiles pour l'analyse comme pour la politique. L'idée de plan renvoie surtout aux échecs du système soviétique et du début des Indépendances dans le bers monde. Le terme de développement, après avoir exprimé tant d'espoirs et d'ambitions, est lui-même en train de disparaître du vocabulaire des stratèges économiques nationaux et internationaux, au profit de l'" ajustement structurel ", de la " convergence ", de la " globalisation ", voire simplement de la " compétitivité ". Cet ouvrage se situe résolument à contre-courant de ces opinions et de ces pratiques dominantes. L'auteur y affirme que l'exigence de développement doit être modifiée dans son contenu, mais qu'elle demeure plus urgente que jamais. Il montre, surtout, que ce développement ne peut résulter du simple recours aux forces du marché, comme le prétend l'idéologie internationalement dominante. Le développement réclame au contraire l'organisation d'une économie mixte utilisant les mécanismes du marché mais faisant aussi une large part à l'intervention publique. Cette organisation exige elle-même une méthode de rationalisation systématique des décisions dans le domaine de l'économie publique et dans celui, plus large, des stratégies globales de développement afin de prendre compte l'ensemble de leurs dimensions économiques, sociales et écologiques. C'est cette méthode renouvelée que devrait constituer, dans une telle perspective, la planification du développement La théorisation générale proposée, qui se situe au niveau des principes normatifs plutôt que des techniques de programmation, se fonde à la fois sur certaines expériences du passé (celle de la France, de l'Inde, de l'Afrique subsaharienne), et sur une analyse des nouveaux défis du développement à l'aube du vingt et unième siècle.
Biographie de l'auteur Christian Comeliau est docteur en droit, docteur en sciences économiques et spécialiste de l'économie du développement. Il a été successivement chercheur et professeur à l'Université de Kinshasa, économiste à la Banque mondiale à Washington D.C., membre de l'équipe du projet " Interfuturs " puis du Centre de Développement à l'OCDE à Paris, chargé de mission au Commissariat du Plan à Paris, et enfin professeur à l'Institut Universitaire d'Etudes du Développement à Genève. Il a publié une quinzaine d'ouvrages, qu'il a rédigés ou dont il a dirigé la rédaction.
Résumé : Nées du siècle des lumières, les idées de progrès social, de modernité et de développement ont suscité d'immenses espérances. Mais les avatars les plus récents du système mondial dissipent peu à peu l'espoir d'un développement durable au bénéfice de tous. La modernité nous conduit aujourd'hui vers une triple impasse économique, sociale et écologique. Pourquoi ? Les valeurs initiales de la modernité ont été trahies, sa logique dévoyée : au nom de l'efficacité, le néolibéralisme assimile le progrès social à la marchandisation généralisée et prétend gérer la complexité du monde à l'aide d'un critère unique et simpliste : l'accumulation du profit. Une vision aussi réductionniste du monde appelle d'urgence une réflexion critique sur la nature et les limites de la relation marchande, mais aussi sur les principales conséquences de sa domination : incitation à une croissance indéfinie des productions marchandes alors même qu'elle n'est ni généralisable à toute la planète ni soutenable à long terme ; creusement continu des inégalités ; exclusion et marginalisation massives ; polarisation des relations internationales sur la seule exigence de compétitivité ; impuissance des pouvoirs publics à concevoir les dimensions non marchandes de l'intérêt général. Si le monde veut préserver l'ambition légitime du progrès social, il devra refonder la modernité sur des valeurs authentiques et remettre l'économie marchande au service des hommes.
Le 29 août 2019, nous fêterons les quatre cents ans de Jean-Baptiste Colbert. Ministre de Louis XIV de 1661 jusqu'à sa mort, en 1683, Colbert fut un travailleur acharné qui cumula les fonctions de contrôleur des finances, secrétaire d'Etat de la maison du roi et de la Marine, surintendant des Bâtiments... Orchestrant à la fois les finances du royaume, son industrie, son commerce, la police, l'aménagement du territoire ou encore les travaux publics, le tout dans une vision globale du destin de la France, il n'eut cesse de lui donner une indépendance économique et financière. Encensé par les uns, décrié par les autres, car il n'était pas un humaniste, Colbert fut avant tout un administrateur, soucieux de rationaliser les rouages d'un pays déchiré par les factions et les coteries. En s'appuyant sur des sources historiques solides, Anne Cauquetoux livre le portrait d'un homme d'Etat qui a cumulé de nombreuses fonctions. Loin des stéréotypes dont a parfois été victime Colbert, ce livre montre un homme obnubilé par l'autonomie financière de la France et prêt à tous les sacrifices pour y arriver.
Depuis quelques années, le monde du rugby a défrayé la chronique après de nombreux accidents graves et médiatisés, qui ont vu la vie de joueurs basculer. Ce sport, pourtant porté par de grandes valeurs, est désormais pointé du doigt. Sport d'affrontement, le rugby n'en reste pas moins une formidable école de la vie. A partir de son propre exemple, Tony Moggio propose, grâce à de multiples témoignages de spécialistes, d'entraîneurs, de préparateurs physiques et autres acteurs du rugby, une réflexion et des solutions pour que ces accidents tendent à disparaître, tout en sachant que le risque zéro n'existe pas.
Georges Mailhos nous propose de partir à la rencontre des thèmes incontournables ou cachés de la culture classique, connus ou trop souvent oubliés. Personnages historiques et mythologiques, notions politiques et questionnements philosophiques se succèdent au fil des mots. Ainsi parlait Georges Mailhos à ses "figures du lendemain" - ses petits-enfants et ses étudiants, destinataires originels de ces textes - du fondamental comme de l'anecdotique. Ainsi nous offre-t-il encore, entre démonstrations argumentées et confidences plus personnelles, l'histoire d'une vie littéraire passionnante et passionnée. Les réflexions qui ponctuent l'ensemble de ce précis résolument intime pourraient bien nous mener à nous interroger, à notre tour, sur ces quelques notions... et toutes les autres. Précisément.
Le Caravage de Toulouse, c'est une histoire que l'on a du mal à croire. Dans un mystérieux grenier en Haute Garonne, un jour, on trouve un mystérieux tableau. Maître Labarbe, commissaire priseur à Toulouse est appelé pour estimer la toile. Une fois sur place, il passe un coton imbibé d'eau sur un regard qui l'a tout de suite frappé, celui d'une personne âgée au visage tout ridé. Là il a une révélation. Ce tableau n'est pas commun, il doit dater du XVIIe siècle. Il prend une photo et l'envoie sur le champ au cabinet d'Eric Turquin, expert parisien. Ainsi commence l'incroyable histoire du tableau attribué à Caravage, ce peintre maudit qui passera sa vie à fuir pour mourir, à 38 ans, sur une plage de Toscane. C'est à Naples en 1607, que le maître du clair obscur aurait peint cette scène dramatique, puissante et violente tirée de la Bible : Judith décapitant le général assyrien Holopherne sous les yeux de sa servante Abra. Abra, celle dont le regard avait frappé Maître Labarbe le jour où il vit le tableau pour la première fois. Tableau qui cinq ans plus tard sera vendu à un prix astronomique à un riche collectionneur étranger deux jours avant que ne se tienne la vente aux enchères attendue depuis des semaines comme un grand show à la Halle aux grains, lieu emblématique toulousain. Et ce tableau n'a pas encore livré tous ses secrets.Notes Biographiques : Patrick Bonazza habite à Toulouse. Après des études à Science Po et Science Éco à Grenoble, il a été amené à travailler pour L'Express et le Nouvel Observateur. Journaliste spécialisé en économie et auteur de nombreux ouvrages, il a travaillé pendant vingt ans comme rédacteur en chef de la section économie du Point avant de venir s'installer à Toulouse en 2015. Aujourd'hui encore, il collabore avec Le Point dans la rédaction d'articles économiques de portée nationale qu'il signe sous le nom d'André Trentin.