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MORANDI A GENES - AUTOPSIE D'UN PONT
SIMONNET CYRILLE
PARENTHESES
19,00 €
Épuisé
EAN :9782863643518
Gênes, 14 août 2018, 11 h 36 : le pylône n°9 d'un des plus imposants viaducs autoroutiers d'Europe s'effondre, entraînant véhicules et victimes. L'événement rarissime suscite stupéfaction et interrogations. Comment un tel ouvrage, même spectaculaire, a-t-il pu rompre alors qu'il était en usage depuis plus de cinquante ans ? Conçu dans les années soixante par l'ingénieur Riccardo Morandi, figure majeure de l'ingénierie italienne avec Pier Luigi Nervi, le viaduc sur la Polcevera avait été unanimement salué lors de son inauguration comme un chef-d'oeuvre. Fragment du vaste maillage autoroutier moderne, point de suture paysager et performance de génie civil, à la fois structure et sculpture... le pont, objet si commun, si courant, est pourtant d'une complexité subtile et exigeante, à la croisée de deux impératifs - servir et tenir. L'auteur de cet essai s'intéresse à la figure du pont et donne ici quelques clés de compréhension pour tenter d'expliquer la catastrophe. Riccardo Morandi, grand artisan du béton armé précontraint, sert de fil rouge à cette "autopsie" qui aborde notamment le thème du risque dans les grandes réalisations humaines, comme un plaidoyer pour la reconnaissance d'une production ouvrière originale, dont l'intrication territoriale, économique, technique rend la lecture complexe.
Résumé : Robert Maillart et la pensée constructive illustrent le parcours d?un ingénieur à la fois discret et hors norme. Le livre inscrit l?histoire du personnage dans le contexte du " premier béton armé ", mettant en relief l?originalité des systèmes constructifs préconisés par Maillart. Puis il analyse quelques unes de ses oeuvres majeures. Il s?achève enfin sur une confrontation des "cultures constructives " d?ingénieurs contemporains, Eugène Freycinet, Pier Lluigi Nervi et Eduardo Torroja. Une trajectoire d?architecte exemplaire, au travers d?une abondante illustration.
Où en est-on avec la tectonique? Qui porte, que comporte le terme? Après un long sommeil de plus d'un siècle, dans les écrits érudits de théoriciens allemands, le terme a pris une soudaine amplitude sous l'égide de Kenneth Frampton: la focalisation moderne sur la pensée de l'espace et de la forme ne doit pas faire oublier que les architectes marquants du 20e siècle ont déployé une poétique de la construction et de la matérialité. La tectonique s'offre aujourd'hui comme une façon d'interroger le dialogue culturel entre conception et construction. Cet ouvrage rassemble des contributions d'architectes, d'artistes, d'historiens, de philosophes et de pédagogues autour du projet tectonique dont ils tirent une quintessence troublante et enrichissante: la fonction constructive est aussi une fiction constructive. Ce premier volume issu des Grands Ateliers se veut également l'acte inaugural d'une production durable relative aux questionnements engendrés par la rencontre, encore peu sensible il y a dix ans, entre l'art de construire -qui appartient à un secteur de production encore traditionnel -et les nouvelles technologies de conception et de communication.
Résumé : L'architecte allemand Friedrich Schinkel appréciait d'une architecture qu'elle ait "l'apparence de sa construction". Creusons cette idée simple : on touche immédiatement l'une des problématiques fondamentales de l'architecture. Art non mimétique, elle n'a effectivement qu'elle-même pour modèle. Comment donc l'architecture s'imite-t-elle, telle est la question à laquelle, à travers la notion de style notamment, de nombreux théoriciens ont essayé de répondre. L'hypothèse de ce livre prolonge très directement ce questionnement. Elle consiste à dire que l'architecture entretient avec son substrat matériel une relation singulière, qui procède à la fois de la connivence et de la défiance, et qui définit selon les périodes, selon les créateurs, autant de stratégies particulières en matière de projet. En dix chapitres thématiques, l'auteur circonscrit le sens de cette spécularité énigmatique entre architecture et construction. Le matériau, le chantier, l'ornement, le projet, le détail, l'histoire... autant d'éclairages qui permettent de distinguer dans cette superposition à la fois évidente et complexe des modes particuliers d'apparaître, et qui révèlent le caractère spécifique de l'esthétique architecturale. Pour autant, le style ou la beauté ne constituent pas des données positives. C'est toute l'ambiguïté de cet art : exprimer, voire afficher l'artifice par lequel l'architecture, au sens propre, se dresse, tout en masquant cette dépendance par trop triviale.
Résumé : Si l'air est ce que l'on respire et qui nous fait vivre, il est aussi une catégorie de la pensée, du discours, de la science, de l'art. A ce titre, il est objet de représentation, de connaissance, d'expérience. L'air a inspiré des mythologies, des religions, des philosophies, a engendré des sciences (la chimie, la médecine), a inspiré des artistes ; il s'est offert à la conquête, s'est vu domestiqué, trafiqué, empoisonné même. Cet essai est tissé de ces histoires, ordonnées thématiquement et chronologiquement. Au long de quatre parties, nous allons à la rencontre de savants (Gay-Lussac, Lavoisier), d'inventeurs (Léonard de Vinci, les frères Montgolfier), de philosophes (Aristote, Descartes, Bachelard), de peintres (Monet, Turner, Constable), d'architectes, de plasticiens, de musiciens, d'explorateurs. Aujourd'hui, l'air est objet d'inquiétudes. Investi par une multitude d'experts et d'appareils qui en révèlent la fragilité, il intéresse l'opinion et, depuis peu, gagne l'arène politique. Mais que sait-on de sa longue et hétérogène histoire ? Air élément, air vital, air pollué, vecteur de miasmes ou symbole de pureté, objet de conquête, à la fois milieu et environnement, ambiance et climat, matériau industriel et artistique... L'ambition de ce livre est de mettre en perspective cet écheveau de représentations, de craintes, de connaissances, de fantasmes, qui anime la perception de cet élément si évident et si complexe.
Résumé : Sadik Jalal Al-Azm est l'un des grands intellectuels du monde arabe et l'un des plus éminents représentants du courant laïque. Son nom a souvent défrayé la chronique de la censure. Le présent ouvrage rassemble plusieurs textes. Le premier relate son parcours autobiographique et son itinéraire intellectuel. Dans le deuxième, l'auteur nous fait part de ses sentiments et réflexions au moment de l'attaque du 11 septembre et examine les réactions du monde arabe face à cet événement. Dans le troisième, Al-Azm livre une analyse de l'affaire Rushdie sous l'angle des conséquences inattendues de la mondialisation sur les débats intellectuels et la réception de la littérature. La dernière étude contient une critique argumentée du livre d'Edward Saïd, L'Orientalisme. Al-Azm souligne la tendance de ce dernier à essentialiser l'Occident de la même façon que les orientalistes ont essentialisé l'Orient.
François Ascher (1946-2009) Grand Prix de l'urbanisme 2009, choisi à l'unanimité par un jury international, est inclassable. Il a su transférer les savoirs de tous les domaines, les féconder ainsi et offrir un regard renouvelé sur la ville. La liberté revendiquée par l'auteur pour les individus, les sociétés, et lui-même, lui a fait explorer cette ville multiforme, complexe et hétérogène. Il a appelé les acteurs de la ville à une attitude plus ouverte aux modes de vie, inscrite dans les flux et la mobilité, notamment au regard de la triple crise financière, environnementale et sociale. Esprit impertinent, François Ascher aura interpellé décideurs et professionnels pour doter cette ville hypermoderne d'une vision et d'un dessein afin de guider son, aménagement sans céder à la tentation d'une forme de dirigisme qui a fait son temps, car la ville ne se décrète pas. Mais elle peut être conduite en restant à l'écoute des appétences sociales, du marché et des acteurs multiples qui la fabriquent. Il s'agit de mieux faire la ville pour tous et de consacrer autant de talent et d'énergie à toutes les formes qu'elle revêt, de la plus historique à la plus campagnarde, de la plus dense à la moins dense car cette dernière exige aussi de la sollicitude et de la qualité. Qualité de vie, liberté de mouvement, mais aussi responsabilité écologique peuvent se combiner grâce à des lotissements "verts", des modes de déplacement et d'énergie high tech, une vision du devenir territorial, qui appellent à une évolution des gouvernances.
Résumé : " Un bon architecte n'est point un homme ordinaire, puisqu'indépendamment des règles fondamentales de son art, il est important qu'il soit muni de la théorie de ceux qui y ont relation, tels que les mathématiques, la perspective, la sculpture, la peinture, l'art du jardinage, la coupe des pierres, la menuiserie, la charpenterie, etc. tout est de son ressort. Il lui est également essentiel d'être homme de lettres, d'avoir reçu une éducation cultivée, et d'être d'une probité à toute épreuve ; Vitruve exigeait même que nous eussions des connaissances de la philosophie, de la physique expérimentale, de la médecine et de la musique. Qu'on juge donc par là de l'importance de cette profession, " Jacques-François Blondel, Discours sur la nécessité de l'étude de l'architecture, 1754. " Un sous-ingénieur doit avoir été doué d'un génie vaste et pénétrant, capable de découvrir les rapports, de saisir les objets les plus éloignés, d'atteindre les choses les plus abstraites, et d'en faire les applications les plus heureuses. Son esprit doit être cultivé pour soutenir par la force et la solidité de ses raisonnements, la profondeur et l'étendue de ses recherches : il doit avoir aussi reçu de la nature une âme sensible et patriotique pour hâter les projets qui lui paraîtront utiles à l'Etat et à ses compatriotes, et du goût pour distinguer les plus utiles et les moins dispendieux. " De Bourges, Dissertation d'élève de l'Ecole des ponts et chaussées, 1779.
Résumé : Patrick Bouchain est un architecte, urbaniste, maître d'oeuvre et scénographe français. C'est un pionnier du réaménagement de lieux industriels en espaces culturels (le Lieu unique à Nantes, la Condition publique à Roubaix, Le Channel à Calais...). Partisan d'une méthode collaborative avec les habitants, permettant de définir une stratégie collective pour aborder les questions urbaines, son action est guidée par sa liberté, son goût de l'expérimentation, son appétence pour les territoires et les sites. Son travail vise à promouvoir le " possible ignoré ", sortir des standards pour que le temporaire débloque des situations figées, en jonglant, si nécessaire, avec la législation. Et toujours conserver une forme d'inachèvement qui accueille l'imprévu.