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LA QUESTION PHILOSOPHIQUE DE L'EXISTENCE DE DIEU. 2ème édition
Sève Bernard
PUF
19,77 €
Épuisé
EAN :9782130478690
Dieu existe-t-il ? Si oui, comment comprendre son mode d'existence et son activité ? Si non, comment expliquer la puissance de la foi religieuse ? Comment envisager, dans la première hypothèse, la relation de notre vie humaine à sa vie divine. Et, dans la seconde, le sens d'une vie humaine déliée de toute référence au divin ? Ces questions ne sont pas seulement celles de la conscience religieuse. Elles sont aussi posées ou construites, indépendamment de tout présupposé religieux, parle philosophe. C'est dans leur teneur et leur structure strictement philosophiques que sont ici traitées les questions concernant l'existence de(s) Dieu(x). On montre que le problème de la validité des preuves de l'existence de Dieu renvoie à la question, plus fondamentale, des pouvoirs de la raison. Les tentatives que la métaphysique rationnelle entreprit dès l'Antiquité pour prouver cette existence ont pu être critiquées ; mais ces critiques laissent ouvertes des voies indirectes d'affirmation de l'existence de Dieu. Il importe cependant d'examiner si ces dernières, toujours renaissantes, ne constituent pas tout autant un danger qu'une promesse pour la raison. De plus, si Dieu (ou des dieux, ce qui est très différent) existe(nt), le sens de l'existence et de l'action humaines ne peut qu'en être profondément marqué. Les positions philosophiques s'opposent ici selon les rigueurs incompatibles de leurs diverses conceptions du divin. L'athéisme s'inscrit à sa place dans ces débats, que l'on tente de suivre jusque dans leurs prolongements contemporains. On s'est, dans cet ouvrage, proposé de donner une vue d'ensemble, cohérente mais impartiale, de cet immense sujet.
Né de limagination de Thomas More, le terme « utopie » déploie son ambiguïté: lieu de nulle part, lieu daucun temps ou lieu de félicité. Ainsi, tous ont pu se placer sous légide de cette pluralité de sens, qui englobait loubli de tous critères et valeurs, le fantasme de la ""terra incognita"" ainsi que le rêve dune société idéale. La musique ne pouvait échapper à la fascination de lutopie. Au demeurant, ne serait-elle pas depuis son origine une utopie suprême? En dépit des attaches techniques, matérielles et sociales nécessaires à son interprétation, elle nest située nulle part. En cela, elle réalise la première condition de lutopie: être hors du monde réel. Car lutopie dessine des mondes improbables, et la force de la musique est de nous y emmener. Le sommaire - La musique, une utopie pacifique (Bernard Sève: professeur en esthétique et philosophie de lart, université Lille 3) - Mais ici finit lutopie. Sur le Prometeo de Luigi Nono (Laurent Feneyrou: musicologue, CNRS) - Idéaux et utopies des Lumières: cinq héros ramistes (Raphaëlle Legrand: professeure de musicologie, université Paris IV) - Romantisme, musique et utopie (Emmanuel Reibel: maître de conférences, université Paris-Ouest Nanterre) - La musique inconnue (Jean-Michel Maulpoix: enseignant, poète) - Lutopie: un malentendu historique (Michèle Riot-Sarcey: professeur dhistoire contemporaine, université Paris VIII) - La quête des Indes. Rêver les Indes (Alexandre Astier: enseignant, spécialiste de lhistoire de lInde et de lhindouisme) - Edgard Varèse, Américain dadoption (Alain Poirier: musicologue) - Bob Marley, un héros malgré lui (Élodie Maillot: journaliste) - Lartiste saint-simonien et la bataille pour lautonomie esthétique (Nicolas Dufetel: chercheur associé à la BnF) - Lart total ou lutopie dun art démiurge (Pascale Saint-André: musicologue) - Schoenberg et luphonie (Martin Kaltenecker: musicologue) - La musique du futur sécoute au présent (Bastien Gallet: philosophe, éditeur).
La musique est un art peu considéré par la philosophie et l?esthétique, spontanément poéticistes et picturalistes. L?expérience musicale est pourtant, sous ses deux aspects (le jeu, l?écoute), susceptible d?une approche rigoureuse. Dans les deux cas, le corps est primordial : producteur de musiques, il est aussi soumis aux pouvoirs de la musique qui règle ses mouvements (danse) ou qui les dérègle (transe). La musique nous révèle quelque chose du corps et de la corporéité mais aussi quelque chose du temps. Le temps musical est un temps non narratif, extérieur ou antérieur à l?ordre humain du récit. On rassemble ici ces diverses puissances de la musique sous un concept, celui d?altération. L?altération musicale se déploie dans la construction et la vie des codes musicaux, dans l?interprétation et l?histoire des oeuvres, mais, d?abord, dans l?oeuvre elle-même, qui n?est pas objet mais processus : rythme, non-redondance, polyphonie, immanence et retour. Le philosophe a quelque chose à apprendre de la musique, s?il veut bien l?écouter.
Bernard Sève est professeur d?esthétique et de philosophie de l?art à l?université Lille III. Il est notamment l?auteur de La Question philosophique de l?existence de Dieu (PUF, 2000), De haut en bas. Philosophie des listes (Seuil, 2010) et L?Instrument de musique. Une étude philosophique (Seuil, 2013).
Sève Bernard ; Kintzler Catherine ; Boukobza Jean-
Résumé : Certaines musiques, certains musiciens renvoient immanquablement à des villes, à des atmosphères. C'est Haydn et Londres ; les Strauss, la valse et Vienne ; Varèse et les clameurs de la ville ; Lisbonne et le fado... Pourtant, en dépit de ces liens historiques, des musiques fuient leur cité et s'acclimatent à de nouveaux territoires. D'autres, tout en demeurant dans leur milieu d'origine, se transforment grâce aux phénomènes migratoires, à l'évolution inéluctable des sociétés. A la recherche d'un nouveau langage musical, de nombreux musiciens eux aussi entreprennent ces périples synonymes d'accomplissement, mais également d'errance. Avec bonheur ou avec nostalgie, ils choisissent de porter eux-mêmes leur musique de par le monde ou, au contraire, de partir à la recherche des sons qui ne s'entendent que là où ils naissent. Ce livre est un récit de ces voyages, géographiques et intérieurs, qui mènent à des confrontations non seulement avec le monde mais aussi avec soi-même.
Résumé : L'ouvrage est destiné à tous ceux qui s'intéressent à la question fondamentale : " Est-ce que j'éduque bien ? " Parents, enseignants, éducateurs, responsables politiques, travailleurs sociaux, chercheurs peuvent y trouver matière à réflexion. Un modèle de besoins psychopédagogiques fondamentaux est présenté. Il tente de prendre en compte les dimensions les plus importantes entrant en jeu dans la construction de l'identité d'un individu : besoins affectifs, cognitifs, sociaux, idéologiques. Il donne donc un contenu - et, en cela, il constitue une véritable innovation - à la réponse à la question précitée. Par ailleurs, les auteurs s'interrogent : " Comment, concrètement, répondre au mieux à ces différents besoins ? " Pour cela, ils proposent un " système pédagogique multiréférentiel et intégré " car ils se sont aperçus que les divers courants de pensée pédagogique développent spécifiquement un besoin particulier. Ainsi, ils font correspondre une pédagogie à chaque besoin fondamental. Leur proposition - et c'est en cela que leurs propos sont " postmodernes " - est de ne pas privilégier un courant au détriment des autres. Chaque courant apporte des éléments importants. La multiréférence que chaque adulte doit intégrer dans un modèle pédagogique propre est, selon eux, une démarche incontournable. Leur conception de la formation des adultes est de faire de ceux-ci des sujets-acteurs, voire, mieux, des sujets-auteurs de leur projet éducatif. En d'autres termes, on peut dire que complexité éducative et agir communicationnel sont ici au c?ur des propositions.
Héraclès, Thésée, Jason, Athéna, Zeus... Tous ces héros et ces dieux nous sont familiers, mais connaît-on véritablement les mythes qui s'attachent à leurs noms? Pourtant, Ceux-ci revêtent une importance considérable pour qui se passionne pour l'histoire de la pensée humaine. Mais l'intérêt de les connaître concerne aussi chacun d'entre nous. Constamment repris, réutilisés dans la littérature antique, médiévale, mais également contemporaine, ils sont devenus des références que nul ne peut ignorer, un patrimoine que chacun se doit de connaître. Pierre Grimal, grand spécialiste des études latines, n'a pas eu pour objectif de proposer un système explicatif de ces mythes, mais de les faire connaître et d'apporter ainsi des éléments indispensables à la compréhension de nombreux textes et oeuvres d'art. Fruit d'un colossal travail d'inventaire et de classement des textes, ce dictionnaire est d'un abord simple, clair et précis. Classés par ordre alphabétique, les mythes sont accompagnés des références des textes qui en font mention. Complet et pratique, cet ouvrage publié en 1951, réédité de très nombreuses fois, est toujours précieux.
La perte d'une personne aimée est toujours éprouvante et trop souvent aboutit à des perturbations émotionnelles durables et profondes, en particulier à de l'angoisse et de la dépression. Ce livre, troisième et dernier de l'oeuvre que John Bowlby a consacré au concept de l'attachement, décrit les réactions des enfants et des adolescents à la perte d'un parent en les comparant aux réactions des adultes à la perte d'un conjoint ou d'un enfant Une attention toute particulière est accordée aux perturbations du deuil aux différents âges et aux événements récents ou anciens qui les favorisent Les différents types de réactions ainsi que les circonstances qui aboutissent à des évolutions favorables ou perturbées s'avèrent être semblables à tous les âges. John Bowlby intègre à la théorie psychanalytique les notions les plus récentes tirées de l'éthologie, de la cybernétique et de la psychologie cognitive. Sa pensée stimulante est parfois controversée, mais elle a le mérite de conduire les cliniciens à une réflexion renouvelée sur les notions de perte, de deuil, de dépression, permettant des approches thérapeutiques nouvelles.
Ce Dictionnaire de psychologie allie les qualités d'un bel ouvrage accessible à tous avec les avantages de l'exhaustivité, ce qui ravira les spécialistes. Les termes de la langue courante (adolescence, leurre, agression, réaction, tempérament...) et du vocabulaire de la psychologie (autisme, psychodrame, test de Rorschach...) y sont définis, tandis que les notions fondamentales sont mises en perspective par un rappel des doctrines qui les ont élaborées. Ainsi, le lecteur pourra se demander s'il est plutôt allocentrique ou égocentrique, après avoir distingué les fantômes de son passé des fantasmes de sa libido. Grâce à un système de renvoi entre les définitions et à la prise en compte de notions qui font intervenir aussi bien la psychologie, la sociologie et la psychanalyse, cet ouvrage très utile offre un panorama complet des sciences humaines. --Paul Klein