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L'altération musicale ou Ce que la musique apprend au philosophe
Sève Bernard
SEUIL
25,40 €
Épuisé
EAN :9782020505642
La musique est un art peu considéré par la philosophie et l?esthétique, spontanément poéticistes et picturalistes. L?expérience musicale est pourtant, sous ses deux aspects (le jeu, l?écoute), susceptible d?une approche rigoureuse. Dans les deux cas, le corps est primordial : producteur de musiques, il est aussi soumis aux pouvoirs de la musique qui règle ses mouvements (danse) ou qui les dérègle (transe). La musique nous révèle quelque chose du corps et de la corporéité mais aussi quelque chose du temps. Le temps musical est un temps non narratif, extérieur ou antérieur à l?ordre humain du récit. On rassemble ici ces diverses puissances de la musique sous un concept, celui d?altération. L?altération musicale se déploie dans la construction et la vie des codes musicaux, dans l?interprétation et l?histoire des oeuvres, mais, d?abord, dans l?oeuvre elle-même, qui n?est pas objet mais processus : rythme, non-redondance, polyphonie, immanence et retour. Le philosophe a quelque chose à apprendre de la musique, s?il veut bien l?écouter.
Bernard Sève est professeur d?esthétique et de philosophie de l?art à l?université Lille III. Il est notamment l?auteur de La Question philosophique de l?existence de Dieu (PUF, 2000), De haut en bas. Philosophie des listes (Seuil, 2010) et L?Instrument de musique. Une étude philosophique (Seuil, 2013).
Cet ouvrage explore les démarches d'artistes qui ne recourent jamais au hasard "par hasard". Ils le pratiquent et le pensent au contraire à travers des méthodes rigoureuses où l'activité artistique croise la philosophie et les sciences. Le hasard est appréhendé en situation, dans sa dimension opératoire, à travers l'analyse des oeuvres, des méthodes et des textes d'une dizaine d'artistes et de musiciens dont les figures principales sont André Breton, Max Ernst, Marcel Duchamp, Pierre Boulez, John Cage et François Morellet. Distinct de l'accident et de l'informe, le hasard comme méthode se définit comme un exercice d'attention, une discipline qui interroge les limites de l'invention, le goût, la mémoire et l'oubli, les conditions de la perception. Comprendre ce qui est enjeu lorsque Cage assimile le hasard au silence, lorsque Duchamp le met "en conserve" ou que Breton cherche à "l'objectiver" conduit, dans chaque cas, à restituer un champ théorique spécifique qui permet à cette question de se déployer en dehors des oppositions classiques de l'ordre et du désordre, du contrôle et de la déprise, de la forme et de l'accident.
Il est courant de comparer les arts du point de vue de la forme. Bernard Sève fait le pari inverse : il compare les arts du point de vue des matériaux qu?ils mettent en ?uvre. Rien n?est plus concret que les matériaux, rien n?est plus invisible. On voit le tableau sans penser aux pigments. Ces matériaux sont matériels (argile, bronze) ou immatériels (thème musical, scénario dramatique) ; tous commandent une séquence conceptuelle rigoureuse : outils et techniques, pratiques corporelles, coopérations et collaborations, fragilités et restauration, usages seconds.Prenant en compte une centaine d?arts différents, le livre propose des rapprochements étonnants. Il ne se contente pas d?élargir considérablement les manières de comparer les arts, il propose une conceptualité neuve. Écartant la question classique « comment distinguer l?art du non-art ? », il développe la notion d?artisticité. Ce concept beaucoup plus fécond repose sur l?idée qu?il n?y a pas de césure mais une continuité entre art et non-art. L?art se décline par degrés.La conception que nous nous faisons des arts et de la logique de leur développement historique en est profondément modifiée. C?est le foisonnement des pratiques artistiques qui permet ? si on comprend qu?il est une condition d?intelligibilité et non un problème ? de s?approcher au plus près de ce qu?il peut y avoir d?artistique dans tout geste technique.Bernard Sève est professeur émérite d?esthétique et philosophie de l?art à l?Université de Lille. Outre différents travaux sur la pensée de Montaigne (Montaigne, des règles pour l?esprit, PUF, 2007), il a notamment publié L?Altération musicale (Seuil, 2002), De haut en bas : philosophie des listes (Seuil, 2010) et L?Instrument de musique (Seuil, 2013).
Résumé : Rien de plus simple qu'une liste? Pourtant, que de paradoxes ! La liste est prosaïque, mais les poètes la font chanter ; la liste est mise en ordre, et elle incite à la dispersion ; la liste est indifféremment close et ouverte, statique et dynamique, finie et infinie, ordonnée et désordonnée, sans jamais cesser d'être liste. Qu'y a-t-il de commun entre la liste des conquêtes de Don Juan et une liste de termes scientifiques ou juridiques? La liste est rarement pensée pour elle-même, alors qu'elle est une pratique humaine fondamentale, de la liste de courses à la profération solennelle d'une liste de morts. Quelqu'un parle-t-il dans ou derrière la liste? Que signifie agir et penser "en liste "? Les listes ont-elles une valeur esthétique? Prouvent-elles quelque chose? Le présent ouvrage prend la liste au sérieux. Il en analyse le concept et les usages, chez les écrivains, les poètes, les philosophes, mais aussi dans les pratiques artistiques et les pratiques sociales. Chacun écrit des listes, en général avec plaisir, sans toujours savoir pourquoi. Les listes, dans leur diversité, peuvent être lues comme autant de symptômes du fonctionnement de l'esprit humain.
Chacun de nous, dit un proverbe chinois, va se coucher chaque nuit auprès d'un tigre. On ne peut savoir si, au réveil, il voudra nous lécher ou nous dévorer. C'est une belle image de la relation que nous avons avec nos propres limites. Mais ce tigre peut-il devenir un sage? Il faudrait qu'il cultive son adresse et approfondisse ses connaissances. À cet égard, on pourrait lui conseiller de lire ce livre. Il y prendra connaissance des trois principales traditions qui nous proposent des stratagèmes pour atteindre nos objectifs: la tradition grecque de l'intelligence rusée (celle d'Ulysse), l'art chinois de la guerre, et la rhétorique de la persuasion, des Sophistes à Pascal. De ces stratagèmes, Giorgio Nardone s'est efforcé de saisir la structure, car ce ne sont pas de simples recettes à copier, mais des principes à partir desquels on peut construire des interventions particulières. Ils nous aideront à surmonter les obstacles et à dénouer les inextricables enchevêtrements de la vie avec une élégance. toute orientale et, pourquoi pas? un brin de légèreté Biographie: Giorgio Nardone, psychothérapeute, psychologue, dirige le Centre de thérapie stratégique d'Arezzo (Italie) et enseigne la psychologie clinique à l'université de Florence. Il est l'un des principaux représentants de la thérapie brève stratégique, dans la lignée de l'école de Palo Alto. Auteur notamment de L'Art du changement (L'Esprit du temps, 1993) et de Stratégie de la thérapie brève (Seuil, 2000), écrits en collaboration avec Paul Watzlawick
Nardone Giorgio ; Verbitz Tiziana ; Milanese Rober
Résumé : Que faire quand on est confronté à une personne anorexique, boulimique, ou atteinte du syndrome du vomissement ? Ce livre, écrit par un psychothérapeute renommé, répond à cette question en montrant comment une thérapie brève peut suffire dans beaucoup de cas à régler le problème. Dans la lignée de la thérapie systémique, l'auteur a reformulé les principes de la thérapie brève en insistant sur sa dimension stratégique. L'originalité de sa démarche tient notamment au refus d'étiqueter le patient : au lieu de comprendre le symptôme pour provoquer un changement, on tente de provoquer un changement pour comprendre le symptôme, en inversant donc la démarche traditionnelle. De nombreux récits cliniques et l'analyse des résultats obtenus complètent l'étude.
Résumé : La petite maison n'est plus synonyme de maison en carton-pâte, mais symbolise au contraire toute une gamme de valeurs : compacité, efficacité, précision, discrétion, minimalisme. Contrairement à l'architecture dans la tradition bourgeoise, la petite maison sous-entend une vision austère et ascétique de la vie, pour laquelle tout "excès" est considéré comme négatif. Dans son introduction, cet ouvrage explore en détail le contexte historique et social qui a vu naître le logement compact au XXe siècle. Puis sont étudiés 37 exemples illustrés choisis parmi les plus intéressants construits dans le monde au cours des cinq dernières années. La surface habitable y dépasse rarement 100 m2, et chaque projet incarne une approche architecturale particulière des aménagements compacts. Les exemples sont divisés en trois sections : retraites rurales, unités urbaines et banlieusardes, petits regroupements et multiplex. On retrouve ici des noms prestigieux comme Toyo Ito, Lacaton et Vassal, Herzog & de Meuron, LOT/EK.