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Un chapeau léopard
Serre Anne
MERCURE DE FRAN
15,00 €
Épuisé
EAN :9782715228504
Pendant vingt ans, quinze ans, et de plus en plus intensément avec le temps, le Narrateur eut l'oeil fixé sur Fanny, son amie. Il la considéra mille fois de dos, de profil, de face avec douceur car Fanny redoutait un peu les regards dans les yeux. Il était sensible à son corps dur, ferme, et parfois à demi mort comme celui de L'Homme pétrifié. Dans ce corps, quelque chose était figé et ne circulait pas: le sang? la lymphe? C'était avec des mots, ses mots - pauvres choses - que le Narrateur tentait de redonner vie à ce corps, d'y faire circuler la vie bouillonnante, intrépide, qui se tenait ramassée en Fanny au creux de son ventre comme un poing serré, une pierre, un enfant mort, une pauvre bête empaillée. Fanny est un être insondable. Par intermittences, elle laisse entrevoir des facettes singulières de sa personnalité. La jeune femme au regard perdu peut être enjouée, rieuse, mutine. Derrière le masque lisse qu'elle offre à son entourage existent d'autres Fanny: une Fanny bis, une Fanny ter, comme celle qui un jour a chapardé un chapeau léopard... Mais ces Fanny-là restent cloîtrées dans une enveloppe charnelle rigide. Fanny porte en elle une douleur, elle est "différente'. C'est cette différence que le Narrateur interroge inlassablement Biographie: Anne Serre a déjà écrit Le Cheval blanc d'Uffington et Le narrateur (Mercure de France)"
Résumé : "Dans quelle vie ai-je tendu ces collets meurtriers ? Cela me paraît si lointain. Je ne saurai jamais pourquoi j'ai été un assassin mais il se peut qu'il n'y ait pas d'explications. On croit toujours qu'il y en a, mais j'ai vu de nombreux cas où il n'y en avait pas". Dans cet autoportrait en trente-trois facettes, les célébrités et les écrivains se mêlent aux scènes de la vie quotidienne. Une mère inconnue qui ressemble à Liz Taylor, un père tendrement aimé qui se prend pour Musset, un amant marié qui joue avec un revolver, un autre qui apparaît le jour de la mort de Beckett. Tour à tour homme ou femme, assassin ou vulnérable, le narrateur brouille les pistes et interroge le réel. La vérité est-elle toujours bonne à dire ?
Je ne voulais plus penser à cette histoire d'amour qui n'avait pas eu lieu, parce que son évocation glissait entre moi et moi une lame si tranchante que je pouvais encore en être meurtrie. Je ne savais que faire de cet objet. L'ignorer ? C'était désormais possible dans la vie, mais si je me mettais à raconter une histoire, ça l'était moins. A presque chaque tournant je butais contre lui, si bien que sur mon parcours, le rencontrant sans cesse et sans cesse l'évitant, je finissais par dessiner comme une forme en creux. Au fond, je tournais autour de son corps. Et le corps de mon amour était si gigantesque qu'il me faisait rire. Il était comme celui de Gulliver autour duquel se déploie, armé, tout un petit peuple effrayé et fasciné, ou comme le cheval blanc d'Uffington dessiné par les Celtes à même la montagne, et couvrant une telle distance que ce n'est pas de la terre qu'on peut le voir, mais en avion seulement. Aller d'une église à l'autre - choisir ces flèches comme repères -, c'était aller de la pointe de son épaule à son coude puis de son coude à sa main et ainsi de suite, si bien que d'une certaine manière le corps de mon amour recouvrait la terre. Son visage souriant regardait en l'air.
Presque tous les romans racontent une histoire avec un personnage central et quelquefois un narrateur qui ne se confond pas avec lui. Le roman que vous allez lire ne fait pas exception. Mais il s'appelle Le narrateur, et le narrateur du Narrateur n'est pas celui auquel on s'attendrait. C'est quelqu'un d'autre, et qui ne dit jamais "je", mais qui suit à la trace un monsieur très normal (à ceci près qu'il est lui aussi narrateur, c'est-à-dire sans doute romancier) dans une limpide histoire d'amour où tous les autres personnages se conduisent d'une façon embarrassée ou équivoque, justement parce qu'ils devinent ou n'ignorent pas son activité de narrateur, de voleur plus ou moins innocent (mettons: de kleptomane), partout où se présentent un être, une situation, un décor on un paysage qu'il pourrait s'approprier pour un de ses romans. Il se sent lui-même si troublé qu'il a préféré n'être pour une fois qu'un personnage, laisser faire l'auteur qui, sur ce thème, et à son habitude, danse littéralement une histoire toute de fantaisie délicate, d'intelligence et de vérité. Biographie de l'auteur Anne Serre, née à Bordeaux, est l'auteur de plusieurs livres dont Le Cheval blanc d'Uffington au Mercure de France, prix de la Fondation Charles Oulmont.
Résumé : Une mère inconnue qui ressemble à Liz Taylor, un père tendrement aimé qui se prend pour Musset, un amant marié qui joue avec un revolver, un autre qui apparaît le jour de la mort de Beckett, des amies en Allemagne, en Corse, en Angleterre, dont parfois le souvenir a presque disparu, et un Je tantôt féminin, tantôt masculin, vulnérable ou assassin, apparaissent tour à tour, comme on abat des cartes, dans ce nouveau jeu d'Anne Serre placé sous le signe de Lewis Carroll. Un autoportrait en trente-trois facettes.
Résumé : Le jour baisse déjà lorsqu'ils franchissent un mur de pierres sèches pour se frayer un chemin en direction d'une petite baie. "Ferme les yeux, Martha, et attends que je te dise de les rouvrir". Puis au détour d'un rivage, il dit : "Maintenant". Devant eux, le ciel est en feu, rouge sang et or. Peu à peu il s'assombrit, devenant violet, puis noir, avant que la grande boule de feu ne tombe dans la mer. C'est sur la côte ouest de l'Irlande, au sein d'une nature sauvage, âpre et magnifique à la fois, que Martha, qui vit et enseigne à Londres, est venue faire le point sur sa vie. Son mari, irlandais, brutalement décédé, possédait là-bas un cottage, dans son village natal, face à l'océan et aux inquiétantes îles Skellig. Il y allait souvent - seul ? - et elle plus rarement. Il y a la pluie, les embruns, les feux de tourbe, d'incroyables couchers de soleil, les pubs enfumés où tout le monde chante de vieilles balades. Et des rencontres, souvent inattendues.
Les écrivains aiment les chats. Certains ont même été inspirés par leurs chats au point de leur donner, parfois, la parole. A lire l'abondante littérature consacrée au chat, on perçoit bien vite que celui-ci, qu'il soit mâle ou femelle, est, par essence, défini comme exclusivement féminin - le principe masculin étant plutôt dévolu au chien. Le chat apparaît comme la quintessence de la féminité et le mythe du chat métamorphosé en femme le plus récurrent des fantasmes de nos écrivains ! Muse idéale, beauté androgyne troublante, premier lecteur indulgent ou critique sévère, le chat s'impose comme un auxiliaire indispensable de l'oeuvre et de la vie de l'écrivain. Alors, chats écrivains ou écrivains chats ? Entre caresses et ronronnements, voici quelques éléments de réponse en compagnie de Charles Baudelaire, Paul Morand, Charles Perrault, Alexandre Dumas, Edgar Poe, Lewis Carroll, Stephen King, Marcel Aymé, Anne Duperey, Paul Léautaud, Colette, Tennessee Williams et bien d'autres...
Textes choisis et présentés par Jean-Claude Perrier4e de couverture : De toute éternité l'homme a cru en quelque chose. Avec le temps, sa foi s'est sophistiquée, dotée d'instruments concrets : sanctuaires, ministres dévoués, cérémonies cultuelles, sacrifices, offrandes, chants, totems et tabous... Chacune des principales religions ou sagesses (hindouisme, polythéismes, bouddhisme, confucianisme, judaïsme, christianisme, islam¿) possède ses propres textes sacrés qui permettent d'approcher l'idée de dieu. Un dieu, des dieux que l'on retrouve dans les textes d'écrivains - croyants pour la plupart -, lesquels témoignent que la foi est aussi l'une des plus riches et belles sources d'inspiration - de conflits aussi. Sans oublier le contrepoint des sceptiques, voire des athées, qui revendiquent leur non-croyance. Dans les pas de Dieu, balade au pays du sacré comme du doute, en compagnie de Victor Hugo, Voltaire, Chateaubriand, Nietzsche, Claudel, Péguy, Bernanos, Mauriac, Jean-Marie Kerwich, Salman Rushdie, Christian Bobin et bien d'autres¿
Mae découvrit à son réveil que Peter avait disparu. Elle s'assit, tendit l'oreille et se heurta au silence qui enveloppe un espace lorsque la personne que l'on attend n'est pas rentrée. Parfois les gens sortent et ne reviennent pas. Parfois les malheurs surviennent. Mae le sait depuis qu'elle a six ans. Peter. Son compagnon... L'homme qu'elle était sur le point d'épouser. Mae va vite découvrir que son "fiancé" est en réalité un redoutable escroc qui a la police à ses trousses. Eplorée, elle retourne chez ses grands-parents, qui l'ont élevée et tiennent une auberge sur les bords du Saint-Laurent. Au sein d'une nature magnifique, mais qui peut se révéler dangereuse quand le fleuve se déchaîne, elle va retrouver et affronter ses souvenirs : la mort inexpliquée de ses parents dans la fonte des glaces, la disparition brutale de son inséparable ami d'enfance, Gabe, les silences de sa grand-mère... Et tenter de trouver des réponses.