Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Le narrateur
Serre Anne
MERCURE DE FRAN
15,50 €
Épuisé
EAN :9782715224834
Presque tous les romans racontent une histoire avec un personnage central et quelquefois un narrateur qui ne se confond pas avec lui. Le roman que vous allez lire ne fait pas exception. Mais il s'appelle Le narrateur, et le narrateur du Narrateur n'est pas celui auquel on s'attendrait. C'est quelqu'un d'autre, et qui ne dit jamais "je", mais qui suit à la trace un monsieur très normal (à ceci près qu'il est lui aussi narrateur, c'est-à-dire sans doute romancier) dans une limpide histoire d'amour où tous les autres personnages se conduisent d'une façon embarrassée ou équivoque, justement parce qu'ils devinent ou n'ignorent pas son activité de narrateur, de voleur plus ou moins innocent (mettons: de kleptomane), partout où se présentent un être, une situation, un décor on un paysage qu'il pourrait s'approprier pour un de ses romans. Il se sent lui-même si troublé qu'il a préféré n'être pour une fois qu'un personnage, laisser faire l'auteur qui, sur ce thème, et à son habitude, danse littéralement une histoire toute de fantaisie délicate, d'intelligence et de vérité. Biographie de l'auteur Anne Serre, née à Bordeaux, est l'auteur de plusieurs livres dont Le Cheval blanc d'Uffington au Mercure de France, prix de la Fondation Charles Oulmont.
Présentation de l'éditeur " - Y a-t-il certains de ces personnages que tu préfères aux autres ? - Non, dans mon cur ils sont tous exactement à la même place. Et d'ailleurs, il s'agit peu de "coeur". Encore une fois, je n'ai pour eux et ils n'ont pour moi aucune affection particulière. Nous n'avons pas de sentiments les uns pour les autres, nous sommes dans l'action. Imagine un petit lot de gens qui pour une raison ou une autre se retrouveraient seuls sur la terre avec pour seul désir celui de vivre. Ce que nous avons en commun et qui nous rassemble, c'est d'être dans la même situation avec la même intention. Notre alliance est indéfectible, muette, tacite, fondée sur une espèce de tristesse que je ne m'explique pas bien". Un écrivain explique à son interlocuteur - son double ? - comment il entre dans l'écriture et l'imaginaire. Il lui parle de ses personnages, des relations qu'il entretient avec eux. Il lui montre comment il est à la fois dans et hors du roman. Avec une familiarité tour à tour joueuse et impérieuse, il l'entraîne avec lui de l'autre côté du miroir, là où le roman prend corps. Dans ce voyage au cur de la fabrication d'une uvre, Anne Serre nous convie, nous, lecteurs, à une expérience unique et vertigineuse.
Anne Serre est l'auteur d'une douzaine de livres dont Un chapeau léopard (prix de la Fondation del Duca, en 2008), Les débutants et Petite table, sois mise !
Pendant vingt ans, quinze ans, et de plus en plus intensément avec le temps, le Narrateur eut l'oeil fixé sur Fanny, son amie. Il la considéra mille fois de dos, de profil, de face avec douceur car Fanny redoutait un peu les regards dans les yeux. Il était sensible à son corps dur, ferme, et parfois à demi mort comme celui de L'Homme pétrifié. Dans ce corps, quelque chose était figé et ne circulait pas: le sang? la lymphe? C'était avec des mots, ses mots - pauvres choses - que le Narrateur tentait de redonner vie à ce corps, d'y faire circuler la vie bouillonnante, intrépide, qui se tenait ramassée en Fanny au creux de son ventre comme un poing serré, une pierre, un enfant mort, une pauvre bête empaillée. Fanny est un être insondable. Par intermittences, elle laisse entrevoir des facettes singulières de sa personnalité. La jeune femme au regard perdu peut être enjouée, rieuse, mutine. Derrière le masque lisse qu'elle offre à son entourage existent d'autres Fanny: une Fanny bis, une Fanny ter, comme celle qui un jour a chapardé un chapeau léopard... Mais ces Fanny-là restent cloîtrées dans une enveloppe charnelle rigide. Fanny porte en elle une douleur, elle est "différente'. C'est cette différence que le Narrateur interroge inlassablement Biographie: Anne Serre a déjà écrit Le Cheval blanc d'Uffington et Le narrateur (Mercure de France)"
Résumé : "Dans quelle vie ai-je tendu ces collets meurtriers ? Cela me paraît si lointain. Je ne saurai jamais pourquoi j'ai été un assassin mais il se peut qu'il n'y ait pas d'explications. On croit toujours qu'il y en a, mais j'ai vu de nombreux cas où il n'y en avait pas". Dans cet autoportrait en trente-trois facettes, les célébrités et les écrivains se mêlent aux scènes de la vie quotidienne. Une mère inconnue qui ressemble à Liz Taylor, un père tendrement aimé qui se prend pour Musset, un amant marié qui joue avec un revolver, un autre qui apparaît le jour de la mort de Beckett. Tour à tour homme ou femme, assassin ou vulnérable, le narrateur brouille les pistes et interroge le réel. La vérité est-elle toujours bonne à dire ?
4e de couverture : Avec l'ère Meiji (1868), après deux siècles de clôture, le Japon s'ouvre au monde. En octobre 1867, à l'âge de 22 ans, Maurice Dubard s'engage dans la Marine française. La mission militaire à laquelle il participe a pour but de contribuer à doter le Japon d'une armée moderne. Avec l'un de ses collègues, Marcel, le jeune homme sillonne donc les principales villes de l'archipel. Mais son projet d'écriture est loin des armes et des uniformes, loin des bureaux administratifs et des fabriques. À l'instar du célèbre Japoneries d'automne de Pierre Loti, Maurice Dubard s'emploie à peindre en une série de tableaux et de saynètes ce Japon des années 1870. Sa passion se porte aussi bien sur la culture matérielle ancestrale de l'Empire que sur l'énergie débordante de la jeunesse nippone. Conteur formidable, Dubard ne cesse d'osciller entre ce passé et le présent. Son récit de voyage est absolument contemporain du rapprochement entre l'Europe et le Japon.
Johnston Reginald F. ; Thimonier Christian ; Peyre
C'est en 1919 que Johnston devint le tuteur de P'u-Yi, le dernier Empereur de la dynastie Ch'ing qui, sans aucun pouvoir politique, vivait encore dans la Cité interdite avec une cour, des serviteurs et toutes les préséances qui étaient dues à son rang. Johnston bénéficiait d'un traitement de faveur particulier auprès de l'Empereur : lorsqu'il entrait dans une pièce où se trouvait l'Empereur, ce dernier devait se lever et attendre qu'il se fût assis. Ce professeur anglais raconte ses journées d'enseignement avec P'u-Yi, certains de ses traits de caractère, son intelligence et son intérêt pour la politique de la toute nouvelle République. Johnston décrit également le mariage de l'Empereur, et d'autres scènes privées auxquelles il lui fut donné d'assister ou de participer. Il nous donne une vision très intéressante de la vie de cour à l'intérieur de la Cité interdite, toujours avec un souci d'historien de la pensée philosophique ou politique chinoise. C'est de la Cité interdite - où arrivaient jounaux et messagers de toute la Chine - que Johnston voyait se mettre en place les rivalités entre partis, factions, et personnalités diverses, jusqu'à la chute de l'Empereur.
Mae découvrit à son réveil que Peter avait disparu. Elle s'assit, tendit l'oreille et se heurta au silence qui enveloppe un espace lorsque la personne que l'on attend n'est pas rentrée. Parfois les gens sortent et ne reviennent pas. Parfois les malheurs surviennent. Mae le sait depuis qu'elle a six ans. Peter. Son compagnon... L'homme qu'elle était sur le point d'épouser. Mae va vite découvrir que son "fiancé" est en réalité un redoutable escroc qui a la police à ses trousses. Eplorée, elle retourne chez ses grands-parents, qui l'ont élevée et tiennent une auberge sur les bords du Saint-Laurent. Au sein d'une nature magnifique, mais qui peut se révéler dangereuse quand le fleuve se déchaîne, elle va retrouver et affronter ses souvenirs : la mort inexpliquée de ses parents dans la fonte des glaces, la disparition brutale de son inséparable ami d'enfance, Gabe, les silences de sa grand-mère... Et tenter de trouver des réponses.
Résumé : Le jour baisse déjà lorsqu'ils franchissent un mur de pierres sèches pour se frayer un chemin en direction d'une petite baie. "Ferme les yeux, Martha, et attends que je te dise de les rouvrir". Puis au détour d'un rivage, il dit : "Maintenant". Devant eux, le ciel est en feu, rouge sang et or. Peu à peu il s'assombrit, devenant violet, puis noir, avant que la grande boule de feu ne tombe dans la mer. C'est sur la côte ouest de l'Irlande, au sein d'une nature sauvage, âpre et magnifique à la fois, que Martha, qui vit et enseigne à Londres, est venue faire le point sur sa vie. Son mari, irlandais, brutalement décédé, possédait là-bas un cottage, dans son village natal, face à l'océan et aux inquiétantes îles Skellig. Il y allait souvent - seul ? - et elle plus rarement. Il y a la pluie, les embruns, les feux de tourbe, d'incroyables couchers de soleil, les pubs enfumés où tout le monde chante de vieilles balades. Et des rencontres, souvent inattendues.