Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Les débutants
Serre Anne
MERCURE DE FRAN
16,80 €
Épuisé
EAN :9782715231818
Que c'est étrange de quitter quelqu'un que l'on aime pour quelqu'un que l'on aime. On passe par une passerelle qui n'a pas de nom, qui n'est nommée dans aucun poème. Non, nulle part on ne donne un nom à ce pont et c'est pourquoi Anna eut tant de mal à le franchir. Elle commence seulement à ne plus confondre Guillaume et Thomas. Par bonheur, ils ne font pas du tout les mêmes gestes; au lit ils sont tout à fait différents. C'est au lit qu'ils sont le plus différents. C'est donc très reposant, le lit, puisque alors, Thomas n'est pas Guillaume. Et peu à peu le corps d'Anna quitte Guillaume pour rejoindre Thomas. Mais n'était-il pas question de cela depuis le début?" Anna Lore a quarante-trois ans lorsqu'elle rencontre Thomas Lenz: c'est le coup de foudre. Mais Anna vit avec Guillaume depuis vingt ans et forme avec lui un couple si uni que le briser lui semble impossible. Comment Anna peut-elle choisir entre ces deux hommes? Récit d'une passion au jour le jour, ce journal de bord d'un amour fou est un roman haletant. Véritable archéologue du désir, Anne Serre nous livre l'analyse minutieuse et fébrile du sentiment amoureux. Une histoire singulière et totalement universelle, où il est question d'embrasement, de ravissement, de regret, de souvenir... Autant de fragments du discours amoureux dont Anne Serre renouvelle la grammaire avec brio.
Résumé : Une mère inconnue qui ressemble à Liz Taylor, un père tendrement aimé qui se prend pour Musset, un amant marié qui joue avec un revolver, un autre qui apparaît le jour de la mort de Beckett, des amies en Allemagne, en Corse, en Angleterre, dont parfois le souvenir a presque disparu, et un Je tantôt féminin, tantôt masculin, vulnérable ou assassin, apparaissent tour à tour, comme on abat des cartes, dans ce nouveau jeu d'Anne Serre placé sous le signe de Lewis Carroll. Un autoportrait en trente-trois facettes.
Presque tous les romans racontent une histoire avec un personnage central et quelquefois un narrateur qui ne se confond pas avec lui. Le roman que vous allez lire ne fait pas exception. Mais il s'appelle Le narrateur, et le narrateur du Narrateur n'est pas celui auquel on s'attendrait. C'est quelqu'un d'autre, et qui ne dit jamais "je", mais qui suit à la trace un monsieur très normal (à ceci près qu'il est lui aussi narrateur, c'est-à-dire sans doute romancier) dans une limpide histoire d'amour où tous les autres personnages se conduisent d'une façon embarrassée ou équivoque, justement parce qu'ils devinent ou n'ignorent pas son activité de narrateur, de voleur plus ou moins innocent (mettons: de kleptomane), partout où se présentent un être, une situation, un décor on un paysage qu'il pourrait s'approprier pour un de ses romans. Il se sent lui-même si troublé qu'il a préféré n'être pour une fois qu'un personnage, laisser faire l'auteur qui, sur ce thème, et à son habitude, danse littéralement une histoire toute de fantaisie délicate, d'intelligence et de vérité. Biographie de l'auteur Anne Serre, née à Bordeaux, est l'auteur de plusieurs livres dont Le Cheval blanc d'Uffington au Mercure de France, prix de la Fondation Charles Oulmont.
Résumé : Rosa alba s'est endormie. Soudain un immense rideau rouge s'écarte violemment sur une scène nouvelle : un jardin fleuri où une petite fille munie d'un arrosoir arrose soigneusement des fleurs. Un homme jeune passe dans l'allée qui traverse le jardin, un haut lévrier en laisse de chaque côté. Au moment où il disparaît, on découvre derrière une haie de bis un couple assis sur un banc échangeant un baiser passionné, puis l'on suit à même le sol le trajet méticuleux, obstiné, de fourmis chargées de poids : brindilles, miettes...
Dans une série de scènes érotiques où la joie le dispute à l'énormité des situations et des propos tenus, Anne Serre se livre à un jeu de débordements qui, loin de déconcerter le lecteur, lui offrent un véritable enchantement. Dans une scène originelle, "la table au disque luisant" fonctionne comme objet érotique mais aussi comme objet de divination, objet fascinant chargé de messages que la narratrice sera plus tard amenée à décrypter lorsqu'elle aura quitté l'enfance. Elle rencontre aussi sur son chemin nombre de personnages qui seront pour elle autant de signes qui participeront secrètement à la construction de soi. Au terme d'une errance à la fois dramatique et confiante, elle pourra enfin énoncer la formule magique du conte de Grimm: Petite table, sois mise! Jane Austen disait que "les narrateurs doivent raconter un mystère". C'est bien un parcours énigmatique que trace ce récit qui a le charme et la résonance profonde d'un conte.
Textes choisis et présentés par Jean-Claude Perrier4e de couverture : De toute éternité l'homme a cru en quelque chose. Avec le temps, sa foi s'est sophistiquée, dotée d'instruments concrets : sanctuaires, ministres dévoués, cérémonies cultuelles, sacrifices, offrandes, chants, totems et tabous... Chacune des principales religions ou sagesses (hindouisme, polythéismes, bouddhisme, confucianisme, judaïsme, christianisme, islam¿) possède ses propres textes sacrés qui permettent d'approcher l'idée de dieu. Un dieu, des dieux que l'on retrouve dans les textes d'écrivains - croyants pour la plupart -, lesquels témoignent que la foi est aussi l'une des plus riches et belles sources d'inspiration - de conflits aussi. Sans oublier le contrepoint des sceptiques, voire des athées, qui revendiquent leur non-croyance. Dans les pas de Dieu, balade au pays du sacré comme du doute, en compagnie de Victor Hugo, Voltaire, Chateaubriand, Nietzsche, Claudel, Péguy, Bernanos, Mauriac, Jean-Marie Kerwich, Salman Rushdie, Christian Bobin et bien d'autres¿
Connais-toi toi-même" , "deviens ce que tu es" ... Publicités et réseaux sociaux regorgent aujourd'hui de ces aphorismes et on ne compte plus les livres colorés autour du bonheur, de l'amour et de la construction de soi - thèmes philosophiques par excellence. Pourtant la philosophie reste souvent perçue comme une matière aride. Platon, Nietzsche, Descartes, Kant intimident encore. Revenir aux sources, savoir pourquoi et comment les grands auteurs ont décidé de consacrer chaque jour de leur vie à cette discipline pour trouver des sources infinies de consolation et de joie, depuis l'Antiquité, jusqu'à mourir pour elle, telle est l'une des missions de cette anthologie. Les grands philosophes côtoient ici les romanciers, artistes, cinéastes ou chanteurs qui évoquent, à la première personne, le plaisir de philosopher. Balade en compagnie de Socrate, Aristote, Epictète, Voltaire, Bergson, Marcel Proust, Montaigne, Albert Camus, Simone Weil, Charlie Chaplin, René Magritte, Michel Houellebecq, Bob Dylan, Woody Allen et bien d'autres...
Socialiste convaincu, John Reed (1887-1920) débarqua à Petrograd à l'automne 1917 pour rendre compte des bouleversements politiques de la Russie post-impériale. Parce que sa qualité de correspondant américain lui donna accès aux cercles les plus divers et qu'il joignit au sérieux de l'exposition des faits la volonté de donner un contour palpable à la foule des insurgés, il dressa un tableau incroyablement vivant des événements qui permirent aux bolcheviks de s'emparer du pouvoir. Publié pour la première fois en France en 1927, ce témoignage historique exceptionnel est également une grande leçon de journalisme.
4e de couverture : Avec l'ère Meiji (1868), après deux siècles de clôture, le Japon s'ouvre au monde. En octobre 1867, à l'âge de 22 ans, Maurice Dubard s'engage dans la Marine française. La mission militaire à laquelle il participe a pour but de contribuer à doter le Japon d'une armée moderne. Avec l'un de ses collègues, Marcel, le jeune homme sillonne donc les principales villes de l'archipel. Mais son projet d'écriture est loin des armes et des uniformes, loin des bureaux administratifs et des fabriques. À l'instar du célèbre Japoneries d'automne de Pierre Loti, Maurice Dubard s'emploie à peindre en une série de tableaux et de saynètes ce Japon des années 1870. Sa passion se porte aussi bien sur la culture matérielle ancestrale de l'Empire que sur l'énergie débordante de la jeunesse nippone. Conteur formidable, Dubard ne cesse d'osciller entre ce passé et le présent. Son récit de voyage est absolument contemporain du rapprochement entre l'Europe et le Japon.