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Autour d'un hiver
Serge Delaive ; Philippe Herbet
BOZON2X
20,00 €
Épuisé
EAN :9782931067093
Autour d'un hiver, promenade poético-photographique aux alentours de Liège. Hommage implicite à l'amitié, à l'amour, aux étranges silences de nos régions durant un hiver pourri où il était interdit de rejoindre des espaces de nature, de nous rejoindre... Ouvre troublante sur une grisaille qui s'est infiltrée dans nos regards. L'écriture de Serge Delaive demeure pourtant étincelante. Le poète a photographié la mélancolie urbaine, le cri des arbres, leurs élans vers le ciel, il les archive dans le silence des mots qu'il écrira plus tard, le photographe accompagne cette quête d'un nouvel espace de liberté, le sourire de l'amoureuse flotte comme un rêve. L'éditeur recueille les mots et les photos, construit avec l'auteur un objet-livre qui vous invite à respirer ces pensées vagabondes par-delà les chemins balisés.
Je tiens beaucoup à ce texte mais j'ignore s'il est publiable... Après être passé par une phase initiatique et aussi une longue et douloureuse période de doute, je voulais interroger la problématique identitaire. Sans trop parler de moi. À travers l'acte créateur. Pour plusieurs raisons, j'ai pensé que le tableau de Gauguin, D'où venons-nous ? Que sommes-nous ? Où allons-nous ?, convenait à ce travail. L'oeuvre connue permet aussi d'aborder, sans avoir l'air d'y toucher, quelques questions politiques. Le texte se veut une flânerie et pose plus de questions qu'il n'apporte de réponses, puisque c'est de cela justement qu'il s'agit..." Serge Delaive, lettre à l'éditeur du 28 octobre 2009. " J'ai reçu ton manuscrit avant-hier, l'ai lu hier et te dis aujourd'hui que je l'aime beaucoup. Je l'aime beaucoup pour son écriture, sa construction et la profondeur de sa pensée. J'aime cette façon d'avancer d'une démarche légère avec, dans sa besace, les questions les plus essentielles qui soient ". Réponse de l'éditeur à Serge Delaive du 2 novembre 2009.
Lunus fouille les directions contradictoires du temps. Il accompagne du regard le tracé sinueux d'un mur d'adobe qui s'étire à travers la plaine. Les trois lignes de l'horizon tremblent dans le lointain. Un entrepôt recouvert de torchis blanc se détache d'un pan de ciel. Deux balafres parallèles suppurent là-haut. La cicatrice de fumée court rectiligne au zénith. Elle fractionne la voûte en hémisphères jumeaux puis se dilue dans la matière monochrome. Silencieux, le scalpel de l'avion scintille et découd patiemment la suture invisible vers son point de fuite. Lunus baisse les paupières. Lentement, il décompte : trois, deux, un. Son regard le devance à la vitesse de la lumière... " Dans ce roman gigogne, récit de voyage ou récit initiatique, Serge Delaive cherche-t-il à nous égarer pour nous retrouver ensuite ? On suit la trace de Lunus et puis, soudain, on se demande où l'on est vraiment. En Patagonie ? Au Café Europa, dans une ville d'Europe du Nord ? Au milieu du désert avec Guadalupe de Valparaiso ? Réflexion sur le temps et les soubresauts de la mémoire à travers le maillage d'un récit élaboré, Café Europa nous plonge dans une spirale où, pour notre plus grand plaisir, la prose côtoie la poésie, les annotations et l'essai historique.
Le passeport pour l'asile n'a rien de sanitaire, rassurez-vous ! Avec l'élégante gouaille d'un auteur arrivé à maturité, Georgie de Saint-Maur veille à votre salubrité morale, il vous offre de quoi rire, sourire, réfléchir. Se souvenir d'un temps où Sade, Bataille, Gainsbarre, Lizène, Topor... ne se pliaient à aucun frein, ne reculaient devant aucun orifice. Imaginons sans entrave ! Un monde aussi tendre qu'absurde et délirant, où depuis la plus haute antiquité jusqu'à l'époque du mépris de Godard, des hommes et femmes libres n'auraient pas à rougir des relents romantiques et prétentions triviales qui traversent toutes leurs joyeuses dépravations... " Moi je suis de mon temps. Vive la crotte actuelle ! "
Inlassablement, je me souviens avoir tenté de faire entendre aux autres quelque chose dans le langage et par l'oreille. Cette oreille par laquelle Gargantua naît et le père d'Hamlet meurt. Le Manuscrit de Tchernobyl est le fruit complexe de cette passion de faire entendre. Je ne sais pas ce qu'est ce livre, ni même si le terme de livre reste valable, je sais seulement comment il s'est structuré. Etonnement, je n'en sais guère plus que n'importe quel autre lecteur sur sa signification. Avançons en boitant. J'avais un temps imaginé un livre aux textes multiples entremêlés comme dans une fugue de Bach. Je me suis vite aperçu de la supériorité de l'oreille sur l'oeil. L'oeil ne sait pas lire deux textes en même temps. Pas d'effet polyphonique possible, donc. Cela a été une grande déception. Avant de comprendre qu'en réalité, j'avais fait l'erreur de tenter une équivalence note/lettre absolument idiote. Il ne fallait pas faire d'équivalence du cour. Il fallait, avec les moyens de la lecture elle-même, créer une polyphonie sur une seule ligne. D'un impossible l'autre.
Résumé : Parti de la Cité ardente, Benjamin rencontre une fillette amnésique qu'il baptise "Lolitalice" . De gambades en cavalcades, il lui fait découvrir la belle Italie, Pise, les Abruzzes, Caprona, Carrara, Milan... la France, la Provence, Nice, Draguignan, Brignoles, le Massif de la Sainte-Baume, Saint-Paul-de-Vence... Obsédée par l'idée de retrouver le mystérieux "Château Panchrone" , Lolitalice va mener le narrateur dans maintes aventures, rencontres saugrenues, épreuves cocasses dont nos deux protagonistes ne saisiront le véritable sens qu'au terme du voyage.
Pour la plupart rédigées sur l'écran tactile de mon smartphone, les nouvelles de ce court florilège évoquent des destins qui pivotent pour un oui ou pour un non. Sans raison apparente. les personnages se retrouvent emportés au-delà de notre perception. franchissant, au détour du train-train de leur existence, le seuil d'une dimension altérée, de Autre côté du miroir. A l'instar du héros de la nouvelle éponyme, grossissant ou déformant, le tain parfois nous éteint, nous absorbe, nous sublime : la psyché nous morcelle. Il n'y a dans nos reflets que des indices de ce que nous pourrions être : il me plaît à croire que notre image (anagramme de magie), si quotidienne, prend alors corps dans un monde parallèle où le songe seul reste matière à réflexion.