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Renoir et la pensée des cinéastes - L'exception d'une sagesse. Tome 3, L'évasion d'une évasion
Serceau Daniel
MIMESIS
35,00 €
Épuisé
EAN :9788869764073
La première somme consacrée au cinéma de Jean Renoir, depuis ses débuts, aujourd'hui lisibles en leurs prémisses, jusqu'au dernier film, dont aucune étude n'avait encore été entreprise. Dans un souci constant de fidélité aux images et aux sons, l'ouvrage éclaire les choix esthétiques du cinéaste en leur constant renouvellement. Car manifestement, dans la littérature existante, les idées attribuées aux films de Renoir ne puisent pas leur source dans le "texte filmique" , mais dans un hors texte, souvent inspiré par les théories et les idéologies à la mode. Et rien n'est plus étranger au cinéma de Renoir que la répétition stylistique dont on fait souvent la signature d'un auteur. Les objets d'étude changents, les traitements se différencient jusqu'à ne plus paraître du même cinéaste. "L'essentiel de notre métier, déclare Renoir, est ce qui se passe derrière les fronts, derrière les crânes" . Une métaphore pour révéler les non-dits ou les dénis de dire d'une société. Ce troisième tome en est le témoin. Daniel Serceau, docteur d'Etat, Professeur émérite à l'université de Paris I, Panthéon-Sorbonne, a travaillé comme directeur et programmateur de salles "art et essai" , assistant-réalisateur, réalisateur et critique. Il est l'auteur d'ouvrages sur Kenji Mizoguchi, Ousmane Sembène, Nicholas Ray, sur la théorie du cinéma, le métier d'exploitant, le jeune cinéma français, l'école, l'érotisme. Il a aussi publié essai philosophique et deux romans.
La première somme consacrée au cinéma de Jean Renoir. De ses débuts, aujourd'hui lisibles en leurs prémisses, jusqu'au dernier film, dont aucune étude aucune n'avait encore été entreprise. Dans un souci constant de fidélité aux images et aux sons, l'ouvrage éclaire les choix esthétiques du cinéaste en leur constant renouvellement. Et les mets en relation avec ceux d'autres cinéastes. "On ne peut faire de bon cinéma sans une forte philosophie personnelle" , disait Renoir. Une philosophie qui est ici mise au jour, dans ses relations avec nombre de penseurs et de philosophes, des présocratiques à André Comte-Sponville. Elle éclaire ce qui fait problème aujourd'hui : le fond de cruauté propre à l'humanité, son incapacité à prévoir l'avenir, son besoin jamais assouvi de domination. Daniel Serceau, docteur d'Etat, Professeur émérite à l'université de Paris I, Panthéon-Sorbonne, a travaillé comme directeur et programmateur de salles "art et essai" , assistant-réalisateur, réalisateur et critique. Outre de nombreux articles, il est l'auteur d'ouvrages sur Kenji Mizoguchi, Ousmane Sembène, Nicholas Ray, Jean Renoir, sur la théorie du cinéma, le métier d'exploitant, le jeune cinéma français, l'école, l'érotisme, d'un essai philosophique et de deux romans.
La première somme consacrée au cinéma de Jean Renoir. De ses débuts, aujourd'hui lisibles en leurs prémisses, jusqu'au dernier film dont aucune étude n'avait été encore menée dans son intégralité. Dans un souci constant de fidélité aux images et aux sons, l'ouvrage éclaire les choix esthétiques du cinéaste en leur constant renouvellement. Ce deuxième tome traite de problématiques que l'on est tenté de qualifier de "proprement cinématographiques" : pourquoi l'usage d'une profondeur de champ au lieu d'un champ profond, telle disposition des personnages dans le cadre, telle articulation de l'image et du son, tel effet de montage, etc. Autant de leçons que l'on peut dire de mises en scène. Autant d'interrogations, aussi, où les inventivités propres au 7e art demeurent inséparables de la question du sens. Un mot polysémique : ce qui signifie, ce qui oriente. A l'heure où les composantes spécifiquement filmiques des discours proposés par le cinéma jouent de moins en moins un rôle décisif, le cinéma de Renoir en est, par excellence, l'exemple contraire. Selon les propres termes du cinéaste, l'essentiel de ses films reste caché tant que de telles composantes n'ont pas été mises au jour, puis décryptées pour en découvrir la raison signifiante. Son cinéma rejoint le foisonnement et le désordre ordonné de la vie. Où l'imprévu, le non-dit, l'impensé forment souvent l'essentiel de la parole et de l'action humaines. Ainsi en est-il cinématographiquement chez Renoir. Qui, cinématographiquement, en rend le phénomène explicite. En ce "sens" , le tome 2 est une autre façon d'apprendre à percevoir. Daniel Serceau, docteur d'Etat, Professeur émérite à l'université de Paris I, Panthéon-Sorbonne, a travaillé comme directeur et programmateur de salles " art et essaiA ", assistant-réalisateur, réalisateur et critique. Outre de nombreux articles, il est l'auteur d'ouvrages sur Kenji Mizoguchi, Ousmane Sembène, Nicholas Ray, Jean Renoir, sur la théorie du cinéma, le métier d'exploitant, le jeune cinéma français, l'école, l'érotisme, d'un essai philosophique et de deux romans.
La philosophie ne s'est guère montrée favorable au plaisir. Que tout plaisir soit un bien, ainsi que le prétend Epicure, apparaît difficilement soutenable. Aussi débouchons-nous sur une aporie : si le plaisir ne peut être pris pour guide, en lui se dévoile la fin ultime de toutes nos actions et de nos existences. Cette problématique apparaît pour nous, modernes, fondamentale. En déconsidérant le plaisir, ce sont les plaisirs que l'on a cessé de prendre en considération. Et, tout autant, les déplaisirs, tant ils leur sont dialectiquement unis. Aussi un autre concept devrait-il occuper le centre de notre pensée : celui de contradiction. Nous ne dépassons une contradiction que dans le développement d'une nouvelle, cette dernière débouchant sur une autre, puis une autre encore. L'ouvrage s'intéresse à la lutte incessante des forces de la sensualité contre les puissances de l'ascétisme en leur étrange séduction. Il s'achève par une série d'aphorismes, forme plus adaptée à la complexité du réel.
La vulgarisation de la notion d'auteur de film, tant du côté de la réception que de la production, fait écran à une question que la critique, héritière zélée de la Politique des auteurs mise en oeuvre par les Cahiers du cinéma de jadis, ne pose plus, celle des critères qui permettraient de distinguer, de même que l'on distingue les écrivains des écrivants, les grands cinéastes des réalisateurs et des tâcherons. Ceci ne suffit pas à cela. Les critères d'appréciation étant devenus plus culturalistes qu'esthétiques, ou alors esthétisants, il n'est pas certains en bref que ceux que l'on présente comme des auteurs et les auteurs eux-mêmes soient de grands cinéastes. On ne prend guère en compte la façon dont le film fait sens au-delà de l'information, du discours, du message. Il ne suffit pas d'effets de sens, il faut que le spectateur soit mis en position de participer et même de construire du sens. Des classiques aux modernes, le cinéma a certes considérablement évolué : de nouveaux genres sont apparus, le cinéma documentaire a effectué des avancées et des mues essentielles, on n'est pas auteur aujourd'hui comme on l'était à l'époque des studios. Mais suffit-il d'être auteur ? Les critères sont plus que jamais nécessaires pour distinguer ceux des cinéastes qui sont, au même titre que les grands écrivains et artistes, des créateurs.
L'objectif de ce volume, issu d'un colloque qui a initié un dialogue francoitalien (inédit sur ces thématiques) est de porter à la connaissance d'un public de chercheurs et d'étudiants français l'originalité et le dynamisme actuel de la philosophie italienne des techniques. Combinant commentaires d'auteurs classiques et travaux sur des problèmes contemporains touchant les nouvelles technologies, les philosophes italiens des techniques sont en mesure de proposer des approches originales, et contribuent au développement international de la philosophie des techniques. Le but n'est donc pas de consacrer une tradition, mais plutôt d'ouvrir un chantier collectif et un dialogue fructueux entre philosophes italiens et philosophes français des techniques, dont ce livre espère avoir posé la première pierre.
Pourquoi, partout et de tout temps, les hommes ont-ils voulu offrir des sacrifices à leurs dieux ? Pour leur plaire et s´attirer leurs faveurs ? Pour les remercier sans rien demander en échange ? Qu´est-ce qui se cache derrière ce rite ? Hubert et Mauss, éminents spécialistes des religions, pensent que si le sacrifice est "l´instrument privilégié de communication entre l´homme et les forces supérieures" , comprendre son langage signifie cueillir l´essence de la religiosité primitive.
La question "qui suis-je ? " occulte souvent celle de savoir quelle place occupe l'autre dans le processus d'édification de l'identité personnelle. L'autre n'est sans doute pas absent des discours portant sur l'identité et le sujet, mais il est le plus souvent envisagé comme un élément extérieur gravitant autour d'un Moi considéré comme un centre de référence. Or l'autre n'est pas toujours celui qui me fait face, il est bien plus souvent celui qui me fait être. C'est notamment le cas quand l'autre est un modèle, que je le choisisse (figure d'exemple), ou qu'il soit socialement construit et imposé (figure d'exemplarité). L'autre, par qui je deviens celui que je suis, se manifeste donc comme une source féconde de construction de soi.
Cette étude du système de représentations, mais aussi de désirs et d´émotions qui fondent l´imaginaire des Français - en particulier la représentation de la servitude et le moyen de s´en affranchir : la Révolution - a pour but de dévoiler la dynamique des mécanismes inconscients qui déterminent la vie collective en France. Car la France ne se serait pas constituée à partir d´une émancipation et d´un projet instituant. Au contraire, elle s´est cristallisée autour du projet permanent de destitution du pouvoir qui est à la fois générateur de plaisir et fédérateur. Une thèse inédite, et une analyse cohérente de l´agitation sociale qui perturbe le mandat d´Emmanuel Macron depuis maintenant plus d´un an. Etablissant un lien entre idées et émotions, elle s´inspire des grands textes freudiens sur la nature du lien social, dans un langage simple et clair.