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Jean Renoir et la pensée des cinéastes. L'exception d'une sagesse Tome 1, Le rêve, la violence et l’
Serceau Daniel
MIMESIS
24,00 €
Épuisé
EAN :9788869764059
La première somme consacrée au cinéma de Jean Renoir. De ses débuts, aujourd'hui lisibles en leurs prémisses, jusqu'au dernier film, dont aucune étude aucune n'avait encore été entreprise. Dans un souci constant de fidélité aux images et aux sons, l'ouvrage éclaire les choix esthétiques du cinéaste en leur constant renouvellement. Et les mets en relation avec ceux d'autres cinéastes. "On ne peut faire de bon cinéma sans une forte philosophie personnelle" , disait Renoir. Une philosophie qui est ici mise au jour, dans ses relations avec nombre de penseurs et de philosophes, des présocratiques à André Comte-Sponville. Elle éclaire ce qui fait problème aujourd'hui : le fond de cruauté propre à l'humanité, son incapacité à prévoir l'avenir, son besoin jamais assouvi de domination. Daniel Serceau, docteur d'Etat, Professeur émérite à l'université de Paris I, Panthéon-Sorbonne, a travaillé comme directeur et programmateur de salles "art et essai" , assistant-réalisateur, réalisateur et critique. Outre de nombreux articles, il est l'auteur d'ouvrages sur Kenji Mizoguchi, Ousmane Sembène, Nicholas Ray, Jean Renoir, sur la théorie du cinéma, le métier d'exploitant, le jeune cinéma français, l'école, l'érotisme, d'un essai philosophique et de deux romans.
Le premier ensemble de ces nouvelles présente un éventail de relations amoureuses, parfois incongrues, voire cocasses. Le second ensemble s'appuie sur des faits de société... pour brosser souvent des situations utopiques. Variations dont le mode est volontiers ironique, ces nouvelles proposent de revisiter ces divers thèmes et les discours convenus qu'ils engendrent.
La première somme consacrée au cinéma de Jean Renoir, depuis ses débuts, aujourd'hui lisibles en leurs prémisses, jusqu'au dernier film, dont aucune étude n'avait encore été entreprise. Dans un souci constant de fidélité aux images et aux sons, l'ouvrage éclaire les choix esthétiques du cinéaste en leur constant renouvellement. Car manifestement, dans la littérature existante, les idées attribuées aux films de Renoir ne puisent pas leur source dans le "texte filmique" , mais dans un hors texte, souvent inspiré par les théories et les idéologies à la mode. Et rien n'est plus étranger au cinéma de Renoir que la répétition stylistique dont on fait souvent la signature d'un auteur. Les objets d'étude changents, les traitements se différencient jusqu'à ne plus paraître du même cinéaste. "L'essentiel de notre métier, déclare Renoir, est ce qui se passe derrière les fronts, derrière les crânes" . Une métaphore pour révéler les non-dits ou les dénis de dire d'une société. Ce troisième tome en est le témoin. Daniel Serceau, docteur d'Etat, Professeur émérite à l'université de Paris I, Panthéon-Sorbonne, a travaillé comme directeur et programmateur de salles "art et essai" , assistant-réalisateur, réalisateur et critique. Il est l'auteur d'ouvrages sur Kenji Mizoguchi, Ousmane Sembène, Nicholas Ray, sur la théorie du cinéma, le métier d'exploitant, le jeune cinéma français, l'école, l'érotisme. Il a aussi publié essai philosophique et deux romans.
Art au même titre que la littérature et la peinture, le cinéma a ses auteurs. La cause est entendue. Les intellectuels s'y intéressent alors qu'ils le méprisaient il y a quelques décennies. Mais le cinéma " populaire " perdure. Il y a toujours un cinéma " de masse ", " de grande consommation ", où, comme à la belle époque d'Hollywood, l'action et le spectacle restent au premier plan. C'est toujours lui qui a la faveur de ce que l'on appelle le " grand public ". Hiérarchie, clivage même, qui, ravivant des préjugés (" le cinéma est un divertissement d'ilotes ", la grande production est une " usine à rêve ") occulte la fonction culturelle du cinéma. Le cinéma de grande consommation n'a jamais été en effet, contrairement à certaines assertions, un opium du peuple ou un divan du pauvre, mais un miroir de la psyché collective. Les grands cinéastes classiques, dont certains étaient déjà des auteurs, savaient, en utilisant les genres et les codes du spectacle, donner corps à l'imaginaire collectif. Et ce sans le ravaler ni le mépriser : ils revisitaient les grands mythes. La sophistication de la production ne doit donc pas nous abuser. Des genres comme la science-fiction, le fantastique... aidant, les mythes travaillent toujours les récits et les représentations. Quelques ruptures que l'on ait connues, quelque hiérarchie que l'on doive établir entre les oeuvres, il y a ici une continuité, un héritage culturel, méconnu par la critique et l'université, que le présent ouvrage se donne pour tâche d'explorer.
Les relations entre les deux arts du temps et du mouvement, danse et cinéma, ont déjà fait l'objet de divers travaux, mais les problématiques restaient générales : comment le cinéma montre-t-il la danse ? Comment le cinéma fictionne-t-il le monde de la danse ? Quelles sont les gains et les pertes de la rencontre entre ces deux arts (ce que le cinéma y gagnerait, ce que la danse y perdrait) ? L'hypothèse sera donc : comment parler de danse au cinéma au delà de l'évidence des performances ? Qu'entendre par les " danses idéales " créées par le cinéma selon le critique Ricciotto Canudo ?
Les spécialistes de la pensée de Hobbes ont souligné l'importance de son troisième grand tour à travers l'Europe (1634-1636) et de son séjour à Paris, pour le développement de son système philosophique. Cette étude analyse les débats philosophiques et scientifiques qui ont eu lieu dans la capitale française pendant ces années là, et qui se révélèrent décisifs pour la naissance de la philosophie de Hobbes. Un travail qui compare pour la première fois et de façon détaillée les pensées de Mersenne et de Hobbes, dont on souligne les analogies et les différences au niveau méthodologique et épistémologique. Cette étude porte également sur la figure de Descartes, dont on évolue la contribution essentielle au développement de la pensée hobbesienne.
La question "qui suis-je ? " occulte souvent celle de savoir quelle place occupe l'autre dans le processus d'édification de l'identité personnelle. L'autre n'est sans doute pas absent des discours portant sur l'identité et le sujet, mais il est le plus souvent envisagé comme un élément extérieur gravitant autour d'un Moi considéré comme un centre de référence. Or l'autre n'est pas toujours celui qui me fait face, il est bien plus souvent celui qui me fait être. C'est notamment le cas quand l'autre est un modèle, que je le choisisse (figure d'exemple), ou qu'il soit socialement construit et imposé (figure d'exemplarité). L'autre, par qui je deviens celui que je suis, se manifeste donc comme une source féconde de construction de soi.
L'esthétique du cinéma muet américain des années 1910-1920 révèle non seulement une fonctionnalité mais également une intelligence des formes filmiques. Les assemblages non conventionnels laissent place à une reprise inventive des formes en usage : cut-backs, flashes, enchaînés, surimpressions. Si les films étudiés dans cet ouvrage partagent l'ambition de créer un cinéma d'idées, ils n'abandonnent cependant jamais les modes propres de la cinématographie hollywoodienne de l'époque : l'action et le spectacle. Comment composer alors ces trois éléments, l'idée, l'action et le spectacle, dans une harmonie de formes et contenus ?