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Le mythe, le miroir et le divan. Pour lire le cinéma
Serceau Michel ; Pisano Giusy
PU SEPTENTRION
27,00 €
Épuisé
EAN :9782757401125
Art au même titre que la littérature et la peinture, le cinéma a ses auteurs. La cause est entendue. Les intellectuels s'y intéressent alors qu'ils le méprisaient il y a quelques décennies. Mais le cinéma " populaire " perdure. Il y a toujours un cinéma " de masse ", " de grande consommation ", où, comme à la belle époque d'Hollywood, l'action et le spectacle restent au premier plan. C'est toujours lui qui a la faveur de ce que l'on appelle le " grand public ". Hiérarchie, clivage même, qui, ravivant des préjugés (" le cinéma est un divertissement d'ilotes ", la grande production est une " usine à rêve ") occulte la fonction culturelle du cinéma. Le cinéma de grande consommation n'a jamais été en effet, contrairement à certaines assertions, un opium du peuple ou un divan du pauvre, mais un miroir de la psyché collective. Les grands cinéastes classiques, dont certains étaient déjà des auteurs, savaient, en utilisant les genres et les codes du spectacle, donner corps à l'imaginaire collectif. Et ce sans le ravaler ni le mépriser : ils revisitaient les grands mythes. La sophistication de la production ne doit donc pas nous abuser. Des genres comme la science-fiction, le fantastique... aidant, les mythes travaillent toujours les récits et les représentations. Quelques ruptures que l'on ait connues, quelque hiérarchie que l'on doive établir entre les oeuvres, il y a ici une continuité, un héritage culturel, méconnu par la critique et l'université, que le présent ouvrage se donne pour tâche d'explorer.
Résumé : Le présent ouvrage ambitionne de combler un manque en évaluant la place qu'occupe dans les cinémas arabes la littérature, que les oeuvres soient des films d'auteur ou non. Les études synthétiques présentées concernent les différents pays de la zone traitée et des études transversales sur les formes et les genres, les adaptations de la littérature arabe et de la littérature occidentale viennent compléter l'ensemble. Les études de détail sur des cinéastes et leurs démarches qui enrichissent cet essai, tout comme les filmographies inédites exposées contribuent à donner un éclairage nouveau sur des cinémas encore insuffisamment connus.
L'analyse de films évolue entre des pratiques multiformes et une indigence théorique qui ne formulerait que sa propre tautologie : on ne pourrait rien en dire. Une observation attentive des films ne permet pas de soutenir ce point de vue. Loin de nous autoriser à toutes les projections, les oeuvres qui comptent se distinguent par leur extrême rigueur et nous obligent à une grande précision de pensée. Cet ouvrage élabore douze principes, dits "vertueux", qui permettent d'en rendre compte. Ils ne proposent pas une méthode qu'il suffirait d'appliquer mécaniquement, mais un instrument de validation des énoncés à partir d'une observation scrupuleuse des images et des sons. Nous avons beaucoup plus à apprendre des oeuvres d'art si nous les acceptons dans les limites et la précision de leurs discours. Plus l'attention portée à un film sera soutenue, plus celui-ci deviendra nourriture pour l'esprit. Et l'esprit, nourriture pour un savoir-vivre.
Qu'est-ce que le cinéma doit à la littérature ? Cette question, qui déborde de loin le cadre de l'adaptation, relève des études de réception. Le présent ouvrage examine donc ce que le cinéma a effectivement pris en compte des formes et genres de la littérature, de ses auteurs, quels qu'ils soient.
Benoist Stéphane ; Gautier Alban ; Hoët-van Cauwen
Voici vingt-cinq façons de rendre compte des mémoires des empereurs romains Trajan et Hadrien (98-117 et 117-138 de notre ère). Elles nous offrent de multiples variations et angles d'approche pluridisciplinaires, et se placent sous le patronage illustre de l'oeuvre de Marguerite Yourcenar, Mémoires d'Hadrien (1951). Elles participent de surcroît à la commémoration des mille neuf-cents ans de la mort du vainqueur des Daces et des Parthes et de l'arrivée au pouvoir de son fils "adoptif", prince philhellène que la romancière avait élu, afin d'aborder les rapports entre mémoires humaines et Histoire. La littérature des périodes ancienne, médiévale, moderne et contemporaine est convoquée par les études ici rassemblées, tout autant que les arts et les nombreuses formes de représentations et illustrations des aventures humaines de ces deux princes placés naguère en tête de cet âge d'or de l'histoire romaine, le fameux siècle des Antonins, revisité depuis à toutes les époques qui se sont succédé.
Les mémoires humaines - celles de nos sociétés, des mémoires collectives et individuelles - sont en pleine mutation dans un monde en formidable accélération et en production de nouvelles connaissances. Ces mémoires plurielles peuvent-elles tout conserver, se faire à la fois témoins, souvenirs, ressources et réflexions de notre époque dans un monde lui-même en transformation ? A cette question et d'autres, huit points de vue complémentaires apportent des éclairages actuels sur ces notions de mémoires. Ces regards scientifiques concernent l'histoire et la relation à notre passé, à son examen, son archéologie et ses enjeux modernes. Ils envisagent aussi notre mémoire humaine dans ses processus individuels grâce aux neurosciences et à la psychologie cognitive. De plus, les technologies actuelles de l'information interrogent les mémoires artificielles qui étendent notre mémoire humaine.
Créé pour soutenir Vladimir Poutine, le parti Russie unie domine largement le paysage politique russe depuis plus de quinze ans. Résurgence du parti communiste de l'Union soviétique ou instrument entre les mains des dirigeants : quel rôle joue-t-il ? L'enquête, basée sur des entretiens et des observations auprès des représentants du parti, montre la situation inconfortable d'une institution qui ne cesse de se développer tout en restant sous le strict contrôle du pouvoir exécutif central. Elle apporte un éclairage nouveau sur les mécanismes de la domination politique à l'uvre dans la Russie de Poutine en insistant sur la place centrale occupée par les références étrangères dans la vie partisane : idéologie inspirée de la pensée conservatrice occidentale, primaires, dispositifs managériaux. A l'heure où les démocraties occidentales connaissent des transformations profondes, le cas de la Russie permet de poser un regard décentré sur la relation problématique entre un dirigeant et sa majorité.
La FMD poursuit ici deux démarches. La première consiste à inscrire dans la durée la journée d'étude grâce à la publication de ses communications. La seconde consiste à assumer sa vocation de transmission de l'histoire et de la mémoire dans la société civile en montrant la vitalité de la recherche, qui ouvre sur un dialogue interdisciplinaire enrichissant entre historiens, sociologues, médecins, enseignants, archivistes et bédéistes, complété ici par le regard de la société civile organisée que représente le CESE.