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12 vertus pour l'analyse filmique
Serceau Daniel
L'HARMATTAN
28,01 €
Épuisé
EAN :9782336006925
L'analyse de films évolue entre des pratiques multiformes et une indigence théorique qui ne formulerait que sa propre tautologie : on ne pourrait rien en dire. Une observation attentive des films ne permet pas de soutenir ce point de vue. Loin de nous autoriser à toutes les projections, les oeuvres qui comptent se distinguent par leur extrême rigueur et nous obligent à une grande précision de pensée. Cet ouvrage élabore douze principes, dits "vertueux", qui permettent d'en rendre compte. Ils ne proposent pas une méthode qu'il suffirait d'appliquer mécaniquement, mais un instrument de validation des énoncés à partir d'une observation scrupuleuse des images et des sons. Nous avons beaucoup plus à apprendre des oeuvres d'art si nous les acceptons dans les limites et la précision de leurs discours. Plus l'attention portée à un film sera soutenue, plus celui-ci deviendra nourriture pour l'esprit. Et l'esprit, nourriture pour un savoir-vivre.
Le premier ensemble de ces nouvelles présente un éventail de relations amoureuses, parfois incongrues, voire cocasses. Le second ensemble s'appuie sur des faits de société... pour brosser souvent des situations utopiques. Variations dont le mode est volontiers ironique, ces nouvelles proposent de revisiter ces divers thèmes et les discours convenus qu'ils engendrent.
Les études cinématographiques sont depuis longtemps dominées par ce que Jacques Bouveresse appelle "la phobie de l'extratextualité", qui est aussi phobie du sens: le "vrai" sujet du cinéma devrait être... le cinéma. Pourtant, le regard que les spectateurs portent sur les films n'est pas de cet ordre et si tout discours filmique résulte nécessairement du travail de la forme, celui-ci a cependant pour finalité l'intelligibilité de l'oeuvre. Car, par-delà leur fonction de divertissement, première et nécessaire, les films de fiction répondent au besoin proprement humain de trouver des réponses, ne serait-ce qu'hypothétiques, lacunaires ou transitoires, à la question du "comment vivre", dans et pour quel monde, et pour quelle façon d'être soi - questions auxquelles nous sommes tous quotidiennement confrontés. Ainsi le cinéma complète-t-il la philosophie morale et la morale en explorant, quelquefois même mieux qu'elles, nos contradictions.
La première somme consacrée au cinéma de Jean Renoir, depuis ses débuts, aujourd'hui lisibles en leurs prémisses, jusqu'au dernier film, dont aucune étude n'avait encore été entreprise. Dans un souci constant de fidélité aux images et aux sons, l'ouvrage éclaire les choix esthétiques du cinéaste en leur constant renouvellement. Car manifestement, dans la littérature existante, les idées attribuées aux films de Renoir ne puisent pas leur source dans le "texte filmique" , mais dans un hors texte, souvent inspiré par les théories et les idéologies à la mode. Et rien n'est plus étranger au cinéma de Renoir que la répétition stylistique dont on fait souvent la signature d'un auteur. Les objets d'étude changents, les traitements se différencient jusqu'à ne plus paraître du même cinéaste. "L'essentiel de notre métier, déclare Renoir, est ce qui se passe derrière les fronts, derrière les crânes" . Une métaphore pour révéler les non-dits ou les dénis de dire d'une société. Ce troisième tome en est le témoin. Daniel Serceau, docteur d'Etat, Professeur émérite à l'université de Paris I, Panthéon-Sorbonne, a travaillé comme directeur et programmateur de salles "art et essai" , assistant-réalisateur, réalisateur et critique. Il est l'auteur d'ouvrages sur Kenji Mizoguchi, Ousmane Sembène, Nicholas Ray, sur la théorie du cinéma, le métier d'exploitant, le jeune cinéma français, l'école, l'érotisme. Il a aussi publié essai philosophique et deux romans.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.