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Y a-t-il un cinéma d'auteur ?
Serceau Michel
PU SEPTENTRION
30,00 €
Épuisé
EAN :9782757407738
La vulgarisation de la notion d'auteur de film, tant du côté de la réception que de la production, fait écran à une question que la critique, héritière zélée de la Politique des auteurs mise en oeuvre par les Cahiers du cinéma de jadis, ne pose plus, celle des critères qui permettraient de distinguer, de même que l'on distingue les écrivains des écrivants, les grands cinéastes des réalisateurs et des tâcherons. Ceci ne suffit pas à cela. Les critères d'appréciation étant devenus plus culturalistes qu'esthétiques, ou alors esthétisants, il n'est pas certains en bref que ceux que l'on présente comme des auteurs et les auteurs eux-mêmes soient de grands cinéastes. On ne prend guère en compte la façon dont le film fait sens au-delà de l'information, du discours, du message. Il ne suffit pas d'effets de sens, il faut que le spectateur soit mis en position de participer et même de construire du sens. Des classiques aux modernes, le cinéma a certes considérablement évolué : de nouveaux genres sont apparus, le cinéma documentaire a effectué des avancées et des mues essentielles, on n'est pas auteur aujourd'hui comme on l'était à l'époque des studios. Mais suffit-il d'être auteur ? Les critères sont plus que jamais nécessaires pour distinguer ceux des cinéastes qui sont, au même titre que les grands écrivains et artistes, des créateurs.
Le premier ensemble de ces nouvelles présente un éventail de relations amoureuses, parfois incongrues, voire cocasses. Le second ensemble s'appuie sur des faits de société... pour brosser souvent des situations utopiques. Variations dont le mode est volontiers ironique, ces nouvelles proposent de revisiter ces divers thèmes et les discours convenus qu'ils engendrent.
L'histoire d'une salle de cinéma d'un quartier d'une ville de province se voit ici retracée, depuis son ouverture le 18 novembre 1942 jusqu'à sa fermeture définitive à la fin du mois de juillet 1983 : ses origines, son contexte, son évolution avec cette particularité de s'être, à la moitié de son existence, muée en salle d'Art et d'Essai. Une analyse statistique exhaustive (titres, genres, entrées, etc.) de sa programmation durant les quatre décennies est menée, l'un des buts recherché étant de mettre en évidence l'écart temporel entre la première présentation d'un film sur le territoire et son arrivée au Patis, puis d'en mesurer l'évolution au fil de la période étudiée. L'étude de la part qu'ont occupée dans cette programmation les différentes cinématographies selon la nationalité de leur production, française majoritairement, est également menée. Une analyse comparative confronte les films offerts à la demande du public mesurée par les entrées payantes déclarées au CNC et aux distributeurs, amène à faire ressortir des préférences, des lignes de force représentatives du public de cette salle d'abord populaire, puis d'Art et Essai. Cette demande se voit aussi examinée de manière transversale, selon les genres des films proposés. Question importante vu la double histoire de cette salle, repère essentiel dans la production et la réception du cinéma jusqu'à l'avènement du cinéma moderne et la Nouvelle vague, le genre n'étant en effet plus un critère pour une programmation Art et Essai.
Les études cinématographiques sont depuis longtemps dominées par ce que Jacques Bouveresse appelle "la phobie de l'extratextualité", qui est aussi phobie du sens: le "vrai" sujet du cinéma devrait être... le cinéma. Pourtant, le regard que les spectateurs portent sur les films n'est pas de cet ordre et si tout discours filmique résulte nécessairement du travail de la forme, celui-ci a cependant pour finalité l'intelligibilité de l'oeuvre. Car, par-delà leur fonction de divertissement, première et nécessaire, les films de fiction répondent au besoin proprement humain de trouver des réponses, ne serait-ce qu'hypothétiques, lacunaires ou transitoires, à la question du "comment vivre", dans et pour quel monde, et pour quelle façon d'être soi - questions auxquelles nous sommes tous quotidiennement confrontés. Ainsi le cinéma complète-t-il la philosophie morale et la morale en explorant, quelquefois même mieux qu'elles, nos contradictions.
L'ouvrage propose en cinq chapitres panoramiques un parcours des principales questions posées par l'oeuvre de Ponge : dans quelle mesure élabore-t-il, après Descartes et Valéry, un nouveau "discours de la méthode" ? Comment "faire oeuvre de salut public" en fondant une nouvelle rhétorique ? Que reste-t-il de "1'oeuvre" quand on exhibe ses brouillons ? Comment et pourquoi parler, si on "écrit contre les paroles" ? Une éthique de l'écriture est-elle nécessaire ? Des jalons biographiques, bibliographiques et des éléments de rhétorique complètent cet ouvrage.
La question de l'énergie s'impose comme un des enjeux majeurs du XXIe siècle ! Le concept de transition énergétique s'inscrit plus que jamais au coeur des politiques publiques, déclinées ensuite au niveau plus infra des territoires. Toutes ces questions d'ordre environnemental, technique ou sociétal suscitent des prises de position tranchées et des controverses d'ampleur, comme si les problèmes soulevés appartenaient à l'instantané d'une contemporanéité agitée. Or, il apparais que les phases de mutation liée à l'émergence de nouvelles énergies ont été récurrentes depuis le XVIII` siècle, se heurtant parfois à des verrous technologiques, des impasses, des défiances. Malgré tout, des filières énergétiques se sont peu à peu imposées à l'existant générant des ascendances techniques et de nouveaux usages. Les acres de ces 6" Journées d'Histoire Industrielle ont pour ambition de s'interroger sur ces dynamiques comme sur ces échecs rappelant en somme qu'aucun système ne reste figé.
Les sneakers sont bien plus que des chaussures dédiées aux sports ou aux loisirs. Elles sont les fétiches qui cimentent une communauté : celle des sneakerheads. Ces passionnés ont créé une sous-culture autour d'elles, au sein même de la culture hip-hop. La sociologue Yuniya Kawamura a bâti son livre au carrefour de plusieurs disciplines et thématiques : l'anthropologie, l'histoire, la technique, la communication, la marchandisation, la mode, le genre ou encore la jeunesse. Elle y décèle l'ensemble de la dynamique qui a fait passer les sneakers de la marginalité du Bronx à la culture de masse mondialisée. "Je suis ce que je porte à mes pieds", dit un membre de la sous-culture. Taille haute ou basse, épurées ou bariolées, ces chaussures peuvent exercer une emprise sur leur porteur, lui conférer un statut, mais aussi être revendues pour une somme extravagante. Les sneakers sont un mythe contemporain. Ce livre est la première étude universitaire nous invitant à en suivre les aventures.
Hoppenot Eric ; Baudelle Yves ; Morzewski Christia
Ce volume propose des lectures inédites d'une partie relativement peu connue de l'oeuvre de Blanchot (hormis Thomas l'Obscur), ses premiers romans, Aminadab, Thomas l'Obscur et Le Très Haut. Les études proposées analysent les différents romans notamment dans leur contexte historique et philosophique. Elles mettent également en exergue la singularité esthétique d'une des oeuvres les plus originales du XXe siècle.