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Le Patis. Une salle de cinéma populaire devenue salle d'art et essai (Le Mans, 1943-1983)
Forest Claude ; Serceau Michel
PU SEPTENTRION
24,00 €
Épuisé
EAN :9782757406878
L'histoire d'une salle de cinéma d'un quartier d'une ville de province se voit ici retracée, depuis son ouverture le 18 novembre 1942 jusqu'à sa fermeture définitive à la fin du mois de juillet 1983 : ses origines, son contexte, son évolution avec cette particularité de s'être, à la moitié de son existence, muée en salle d'Art et d'Essai. Une analyse statistique exhaustive (titres, genres, entrées, etc.) de sa programmation durant les quatre décennies est menée, l'un des buts recherché étant de mettre en évidence l'écart temporel entre la première présentation d'un film sur le territoire et son arrivée au Patis, puis d'en mesurer l'évolution au fil de la période étudiée. L'étude de la part qu'ont occupée dans cette programmation les différentes cinématographies selon la nationalité de leur production, française majoritairement, est également menée. Une analyse comparative confronte les films offerts à la demande du public mesurée par les entrées payantes déclarées au CNC et aux distributeurs, amène à faire ressortir des préférences, des lignes de force représentatives du public de cette salle d'abord populaire, puis d'Art et Essai. Cette demande se voit aussi examinée de manière transversale, selon les genres des films proposés. Question importante vu la double histoire de cette salle, repère essentiel dans la production et la réception du cinéma jusqu'à l'avènement du cinéma moderne et la Nouvelle vague, le genre n'étant en effet plus un critère pour une programmation Art et Essai.
Résumé : Pourquoi le cinéma américain a-t-il acquis tant de puissance ? Pourquoi les producteurs européens cherchent-ils des partenaires dans des pays voisins, Pourquoi le taux fréquentation des salles a t-il baissé partout en Europe quatre décennies durant ? Comment l'industrie cinématographique s'est-elle mise en situation de multiples dépendances ? Telles sont quelques-unes des questions soulevées par l'auteur dans la première partie de son ouvrage, un panorama transnational de l'industrie cinématographique européenne. La seconde partie monographique décrit la situation actuelle de toute les industries cinématographiques européennes pays par pays. On n'y trouvera en particulier des états mis à jour sur des pays peu étudiés de ce point de vue : l'ex-Yougoslavie, l'Irlande ou les Etats baltes. Dans ce panorama global, c'est un diagnostic dépassant les explications strictement nationales que nous propose l'auteur. Il nous permet de mesurer les faiblesses de l'Europe et les forces des Etats-Unis leur assurant cette domination, en l'occurrence peut-être plus symptomatique que dommageable.
Simple curiosité à la fin du XIXe siècle, le cinéma est rapidement devenu une industrie culturelle majeure, occupant une place de premier plan dans les imaginaires des populations des pays du Nord. Au cours de son histoire, la filière cinématographique a connu de profondes mutations, marquées par des coûts sans cesse croissants, du fait des progrès technologiques et de la nécessité de disposer d'un personnel technique et artistique nombreux au niveau de la production, comme de vastes et confortables équipements technologiquement haut de gamme au niveau de l'exploitation. Malgré les crises récurrentes qui l'ont affecté, le cinéma a su s'adapter et survivre à la redoutable concurrence des innovations technologies successives, notamment grâce aux soutiens publics, particulièrement développés en France, tant au niveau financier que réglementaire. Cette capacité de résistance résulte en partie de la nature même du cinéma, caractérisé par l'émotion partagée collectivement en salle, qui en fait un " art du coude à coude " difficilement remplaçable. Le présent ouvrage fournit des données complètes et actualisées sur son histoire, les caractéristiques du public, les métiers des différentes branches du secteur, ses évolutions économiques et sa réglementation en France. Une comparaison des situations internationales souligne l'hégémonie du cinéma des Etats-Unis et, à l'inverse, sa quasi-disparition dans nombre de pays non industrialisés.
Soixante ans après leurs indépendances, la quasi-totalité des pays d'Afriques, et une grande partie de ceux du Moyen-Orient, éprouve, pour des raisons différentes, de grandes difficultés à produire des films de cinéma, et pour nombre d'entre eux également, des programmes télévisuels nationaux pour leurs populations. Quels sont les enjeux économiques, industriels et sociaux de cette mutation des images numériques consommées sur tous supports ? Quels en sont les principaux acteurs ? Qu'en est-il du rôle des Etats ?
Les traces de l'arrivée du cinématographe pour des premiers tournages sont tardives au Togo, et la première projection non commerciale date de 1913, durant la période coloniale allemande. Ce loisir s'implante sous le mandat français à l'orée de la Seconde Guerre mondiale et s'y développe dans la capitale au moment de l'indépendance grâce au dynamisme de deux entreprises dirigées par des Français, puis dans les villes de l'intérieur grâce à un riche commerçant togolais. Il connaîtra son acmé la décennie suivante, demeurant un loisir réellement populaire durant un quart de siècle, avant que le déclin des salles de cinéma, essentiellement dû à la profonde crise politico-sociale que connut le pays au début des années 1990, ne côtoie la faiblesse d'une production nationale. Les très rares films tournés au Togo durant ce premier siècle d'existence en acquièrent dès lors une valeur symbolique d'autant plus forte.
Les mémoires humaines - celles de nos sociétés, des mémoires collectives et individuelles - sont en pleine mutation dans un monde en formidable accélération et en production de nouvelles connaissances. Ces mémoires plurielles peuvent-elles tout conserver, se faire à la fois témoins, souvenirs, ressources et réflexions de notre époque dans un monde lui-même en transformation ? A cette question et d'autres, huit points de vue complémentaires apportent des éclairages actuels sur ces notions de mémoires. Ces regards scientifiques concernent l'histoire et la relation à notre passé, à son examen, son archéologie et ses enjeux modernes. Ils envisagent aussi notre mémoire humaine dans ses processus individuels grâce aux neurosciences et à la psychologie cognitive. De plus, les technologies actuelles de l'information interrogent les mémoires artificielles qui étendent notre mémoire humaine.
Créé pour soutenir Vladimir Poutine, le parti Russie unie domine largement le paysage politique russe depuis plus de quinze ans. Résurgence du parti communiste de l'Union soviétique ou instrument entre les mains des dirigeants : quel rôle joue-t-il ? L'enquête, basée sur des entretiens et des observations auprès des représentants du parti, montre la situation inconfortable d'une institution qui ne cesse de se développer tout en restant sous le strict contrôle du pouvoir exécutif central. Elle apporte un éclairage nouveau sur les mécanismes de la domination politique à l'uvre dans la Russie de Poutine en insistant sur la place centrale occupée par les références étrangères dans la vie partisane : idéologie inspirée de la pensée conservatrice occidentale, primaires, dispositifs managériaux. A l'heure où les démocraties occidentales connaissent des transformations profondes, le cas de la Russie permet de poser un regard décentré sur la relation problématique entre un dirigeant et sa majorité.
Combattant les peintres académiques qui exposent aux Salons officiels, J.-K. Huysmans s'est posé dans L'Art moderne en promoteur de l'" art vivant " et des impressionnistes. Son roman A rebours (1884) marque une dissidence d'antimoderne qui ouvre aux oeuvres les voies de l'imaginaire. Avec lui s'opère un renouveau esthétique : le regard s'émancipe comme en témoigne sa vision de G. Moreau et sa libre interprétation de ses Salomé.
La question de l'énergie s'impose comme un des enjeux majeurs du XXIe siècle ! Le concept de transition énergétique s'inscrit plus que jamais au coeur des politiques publiques, déclinées ensuite au niveau plus infra des territoires. Toutes ces questions d'ordre environnemental, technique ou sociétal suscitent des prises de position tranchées et des controverses d'ampleur, comme si les problèmes soulevés appartenaient à l'instantané d'une contemporanéité agitée. Or, il apparais que les phases de mutation liée à l'émergence de nouvelles énergies ont été récurrentes depuis le XVIII` siècle, se heurtant parfois à des verrous technologiques, des impasses, des défiances. Malgré tout, des filières énergétiques se sont peu à peu imposées à l'existant générant des ascendances techniques et de nouveaux usages. Les acres de ces 6" Journées d'Histoire Industrielle ont pour ambition de s'interroger sur ces dynamiques comme sur ces échecs rappelant en somme qu'aucun système ne reste figé.