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Que les vents m'emportent
Sénéca Roland
FATA MORGANA
20,00 €
Épuisé
EAN :9782377921041
Les édi ? ces organiques et le verbe perçant se font face une nouvelle fois : le regard se perd dans les compositions - bribes de vivants, gorgés de fureur, envieux de sérénité - et l'esprit y ef ? eure, grâce aux quelques mots lachés comme des pistes, la précieuse vérité. Si la présence d'aucun des deux n'élucide le mystère de l'autre, ils offrent ensemble un signe neuf à investir, un pas de plus vers le songe. Des dessins la chair explose, jaillit, en amas de ? bres, de bulbes et de racines osseuses, les mots, eux, tiennent de la légèreté, sont un clin d'oeil à la vie, au corps et ses alentours. Cette oeuvre énigmatique, intensément poétique, aspire le lecteur vers l'imaginaire : à chaque page, un dessin et quelques lignes ? nissent de ranimer l'esprit profond, d'en faire surgir l'essentiel.
Résumé : Camil Seneca nous mène presque sans effort du b-a-ba du jeu d'échecs à une compréhension profonde de sa stratégie. Choisissant, dans l'histoire des champions des parties célèbres, il en explique les principes et les thèmes fondamentaux. Il détaille pour nous la science des ouvertures, commente les affrontements entre grands maîtres d'une manière claire et vivante et nous communique ainsi sa passion pour le noble jeu.
Face à cet abécédaire organique, où les caractères sont vivants et désormais indomptables, Bernard Noël interroge : N'est-il pas bouleversant de penser que si, depuis son origine, le monde fut pour l'homme visible, il lui fallut des millénaires pour le rendre dicible, et bien des siècles encore pour rendre la parole lisible et donc visuelle par l'écriture. Et le plus simplement par l'invention de l'alphabet qui ne remonte guère qu'à trois mille ans. L'alphabet qui réussit avec si peu de lettres - le nôtre vingt-six - à représenter tous les sons de notre langue. Cet alphabet-là porte en lui la quête de l'insensé : chacune de ses lettres est un amas de ? bres bestiales et de membres biologiques. "Ainsi chacune demeure identi ? able avec une part d'inconnu qui intensi ? e son attrait. On la prononce alors en mêlant au plaisir de la reconnaître celui de la contempler et, tout à coup, voici que chacune condense un instant de l'invention humaine". Les dessins de Roland Sénéca - exposés en France comme à l'étranger depuis 1973 - sont des corps aux contours oniriques, proches de l'indescriptible. Dans des enchevêtrements fantasques, les matières déchirent le sens et transcendent l'énigme de la lettre : ces mystérieux spécimens n'attendent que le regard pour s'exprimer. Roland Sénéca et Bernard Noël ont entretenu une correspondance nourrie. Fascinés tous deux par les rapports entre la langue et le visible (Une machine à voir) ce livre, tentative de représentation de la lettre, apparaît comme un glissement de la forme vers le sens.
Résumé : L'oeuvre picturale qui se déploie dans ces pages est une succession de figures organiques aux silhouettes multiples, amas de matières fibreuses parsemées d'enflures végétales et bestiales. Dans une étreinte charnelle, elles croisent rêve et réel. Le monde des formes convoque cette imagerie anatomique qui, vivante, respire, se dégrade et invente reliefs et surfaces dans sa métamorphose. Le peintre-poète lance une réflexion sur ces formes inspirées du monde : "D'où viennent-elles ? Et surtout qu'ont elles pour être retenues ? ". Pour la première fois, il se confie sur son rapport au visible et à l'imaginaire, définit l'origine de ses compositions jusqu'à dégager une méthode. Amorce d'une méditation ou d'un manifeste, ce volume honore les formes réelles qui, par le passage de l'esprit au geste, deviennent ce qui n'existait pas avant.
Résumé : L'histoire de l'art s'est longtemps articulée autour de la représentation du corps et Roland Sénéca ne déroge pas à cette tradition en le décomposant pour le réimaginer sous formes d'organes, ossements, cellules aux contours oniriques. Ces dessins restent bien souvent des énigmes auxquelles l'artiste tente tout de même de répondre par quelques lignes poétiques qui leur font face.
Capitale de la douleur, capitale de la merveille et de la grâce. Grâce non religieuse, mais cependant divine ? : d'un seul coup, je comprenais brutalement que le divin habitait parmi nous, que les mots autant que les monts du Liban, qui coiffaient ma rencontre adolescente avec Bounoure d'un peu d'éternité de neige, que les mots et les monts nous étaient une demeure, que le sacre était notre quotidien. La brûlure de cette gi ? e ne m'a pas quitté depuis lors et, de temps en temps, il m'arrive de toucher distraitement ma joue ? : Bounoure est mort, je vais bientôt mourir, mais sa ? èvre, la contagion de sa ? èvre est toujours là et je sais que jusqu'en ma dernière minute j'aurai vécu, dans le sillage de Bounoure, audacieusement, modestement, selon le grand exemple qu'il m'a laissé, au seuil du feu. " Dissimulée sous le transparent pseudonyme de Soliman, la voix de Salah Stétié - voix majeure de la poésie contemporaine - révèle toute la puissance émotionnelle d'un souvenir ? : celui des rencontres avec Gabriel Bounoure, grand critique de l'entre-deux guerres, qui agira à la manière d'un astre, à la fois lumière et voie.
Au coeur de cette Agonie d'une civilisation vue à travers un poème épique, Simone Weil, se penche sur ces évènements qui contribuèrent à l'écrasement de la civilisation d'oc et en donne une lecture personnelle, mêlée de mysticisme et de ré? exions philosophiques inédites qui portent en elles un caractère profondément politique et social que rien ne sépare de notre présent ? : "La terreur est une arme à un seul tranchant. Elle a toujours bien plus de prise sur ceux qui songent à conserver leur liberté et leur bonheur que sur ceux qui songent à détruire et à écraser ? ; l'imagination des premiers est bien plus vulnérable, et c'est pourquoi, la guerre étant, avant tout, affaire d'imagination, il y a presque toujours quelque chose de désespéré dans les luttes que livrent des hommes libres contre des agresseurs".