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Le monde des formes
Sénéca Roland
FATA MORGANA
23,00 €
Épuisé
EAN :9782377921614
L'oeuvre picturale qui se déploie dans ces pages est une succession de figures organiques aux silhouettes multiples, amas de matières fibreuses parsemées d'enflures végétales et bestiales. Dans une étreinte charnelle, elles croisent rêve et réel. Le monde des formes convoque cette imagerie anatomique qui, vivante, respire, se dégrade et invente reliefs et surfaces dans sa métamorphose. Le peintre-poète lance une réflexion sur ces formes inspirées du monde : "D'où viennent-elles ? Et surtout qu'ont elles pour être retenues ? ". Pour la première fois, il se confie sur son rapport au visible et à l'imaginaire, définit l'origine de ses compositions jusqu'à dégager une méthode. Amorce d'une méditation ou d'un manifeste, ce volume honore les formes réelles qui, par le passage de l'esprit au geste, deviennent ce qui n'existait pas avant.
Résumé : Camil Seneca nous mène presque sans effort du b-a-ba du jeu d'échecs à une compréhension profonde de sa stratégie. Choisissant, dans l'histoire des champions des parties célèbres, il en explique les principes et les thèmes fondamentaux. Il détaille pour nous la science des ouvertures, commente les affrontements entre grands maîtres d'une manière claire et vivante et nous communique ainsi sa passion pour le noble jeu.
Mon esprit n'est pas suffisamment philosophique pour analyser l'évolution de la pensée. Et puis, peut-être est-ce moins la dégradation qui m'intéresse que la question même de la pensée (ou du dessin). Me posant la question du sens de la phrase de Heidegger : "nous n'avons pas encore commencé à penser". Très jeune, je jalousais l'époque de la Renaissance et de ses grands bouleversements qui avaient trituré, malaxé et redé? ni l'Homme. Mais ce n'était rien par rapport à ce que nous vivons. Nous sommes dans un bain total de désenchantement. Notre désuétude fait mal et nous invite à disparaître. Pourtant ce qui est traqué ici, c'est le point nodal, imaginaire, à partir duquel se décline toute évolution. "On cherche le corps et l'on trouve la pince. On cherche le vivant, et c'est la pierre ou l'arbre fossilisé des forêts carbonifères ou des souvenirs de cromlech. On ne sait si l'homme que l'on croyait connaître y fut d'abord et, pour tout dire, au commencement, ou s'il existe seulement en puissance, pour un avenir repoussé à l'in ? ni. " (Claude louis-Combet) L'univers de Roland Sénéca n'est ni ? guratif ni abstrait, il n'a pas plus de destination que d'origine : timidement le verbe souf ? e un sens sur des formes qui n'ont de compte à rendre qu'à elles-mêmes. Quarante-cinq dessins de l'auteur en pleines pages.
Lorsque Bernard Noël s'interroge sur la nature de l'oeuvre de Roland Sénéca, il y voit "des forces nouées à l'intérieur de formes simples - des formes qui sont à la fois débordantes et assiégées tant elles implosent ou explosent sous l'effet d'une fureur qu'indiquent stries et fêlures. A moins qu'il ne s'agisse là de gestes soudain statu ? és comme le fut selon la légende biblique Celle qui se retourna vers l'image qu'il ne fallait pas regarder. On perçoit des autopsies, des projections, des jaillissements de feu cru. ". . Mais le plus souvent, les dessins de Sénéca restent des énigmes, auxquelles l'artiste répond cependant ici par de courts poèmes en regard de ses oeuvres.
De l'attachement de Roland Sénéca au "désir de corps", Claude Louis-Combet dit ceci : "Sénéca s'applique à la dé? nition du corps humain... Les signes qui individualisent sont éliminés... Il ne reste de l'homme qu'un archétype debout dans l'irrévocable et dont les caractères se déchiffrent à partir de la géologie plutôt qu de l'histoire". A la manière d'une carte de géographie, aussi représentative qu'abstraite, les dessins de Roland Sénéca nous proposent de rentrer dans le corps, minéral et fantasque, d'en jouir l'instant d'un verbe.
Au coeur de cette Agonie d'une civilisation vue à travers un poème épique, Simone Weil, se penche sur ces évènements qui contribuèrent à l'écrasement de la civilisation d'oc et en donne une lecture personnelle, mêlée de mysticisme et de ré? exions philosophiques inédites qui portent en elles un caractère profondément politique et social que rien ne sépare de notre présent ? : "La terreur est une arme à un seul tranchant. Elle a toujours bien plus de prise sur ceux qui songent à conserver leur liberté et leur bonheur que sur ceux qui songent à détruire et à écraser ? ; l'imagination des premiers est bien plus vulnérable, et c'est pourquoi, la guerre étant, avant tout, affaire d'imagination, il y a presque toujours quelque chose de désespéré dans les luttes que livrent des hommes libres contre des agresseurs".
Dans cette nouvelle inédite d'Henri Thomas, le personnage échappe à son auteur et au carcan de l'intrigue pour vagabonder parmi les souvenirs que lui remémorent le ciel maussade et la mer grise de la petite ville côtière où il séjourne et à travers les fantasmes que lui inspirent la tenancière de l'hôtel et ses voisins de chambre.
A la fin d?un dîner entre un banquier et l?un de ses amis, ce dernier s?interroge sur la manière dont ce «gros commerçant et accapareur notable» peut concilier l?exercice de sa profession avec de prétendues convictions anarchistes. Par le biais du dialogue socratique, ce pamphlet fustige les sophismes éhontés d?une bonne société «intellectuelle» qui se pique d?esprit révolutionnaire : la critique évoque irrésistiblement celle de la «gauche caviar».Publié pour la première fois en 1922, Le banquier anarchiste est le seul récit au sens strict dont Pessoa soit venu à bout. Il tenait à ce texte au point de le signer de son nom véritable et d?en prévoir la traduction anglaise en espérant pour lui une «carrière» européenne.
Ces pages (...) étaient nées, avant l'année 50, dans l'exaltation d'un premier voyage vers une ville fabuleuse : fabuleuse par l'antiquité, par l'histoire, et par l'admirable lumière, soleil ou lune, posée sur les pierres raf ? nées ou violentes d'architectures civiles, religieuses ou militaires, constituant l'un des ensembles les plus remarquables qu'il y ait à voir dans cette région de la planète. Eh bien, soit : que ces quelques pages subissent l'épreuve d'une petite édition amicale. Je les dédie au souvenir d'un temps où cette région du monde n'était pas encore ce terrible noeud insécable, où la rosée matinale savait tomber avec bonté sur les hommes et les choses de l'Orient, où le Paradis perdu ne l'était pas complètement pour un garçon de dix-huit ans qui rêvait les yeux ouverts. " Adamantins, ces premiers textes de Salah Stétié sont devenus ceux de l'espace et du temps perdus, dont ils mesurent l'empan avec vertige. Dernières traces d'une ville martyre.