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Au pied de la lettre
Sénéca Roland ; Noël Bernard
FATA MORGANA
13,00 €
Épuisé
EAN :9782377921010
Face à cet abécédaire organique, où les caractères sont vivants et désormais indomptables, Bernard Noël interroge : N'est-il pas bouleversant de penser que si, depuis son origine, le monde fut pour l'homme visible, il lui fallut des millénaires pour le rendre dicible, et bien des siècles encore pour rendre la parole lisible et donc visuelle par l'écriture. Et le plus simplement par l'invention de l'alphabet qui ne remonte guère qu'à trois mille ans. L'alphabet qui réussit avec si peu de lettres - le nôtre vingt-six - à représenter tous les sons de notre langue. Cet alphabet-là porte en lui la quête de l'insensé : chacune de ses lettres est un amas de ? bres bestiales et de membres biologiques. "Ainsi chacune demeure identi ? able avec une part d'inconnu qui intensi ? e son attrait. On la prononce alors en mêlant au plaisir de la reconnaître celui de la contempler et, tout à coup, voici que chacune condense un instant de l'invention humaine". Les dessins de Roland Sénéca - exposés en France comme à l'étranger depuis 1973 - sont des corps aux contours oniriques, proches de l'indescriptible. Dans des enchevêtrements fantasques, les matières déchirent le sens et transcendent l'énigme de la lettre : ces mystérieux spécimens n'attendent que le regard pour s'exprimer. Roland Sénéca et Bernard Noël ont entretenu une correspondance nourrie. Fascinés tous deux par les rapports entre la langue et le visible (Une machine à voir) ce livre, tentative de représentation de la lettre, apparaît comme un glissement de la forme vers le sens.
Résumé : L'oeuvre picturale qui se déploie dans ces pages est une succession de figures organiques aux silhouettes multiples, amas de matières fibreuses parsemées d'enflures végétales et bestiales. Dans une étreinte charnelle, elles croisent rêve et réel. Le monde des formes convoque cette imagerie anatomique qui, vivante, respire, se dégrade et invente reliefs et surfaces dans sa métamorphose. Le peintre-poète lance une réflexion sur ces formes inspirées du monde : "D'où viennent-elles ? Et surtout qu'ont elles pour être retenues ? ". Pour la première fois, il se confie sur son rapport au visible et à l'imaginaire, définit l'origine de ses compositions jusqu'à dégager une méthode. Amorce d'une méditation ou d'un manifeste, ce volume honore les formes réelles qui, par le passage de l'esprit au geste, deviennent ce qui n'existait pas avant.
Résumé : L'histoire de l'art s'est longtemps articulée autour de la représentation du corps et Roland Sénéca ne déroge pas à cette tradition en le décomposant pour le réimaginer sous formes d'organes, ossements, cellules aux contours oniriques. Ces dessins restent bien souvent des énigmes auxquelles l'artiste tente tout de même de répondre par quelques lignes poétiques qui leur font face.
Résumé : Camil Seneca nous mène presque sans effort du b-a-ba du jeu d'échecs à une compréhension profonde de sa stratégie. Choisissant, dans l'histoire des champions des parties célèbres, il en explique les principes et les thèmes fondamentaux. Il détaille pour nous la science des ouvertures, commente les affrontements entre grands maîtres d'une manière claire et vivante et nous communique ainsi sa passion pour le noble jeu.
De l'attachement de Roland Sénéca au "désir de corps", Claude Louis-Combet dit ceci : "Sénéca s'applique à la dé? nition du corps humain... Les signes qui individualisent sont éliminés... Il ne reste de l'homme qu'un archétype debout dans l'irrévocable et dont les caractères se déchiffrent à partir de la géologie plutôt qu de l'histoire". A la manière d'une carte de géographie, aussi représentative qu'abstraite, les dessins de Roland Sénéca nous proposent de rentrer dans le corps, minéral et fantasque, d'en jouir l'instant d'un verbe.
A la fin d?un dîner entre un banquier et l?un de ses amis, ce dernier s?interroge sur la manière dont ce «gros commerçant et accapareur notable» peut concilier l?exercice de sa profession avec de prétendues convictions anarchistes. Par le biais du dialogue socratique, ce pamphlet fustige les sophismes éhontés d?une bonne société «intellectuelle» qui se pique d?esprit révolutionnaire : la critique évoque irrésistiblement celle de la «gauche caviar».Publié pour la première fois en 1922, Le banquier anarchiste est le seul récit au sens strict dont Pessoa soit venu à bout. Il tenait à ce texte au point de le signer de son nom véritable et d?en prévoir la traduction anglaise en espérant pour lui une «carrière» européenne.
Dans cette nouvelle inédite d'Henri Thomas, le personnage échappe à son auteur et au carcan de l'intrigue pour vagabonder parmi les souvenirs que lui remémorent le ciel maussade et la mer grise de la petite ville côtière où il séjourne et à travers les fantasmes que lui inspirent la tenancière de l'hôtel et ses voisins de chambre.
Trois voyages : l'Andalousie, la Grèce et, tout récemment, l'Egypte, donnent naissance à trois proses qui sont, comme toujours avec Jaccottet, à la fois de poétiques notations d'instants privilégiés et de graves réflexions sur l'univers méditerranéen. Vignette de Pierre Tal Coat.