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Fade
Sekiguchi Ryoko
ATELIERS ARGOL
16,00 €
Épuisé
EAN :9791094136270
C'est fade" , dit-on. Une phrase banale pour désigner l'absence de goût. Seulement, qu'est-ce que le "fade" ? La cuisine japonaise, avec son tôfu et son riz blanc, est-elle vraiment un modèle du fade, comme on l'entend souvent dire ? Sur ce terme riche en connotations, aussi variées que l'imaginaire qu'il recouvre, Ryoko Sekiguchi propose une thèse singulière : le "fade" est le centre creux de la cuisine française. En explorant le passé de son expression ("il fait fade" ; "je me sens fade"), le nouage délicat du jugement et de la perception et le symbole gustatif de la cuisine japonaise, l'auteur dévoile les émotions qui reposent dans le lexique du "non-goût" , dans toute leur complexité. Ecrivain et traductrice, Ryoko Sekiguchi écrit en japonais et en français. Fille d'une cuisinière, elle partage la passion des fourneaux autant que celle des livres de cuisine. Parmi ses ouvrages : L'Astringent (Argol, 2012), Le Club des gourmets et autres cuisines japonaises (P. O. L, 2013) et Dîner Fantasma (Manuella Editions, 2016).
Qu'est-ce que l'astringent? En France, le mot reste largement méconnu. Au Japon, il connaît une amplitude surprenante. On parlera ainsi d'un "homme astringent" ou de "couleurs astringentes" pour évoquer le bon goût, un certain raffinement. Comment expliquer une telle variété de l'univers astringent? Pour le découvrir, l'auteur nous convie à un parcours éclairé entre l'Orient et l'Occident, qui, du haïku à l'artisanat de l'astringent de kaki, nous introduit à l'étonnante richesse d'un "goût", tant esthétique que gustatif.
C'est un livre sur les voix, des voix enregistrées qui continuent d'émettre au présent, sur l'expérience de la perte et sur certaines ondes qui nous touchent.
Résumé : Le personnage erre dans le marché. Ou plutôt, dans deux marchés. Et se transforme lui-même en texte - en lisant. Il s'agit ici de l'expérience physique de la lecture, et des modes de citation possibles : comment inviter les phrases d'un autre dans son propre texte, ou comment écrire après la lecture d'un livre.
L'ouvrage que nous publions est composé de textes tirés de deux livres japonais traduits par l'auteur elle-même. Il est une sorte d'essai de structure en décomposition qui s'attache à la surface de la langue et du texte. Les textes, tout en suivant les pages, ne se déroulent pas et se superposent en formant à peine une épaisseur de narration, à peine un contenu déterminable. Ils sont projetés sur le même écran en restant indépendants les uns des autres. Hormis le sens interne, c'est-à-dire de chaque unité, de chaque fragment, le livre évoque la réflexion du travail de la traduction, sans doute. Mais il indique aussi la possibilité d'une définition de la poésie. Les textes qui restent comme en surface, sans poids et sans référence, laissent apparaître des mots qui créent chaque fois un temps irremplaçable, conséquence d'une absence de temps et de narration linéaire. S'y joue le défi, néanmoins impossible, de fuir la linéarité. Au fond, ce livre est aussi un essai où les poèmes sont l'incarnation de poèmes par excellence, dans lesquels les mots vivent et parlent des poèmes.
Comment apprendre le goût du saké, cet alcool de riz mal connu des européens. Au long de son parcours initiatique on peut suivre Laurent Feneau vers sa découverte. Pour un novice, ce qu'il était encore il y a quelques voyages au Japon, saké signifiait alcools de bas de gamme, puis grâce à des rencontres, des visites de brasseries, des entretiens avec des producteurs, des goûteurs l'ont guidé, et il a appris et aimé les arômes tout en finesse et sans exubérance, dégusté beaucoup de flacons de toutes origines, jusqu'aux coûteux grands crus. Des années pour découvrir et mettre des mots. Grâce à ce livre, on saura. Depuis la situations des rizières, le degré de polissage des grains de riz, le processus de fermentation, la qualité de l'eau. Les brasseurs de saké au Japon ont un savoir faire traditionnel de plusieurs siècles que l'on peut rapprocher de celui des producteurs de grands vins. Aujourd'hui, des sommeliers, des grands chefs étoilés, des amateurs éclairés ne s'y trompent pas. Le saké est la découverte à ne pas manquer, le récit vivant, passionné et passionnant de Laurent Feneau y contribuera.
La cuisine par Pierre Gagnaire : création, esthétique du goût et émotion. Transgressions reprend les questions de création abordées dans Un principe d'émotions (éd. Argol, 2011), révèle l'intimité de la pensée en oeuvre et le cheminement de l'écriture d'une cuisine unique. Pierre Gagnaire né en 1950 a ouvert son premier restaurant à Saint-Etienne en 1981 puis le second en 1992 où il obtient trois étoiles au Michelin. En 1996, après avoir perdu son restaurant, il s'installe à Paris, et retrouve ses trois étoiles en 1998. Il est aujourd'hui le chef internationalement reconnu pour sa singularité et son inventivité permanente.
Résumé : Usurpée, la mauvaise réputation de l'ail ? Liliane Giraudon et Xavier Girard se sont donné le mot pour dire la gloire de l'ail et son odeur d'infamie. Tous les deux enfants du midi de la France, ils ont une histoire intime, gustative et culturelle avec l'ail qu'ils ont écrite à leur façon, dans un tressage de textes au féminin-masculin. Histoires d'ail en tous genres, miscellanées drôles et savoureuses.