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La fin
Seghers Anna
AUTREMENT
9,00 €
Épuisé
EAN :9782862608570
L'image de ce Zillich le poursuivait, tel qu'il l'avait aperçu la dernière fois, ce matin-là, dans sa ferme, et tel qu'il l'avait vu il y avait plus d'un an, jambes écartées, avec sa chemise brune et ses yeux d'oiseau, aigus et indifférents, qui fixaient le visage torturé du prisonnier : et il l'imaginait maintenant marchant sur une grande route, ou assis dans une auberge, ou debout dans la poussière d'un chantier, un homme parmi tant d'autres, impuni, dépouillé de son passé, sans le signe de Caïn." Zillich, un ancien Kapo de camp de concentration, est un jour reconnu par l'une de ses victimes. Devant le danger imminent que représente cette rencontre, il s'enfuit au hasard, obsédé par ce regard qui s'est posé un instant sur lui. Pendant que le déporté lance un avis de recherche contre lui, il erre, travaille comme man?uvre, cache son identité. Mais au fait, qui est-il vraiment : le maître d'hier, ou la bête monstrueuse que l'on traque ? A travers un récit court et percutant, Anna Seghers (1900-1983) pose dramatiquement la question centrale de l'après 1945 en Allemagne : peut-on se purifier du nazisme ?
Quand lui arrivent les informations sur les journées de février 1934 en Autriche, Anna Seghers habite la banlieue parisienne. Elle a quitté l'Allemagne au lendemain de l'incendie du Reichstag. L'émigration ne signifie pas pour elle le refuge dans une tour d'ivoire mais une possibilité de continuer, par la littérature, à combattre. Ce livre donne l'impression d'une caméra qui se déplace sur les lieux mêmes des événements. Anna Seghers rapporte, sans presque jamais les habiller de commentaires, les propos ou conversations des individus rencontrés. Ici, aucune mise en scène des faits, de ce qui les précède et peut les expliquer. La plongée est immédiate. Influencée par le cinéma, cette technique narrative, bien qu'utilisée déjà par Alfred Döblin ainsi que par John Dos Passos, ne manque pas d'originalité pour un type de récit que son auteur veut politique. Anna Seghers a retracé avec une imagination, une ardeur et une rapidité stupéfiantes la dernière des phases à la fois glorieuses et désespérantes des luttes du mouvement ouvrier dans l'Europe du XXe siècle. Pilonné par la police de Daladier dans le cadre des opérations de police visant à détruire les organisations du PCF, ce livre est longtemps resté introuvable. Le voilà à nouveau édité, enrichi d'une préface de Lionel Richard et d'un hommage à la traductrice du roman, Jeanne Stem, par Pierre Radvanyi.
Au coeur du roman, trois lieux chargés d'une résonance symbolique : un Berlin quotidien et populaire, la Rhénanie conquérante des grands trusts et, à l'est, les frontières disputées de l'Empire. Tout l'espace territorial de la "germanité" culturelle et politique où se croisent, de 1919 à 1945, les destins de familles emblématiques de la société allemande. Derrière cette saga familiale, cette grande fresque - inspirée de Guerre et Paix - se pose la question qui n'a cessé de hanter l'Allemagne depuis la guerre : comment cela a-t-il pu arriver ? Pourquoi ce peuple, pourquoi ce destin d'exception dont Thomas Mann a cerné, dans son Docteur Faust paru la même année que Les morts restent jeunes (1949), la tragique exemplarité ? Que la "catastrophe allemande" n'ait pas brutalement fait irruption dans l'Histoire, qu'elle résulte au contraire d'une évolution et d'une logique "interprétables" - de l'écrasement de la révolution spartakiste en janvier 1919 à la débâcle de 1945 - tel est le postulat qui rapproche, malgré leurs divergences politiques et intellectuelles, Thomas Mann et Anna Seghers. A l'heure de la réunification allemande, la vision d'Anna Seghers, témoin capital du siècle, la force de son récit épique et la puissance d'évocation de ses personnages, nous confrontent aux permanentes ambiguïtés de l'identité allemande.
Au coeur du roman, trois lieux chargés d'une résonance symbolique : un Berlin quotidien et populaire, la Rhénanie conquérante des grands trusts et, à l'est, les frontières disputées de l'Empire. Tout l'espace territorial de la "germanité" culturelle et politique où se croisent, de 1919 à 1945, les destins de familles emblématiques de la société allemande. Derrière cette saga familiale, cette grande fresque - inspirée de "Guerre et Paix" - se pose la question qui n'a cessé de hanter l'Allemagne depuis la guerre : comment cela a-t-il pu arriver ? Pourquoi ce peuple, pourquoi ce destin d'exception dont Thomas Mann a cerné, dans son "Docteur Faust" paru la même année que "Les morts restent jeunes" (1949), la tragique exemplarité ? Que la "catastrophe allemande" n'ait pas brutalement fait irruption dans l'Histoire, qu'elle résulte au contraire d'une évolution et d'une logique interprétables - de l'écrasement de la révolution spartakiste en janvier 1919 à la débâcle de 1949 - tel est le postulat qui rapproche, malgré leurs divergences politiques et intellectuelles, Thomas Mann et Anna Seghers. À l'heure de la réunification allemande, la vision d'Anna Seghers, témoin capital du siècle, la force de son récit épique et la puissance d'évocation de ses personnages nous confrontent aux permanentes ambiguïtés de l'identité allemande.
Années 1950, à bord du cargo qui les ramène en Europe, Franz Hammer, mécanicien allemand fait la connaissance d'un compatriote, Ernst Triebel, jeune médecin venu assister à un congrès. Au cours de cette traversée, Ernst Triebel se raconte. Encore enfant, il a émigré au Brésil, dans les années 1930, quand ses parents ont fui l'Allemagne. A Rio, il se lie avec une autre enfant d'origine allemande, Maria Luisa. Leur amitié s'enracine, sans que les jeunes gens, réalisent vraiment qu'elle se transforme en amour. La guerre terminée, le père de Triebel décide de retourner en Allemagne. Son pays dévasté a besoin de forces intactes. Il persuade son fils de l'accompagner. Maria Luisa, elle, reste à Rio. Mais l'histoire de cet amour, ardent, magnétique et peut-être funeste, ne s'arrête pas là...
4e de couverture : C'est l'histoire d'une frontière toujours repoussée... Cet atlas inédit offre plus de 100 cartes et documents pour raconter les États-Unis du XVIe siècle à nos jours : ¿ Du XVIe au XVIIIe siècle, la naissance d'un pays : les vagues successives d'immigration et l'expansion territoriale qu'elles engendrent ¿ Au XIXe, les mutations d'une ampleur et d'une rapidité inédites : la jeune Amérique devient une puissance grâce à l'urbanisation, l'industrialisation et une nouvelle immigration ¿ Le XXe siècle est marqué par d'importantes crises auxquelles succèdent une immense prospérité et un rôle géopolitique toujours plus incontournable ¿ Enfin, un XXIe siècle qui débute en révélant des failles dans les institutions et des inégalités grandissantes. Les Américains réussiront-ils à réinventer, une fois de plus, le « rêve américain » ?
Olivia et Emily sont demi-soeurs et vivent une enfance heureuse. Jusqu'au jour où Mo et Pa ont un troisième enfant : Rosie, une vraie peste. Peu à peu, elle parvient à empoisonner l'existence de toute la famille, poussant Olivia et Emily dans leurs derniers retranchements. Comment s'en débarrasser ? Coups bas, manipulations et vengeances : impossible de s'ennuyer avec ces héroïnes aussi cyniques que déjantées.
Chappey Jean-Luc ; Gainot Bernard ; Bertaud Jean-P
«De la volonté de civiliser à celle de domestiquer les peuples, le rêve impérial s'est transformé en entreprise de domination au bénéfice des intérêts français.» Atlas de l'empire napoléonien Plus de 100 cartes et infographies pour comprendre une période charnière de l'histoire de France et de l'Europe, depuis la construction de l'Empire, jusqu'à son effondrement. Une analyse fine et contrastée du projet politique de Napoléon, officiellement inspiré des Lumières mais bâti sur la conquête et le contrôle autoritaire des populations. Dynamiques démographiques, sociales, économiques et culturelles : un tour d'horizon des bouleversements de l'époque. Un héritage pérenne : création du Code civil, développement des voies de communication, réformes de l'administration, modernisation des villes, essor de Paris en capitale impériale... Deux siècles après Waterloo et la chute de l'Empire, cette nouvelle édition dresse le juste portrait d'une époque, au plus près des populations.
Je vous l'accorde, l'élection du roi de la pastèque peut être considérée comme un manque de goût choquant. C'est être irresponsable que de promouvoir le sexe à notre époque. Mais soyons francs : les gens d'ici s'intéressent plus au décompte des graines de la plus grosse pastèque de la ville qu'au Sida ou à ce genre de choses. C'est ce qu'un étranger comme vous ne peut pas comprendre. C'est notre histoire. J'étais donc favorable à chacun des aspects de notre fête, et je le serais encore. C'était notre prospérité. [...] Le roi de la pastèque est symbolique de tout ce que nous avions et de tout ce que nous avons perdu. Et nous nous y accrochons encore, parce que, si nous le perdons, si nous perdons ce souvenir, que nous restera-t-il ? Rien. Nous ne sommes rien qu'une ville comme toutes les autres. C'est ce que votre mère voulait faire de nous. Une ville comme les autres."Le jeune Thomas Rider part à la recherche de ses origines, découvre la vérité sur sa mère, morte à sa naissance, celle par qui le scandale arrive et avec qui meurt le plus grand mythe de la petite ville d'Ashland, le roi de la pastèque. Une histoire désopilante, tendre et brutale au rythme extraordinaire qui s'attache à toute une ville plutôt qu'au seul héros.