Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Le chemin de février
Seghers Anna ; Richard Lionel ; Stern Jeanne
ADEN BELGIQUE
23,40 €
Épuisé
EAN :9782805900013
Quand lui arrivent les informations sur les journées de février 1934 en Autriche, Anna Seghers habite la banlieue parisienne. Elle a quitté l'Allemagne au lendemain de l'incendie du Reichstag. L'émigration ne signifie pas pour elle le refuge dans une tour d'ivoire mais une possibilité de continuer, par la littérature, à combattre. Ce livre donne l'impression d'une caméra qui se déplace sur les lieux mêmes des événements. Anna Seghers rapporte, sans presque jamais les habiller de commentaires, les propos ou conversations des individus rencontrés. Ici, aucune mise en scène des faits, de ce qui les précède et peut les expliquer. La plongée est immédiate. Influencée par le cinéma, cette technique narrative, bien qu'utilisée déjà par Alfred Döblin ainsi que par John Dos Passos, ne manque pas d'originalité pour un type de récit que son auteur veut politique. Anna Seghers a retracé avec une imagination, une ardeur et une rapidité stupéfiantes la dernière des phases à la fois glorieuses et désespérantes des luttes du mouvement ouvrier dans l'Europe du XXe siècle. Pilonné par la police de Daladier dans le cadre des opérations de police visant à détruire les organisations du PCF, ce livre est longtemps resté introuvable. Le voilà à nouveau édité, enrichi d'une préface de Lionel Richard et d'un hommage à la traductrice du roman, Jeanne Stem, par Pierre Radvanyi.
Il tenait à son bleu comme si ce bleu était son destin. Et sans doute était-ce bien son destin. Il fallait qu'il parvienne à en dénicher. On finit toujours par trouver ce qui vous appartient. " Un potier mexicain, fier de son inimitable vaisselle bleue, la vend semaine après semaine sur le marché de Mexico, à une clientèle qui sait l'apprécier. Ne trouvant plus chez son fournisseur habituel " ce bleu, exactement " pour des raisons qui lui semblent lointaines - en quoi la guerre en Europe peut-elle le concerner ? -, il se lancera à sa recherche. La quête dans laquelle il s'engage alors bouleverse sa vie bien réglée et l'entraîne loin de son village, de sa famille et du marché de la capitale. Le héros de cette fable moderne possède ce qu'Anna Seghers appelle la " force des faibles ", cette capacité insoupçonnée de résister au malheur, à l'adversité, qui fonde la dignité humaine. Grâce à elle, il agit d'instinct et triomphe une à une de toutes les épreuves, acquérant ainsi une expérience du monde qui lui permettra désormais de comprendre l'autre, d'échapper à la " force des choses ".
Résumé : Marseille, 1940. Déserteurs, juifs, opposants pourchassés par la Wehrmacht, tous sont acculés sur les rivages de la Méditerranée, en attente d'un embarquement vers la liberté. Le héros de Transit est lui aussi pris dans cette véritable souricière, soumis à l'absurdité administrative et au pouvoir abusif des passeurs. Dans cette terrible atmosphère, il usurpe alors l'identité de Paul Weidel, romancier, et rencontre Marie, en quête désespérée de l'homme qu'elle aime... Dans ce roman à haute portée politique et existentielle, Anna Seghers explore les tourments de l'exil avec une acuité extraordinaire.
Commentaires L'Excursion des jeunes filles qui ne sont plus est le seul livre que je connaisse d'Anna Seghers. C'est un cinéaste, Gaspard Noé, qui me l'a un jour conseillé, me disant qu'il n'avait jamais rien lu d'aussi beau. Eh bien, après m'être exécuté, je ne peux que dire la même chose : je n'ai rien lu d'aussi beau ! Ce roman a été écrit par Anna Seghers dès son arrivée au Mexique alors qu'elle fuyait les horreurs de la Seconde Guerre mondiale. Il retrace, dans une sorte de rêve éveillé, une promenade sur le Rhin effectuée par une classe de jeunes étudiantes. Toute la beauté du monde et toute son atrocité sont résumées dans ces pages : la personnalité complexe et vaine de ces jeunes filles, affreusement banales et si humaines, les nœuds dérisoires des relations qui se tissent au cours d'une existence et que la guerre disperse comme un tas de cendres froides, les destinées curieuses des unes et des autres et l'impitoyable machine à broyer les petites filles à laquelle nous assistons et dont la mécanique ne s'arrête jamais. Ce livre est tissé du fil dont sont faits les songes, de mélancolie, de poésie et de fantastique, comme si la terre du Mexique, l'or du Rhin et toute la compassion de l'auteur s'étaient entremêlés pour donner naissance à cette élégie d'une lucidité et d'une pureté sans égales. --Vincent Ravalec
Soudain Jans se mit à pleurer. Sans raison concrète, il sanglota et enfouit sa figure dans la jupe de Marie. Jansen avait ôté les mains de son visage et tambourinait des doigts sur la table. Les sanglots entrecoupés de Jans faisaient tressaillir son propre visage, et les faibles gémissements dont ils étaient suivis se propageaient dans tout son corps. Marie jeta un coup d'oeil méprisant à ce Martin qui tambourinait du bout des doigts sur la table, enveloppa l'enfant dans les plis de sa jupe et le berça de-ci de-là jusqu'à ce que ses pleurs cessent. Jans aurait aimé continuer à pleurer encore, cela faisait tant de bien d'évacuer ainsi tout l'ennui de cette journée morose et gâchée, mais sa tête se mit à lui faire mal, ce que ne compensa pas le bonheur de pleurer."
Le voyage, le vrai, est toujours une histoire de chemins, où nous perdons forcément pieds. Mais que faire pour s'y retrouver, tâcher de comprendre l'Autre, toujours inaccessible ? Pays renaissant, le Vietnam est en pleine mutation, saisi entre des traditions millénaires et une modernité échevelée. Passer au Sud résulte d'un postulat original, audacieux : un pays est à l'image de sa circulation. A partir de ce fil conducteur sérieux et léger se dessine peu à peu le tableau inédit d'un pays séduisant, loin des clichés du tourisme. Plus proche de l'essai littéraire que des grands récits de voyage, Passer au Sud reste un inclassable. C'est le regard d'un homme qui tantôt observe et tantôt contemple il s'adresse aussi bien aux curieux qu'aux voyageurs ou, simplement, aux amateurs de littérature. C'est que nous sommes précisément au coeur du voyage, et comme le Vietnam lui-même, à la croisée des chemins.
Rocker Rudolf ; Chomsky Noam ; Baillargeon Normand
Rudolf Rocker (1873-1958) est l'une des figures les plus marquantes de l'anarchisme du XXe siècle. Il a exercé une immense influence sur un grand nombre de militants et de théoriciens libertaires ultérieurs, notamment Noam Chomsky. Rédigé à la demande d'Emma Goldman en pleine guerre civile espagnole, avec l'ambition de faire connaître à un large public les idéaux qu'elle incarnait et les moyens qu'elle mettait en oeuvre pour les atteindre, Anarcho-Syndicalism: Theory and Practice est paru à Londres en 1938. L'ouvrage donne une présentation exemplaire de l'anarchosyndicalisme, de son histoire, de ses méthodes et de ses finalités, une présentation qui dépasse à ce point son simple objectif ponctuel de vulgarisation qu'il est désormais, avec raison, tenu pour un des classiques de la théorie anarchiste. La traduction inédite qui en est proposée ici a été réalisée par Normand Baillargeon. Elle est précédée d'une substantielle introduction du traducteur et suivie d'une riche bibliographie qui replacent l'auteur dans son époque et l'oeuvre dans son contexte.
Résumé : "La maladie du XXIe siècle, c'est le stress !" C'est la terrible réalité que le docteur Hans Krammisch et son collègue le docteur Staf Henderickx constatent chaque jour. Ces deux médecins exercent tous deux depuis plus de 30 ans. "Quand j'ai commencé mon métier, je soignais des patients qui avaient la silicose, la maladie des mineurs ou d'autres maladies "classiques" liées au monde du travail" se souvient le docteur Krammisch. Mais aujourd'hui "la nouvelle maladie professionnelle qui frappe en silence, c'est le stress." Staf Henderickx et Hans Krammisch ont voulu montrer le vrai visage de ce redoutable ennemi en brossant les portraits d'hommes et femmes, ouvriers, routiers, secrétaires, manutentionnaires, commerciaux, facteurs, cadres et même managers qui souffrent de maladies causées par le stress subi sur leur lieu de travail. Ces témoignages forment un panorama inquiétant des conditions de travail néfastes qui se généralisent au détriment de la santé physique et psychique des travailleurs. Les entreprises usent rapidement leurs ressources humaines et s'en débarrassent pour les remplacer par de la chair fraîche sans payer le coût social et humain de ces nouvelles méthodes d'organisation du travail. Les médecins Krammisch et Henderickx organisent la riposte...
Le temps viendra-t-il où le Congo surmontera la malédiction de ses richesses? La dictature de Mobutu avait été un frein à l'exploitation du cobalt, de l'or, du diamant: pour les prédateurs, il était urgent d'ouvrir les immenses réserves congolaises aux prospecteurs et aux aventuriers. Dans le même temps, les pays voisins - Rwanda, Ouganda, Zimbabwe - rêvaient de bâtir leur développement sur les ressources puisées chez leur voisin. Mais Laurent-Désiré Kabila, le tombeur de Mobutu, qui aurait dû être le fondé de pouvoir de ce vaste projet régional, ne tarda pas à renier ses promesses. Telle fut la raison profonde de l'éclatement du conflit. Depuis l'assassinat de Kabila, en janvier 2001, l'équation a changé: au nom de l'ouverture, le pays s'est soumis aux institutions financières internationales, les promesses d'assistance se sont multipliées, les prédateurs ont subi de fortes pressions. Car, après le 11 septembre, il importe que l'ordre règne dans les banlieues du monde, et les grandes puissances - Etats-Unis, France, Grande-Bretagne - s'y emploient. Mais si les rôles ont été redistribués, si de nouveaux acteurs sont apparus, les ambitions demeurent, et les intérêts des populations continuent de passer au second plan. Les accords de paix de Sun City ont ouvert la voie aux élections démocratiques, que le peuple congolais attendait depuis si longtemps. Mais c'est une autre histoire qui s'est posée et que nous décode ici Colette Braeckman, jusqu'aux derniers rebondissements de janvier 2009. Biographie de l'auteur Braeckman est journaliste, membre de la rédaction du journal belge francophone "Le Soir", chargée de l'actualité africaine Elle est également chroniqueuse dans des revues et magazines, dont "Le Monde Diplomatique".