
L'apologie de Mendelssohn
Jérusalem, livre majeur de Moses Mendelssohn, est une apologie du judaïsme. Apologie dans le sens de Socrate : sommé de répondre aux accusations des hommes de la cité, Mendelssohn, le " Socrate de Berlin ", doit répondre de soi. Peut-on être juif et éclairé à la fois ? Le juif des Lumières est-il pensable ? Peut-il exister ? Face à la critique moderne du judaïsme - celle qui trouve sa formulation la plus accomplie dans le Traité théologico-politique de Spinoza -, Mendelssohn formule une réponse fondamentale, inaugurant ainsi la pensée juive moderne. Entendre cette réponse nécessite une lecture attentive de Jérusalem. Inspiré par la leçon de Franz Rosenzweig et d'Emmanuel Lévinas, et dans le sillage de l'enseignement de Benny Lévy, L'Apologie de Mendelssohn tente une telle lecture. Lecture sensible au retour à Platon s'opérant discrètement dans le penser de Mendelssohn : le Platon dialoguant, celui attaché à la vérité d'existence plutôt qu'à l'exactitude mathématico- logique. Mais lecture sensible aussi au retour à la sagesse des maîtres d'Israël qui s'opère nettement au sein de Jérusalem. Sagesse qui sait penser le commandement divin non pas comme loi politique mais comme possibilité singulière d'accorder vie et vérité. Sagesse permettant ainsi de repenser le sens de l'élection d'Israël et son rapport à l'universalisme. Mendelssohn a-t-il su rester fidèle à l'enseignement des maîtres d'Israël ? A-t-il pu accorder jusqu'au bout élection et universalisme ? Question ultime que pose L'Apologie de Mendelssohn, permettant enfin d'examiner les limites qu'il impose à la pensée juive dans son oeuvre.
| SKU: | 9782864329749 |
| wmi_id_distributeur: | Not set |
| Is Salable (from plugin): | Yes (In Stock) |
| Is Salable (direct MSI check): | Yes (In Stock) |
| Distributor Name: | Par défaut |
| Availability Value: | 0 |
| Availability Label: | Epuisé |
| Match Result: | |
| Default Availability (Config): | 0 - Epuisé |
| Raw Config Mapping: |
Array
(
[_1772119784121_121] => Array
(
[id] => 12707000
[name] => 12707000
[availability] => 1
[activation_attribute] => 1
)
)
|
| EAN | 9782864329749 |
|---|---|
| Titre | L'apologie de Mendelssohn |
| Auteur | Schonfeld Eli |
| Editeur | VERDIER |
| Largeur | 140 |
| Poids | 183 |
| Date de parution | 20180405 |
| Nombre de pages | 123,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Ecrits juifs
Mendelssohn Moise ; Schonfeld Eli ; Honigmann JohaMoses Mendelssohn (1729-1786) fut un penseur "d'entre les mondes" ; philosophe, remarquable écrivain de langue allemande, traducteur de Rousseau et de la Bible, il fut encore, en langue hébraïque, un exégète affûté, sensible aux aspérités de la lettre scripturaire comme aux idées. Il se soucia, sans sacrifier l'un pour l'autre, des deux mondes, du juif et de l'allemand (et, au-delà, de l'européen) ; souvent, il dut s'interposer entre eux. Inquiet de la pérennité de son peuple, de son bonheur et de son honneur, il fut encore soucieux du "salut universel", du bonheur des hommes à la lumière de la raison ; il ne balança pas entre elle et la révélation, mais voulut les voir réconciliées, alliées. Le "Socrate de Berlin" - comme on le surnomma après la parution de son Phédon (1767) - fut le même qui se consacra des années durant à traduire la Bible hébraïque en allemand avec un commentaire ; le même enfin qui fit paraître Jérusalem, ce livre majeur qui inaugura la pensée juive moderne. "Entre les mondes" - c'est dire aussi qu'il s'exposa aux critiques et récriminations, les uns l'accusant d'opiniâtreté judaïque, les autres au contraire de promouvoir l'assimilation des Juifs à l'Europe des Lumières. Quoiqu'il répugnât à la polémique, il dut se défendre. Ce sont ces visages de Mendelssohn que nous présentons ici ; l'un, farouche, à travers la correspondance polémique avec Lavater et Bonnet ; un autre, hospitalier mais sévère, à travers la correspondance sur le noahisme avec Jacob Emden ; un dernier enfin, plus serein, presque paternel, qui se dessine tout le long de l'introduction à sa traduction de la Bible mosaïque.ÉPUISÉVOIR PRODUIT17,20 € -

Amazonie. Sur les traces d'un aventurier disparu
Schonfeld EliottEn 1950, un explorateur de 23 ans disparaît en pleine jungle amazonienne alors qu'il tentait de traverser seul la Guyane française d'ouest en est. Il s'appelait Raymond Maufrais. De lui, on ne retrouva que son carnet de voyage, perdu, au milieu de la forêt. La découverte de ce texte bouleversant conduit Eliott Schonfeld à retenter cette expédition extrême. Il s'enfonce ainsi dans la jungle, soixante-dix ans après Maufrais. Face aux mêmes dangers, étreint par les mêmes émotions, le jeune aventurier partage le même rêve fou que son aîné : vivre dans la jungle, quitter la civilisation qui détruit le monde sauvage.ÉPUISÉVOIR PRODUIT8,70 € -

Svalbard, trois givrés dans le cercle polaire
Hillat Flavien ; Schonfeld EliottDes conditions climatiques extrêmes, la menace des ours polaires, un désert de glace, une odyssée hors du temps... Situé au nord de la Norvège, le Svalbard est l'archipel le plus septentrional du monde... C'est là que Flavien, Vincent et Thomas ont fait le pari fou de défier les éléments pendant cinq semaines ! Comment préparer une expédition dans le cercle polaire ? Comment cohabiter à trois durant cinq semaines dans une toute petite tente ? Comment tirer un traîneau de 130 kilos à dos d'homme ? Comment préserver ses orteils des engelures par - 40 °C ? Comment dormir à proximité des ours polaires ? Comment continuer à avancer dans une tempête de neige ? ... De morceaux de bravoure en détails d'un quotidien glacial, de moments de découragement en fous rires complices, Flavien Hillat dépeint avec authenticité l'extraordinaire aventure qu'il a vécue avec ses deux compagnons de route en partant à la conquête des mystérieux glaciers du Svalbard. A leurs côtés, lancez-vous dans une aventure hors du commun.ÉPUISÉVOIR PRODUIT7,70 € -

Lettre restante. Kafka et le néant du judaïsme
Schonfield EliQue reste-t-il lorsque rien ne reste ? Question lancinante, par laquelle il est possible d'aborder la vie, l'oeuvre, l'écriture de Kafka, pour penser son rapport à son judaïsme. Une plaisanterie ? Kafka le laisse parfois entendre, qui accueille la question posée dans une lettre par Milena : " Etes-vous juif ? " avec un éclat de rire. L'angoisse d'être juif malgré tout alors qu'on l'est si peu ? La peur, récurrente, qu'une lettre se perde, comme si tout s'y trouvait contenu ? Comme si le reste était une lettre (la lettre K. par exemple), perdue mais pas abolie, animée d'un imprévisible mouvement. Ou bien encore une sensibilité à la langue, tchèque ou allemande, réveillée ensuite par la découverte théâtrale du yiddish ? Langue étrange mais pas étrangère ; langue ressentie avant d'être comprise. Kafka y entendit, tremblant, quelque chose, qui le poussa à apprendre vers la fin de sa vie l'hébreu et à couvrir des pages entières de cahiers de mots en lettres carrées en regard de leur signification en allemand. Eli Schonfeld scrute, avec une attention patiente et vive, ce cheminement dans les langues menant à la langue, trajet qui prend chez Kafka la forme d'un retour à la lettre qui " seule, unique, reste ".ÉPUISÉVOIR PRODUIT13,00 €
Du même éditeur
-
Robinson de Guadix. Une adaptation de l'épître d'Ibn Tufayl, Vivant fils d'Eveillé
Brenet Jean-Baptiste ; Daoud KamelVoici l'histoire d'un homme sur une île déserte, élevé sans père ni mère, qui découvre par sa raison seule la vérité de l'univers entier, puis qui rencontre un autre homme, religieux mais sagace, venu d'une terre voisine. Une "sorte de Robinson psychologique", écrivait Ernest Renan à propos du livre. Ecrit en arabe au XIIe siècle par le penseur andalou Ibn Tufayl, né à Guadix, Vivant fils d'Eveillé est un chef-d'oeuvre de la philosophie. Il dévoile sous la forme d'un conte les secrets de la "sagesse orientale". Traduit en latin en 1671, il connaîtra un immense succès dans l'Europe des lettres. Jean-Baptiste Brenet en propose ici une adaptation qui donne la parole au personnage principal." Préface de Kamel Daoud.ÉPUISÉVOIR PRODUIT14,50 € -
Pense aux pierres sous tes pas
Wauters AntoineDans un pays dont on ignore le nom, où se succèdent des dictateurs qui tentent de le moderniser, une soeur et son frère jumeau vivent à la ferme de leurs parents, au milieu des plaines. Marcio travaille aux champs avec le père, un homme violent, tandis que Léonora s'occupe de la maison avec sa mère. Ils ont douze ans à peine et leur complicité semble totale, leurs jeux interdits irrépressibles. Mais un soir, alors que leurs corps se rapprochent doucement dans le fenil, le père surgit et voit se confirmer ce qu'il a toujours suspecté. Tandis qu'un nouveau coup d'Etat vient de se produire, les parents décident de séparer les jumeaux. Commence alors un combat long et incertain, celui de la réinvention de soi et de la quête obstinée de liberté.ÉPUISÉVOIR PRODUIT15,00 € -
La mort à vif. Essai sur Paul de Tarse
Lévy RenéPaul, ou Saül de Tarse, ou saint Paul ; par la puissance spéculative et la vigueur du verbe, le vrai fondateur du christianisme. A Jérusalem, il fut l'élève du plus grand des maîtres, Rabban Gamliel. Zélateur farouche, persécuteur des nazaréens, il cachait mal une inquiétude grandissante ; la crise éclata sur la route de Damas, ce fut la révélation. Paul avait vingt-cinq ans. De persécuteur, il devint apôtre. Nourri de culture hébraïque, parlant grec, Paul livre un texte souvent obscur, comme si l'hébreu, par une pression souterraine, en défigurait le sol. Son discours sur la Loi (Torah), crucial et si moderne, en est un exemple, mais encore ses doctrines de la mort et de la résurrection, et de la grâce. Dans notre essai, nous avons voulu, par-delà des siècles de théologie et d'études néotestamentaires, remonter à la source ; la source pharisienne, le Midrach et la Michna. Nous nous sommes gardés autant que possible des points de vue rétrospectifs et nous nous sommes, pour ainsi dire, transportés jusqu'à lui sans bagages. Là, nous avons découvert combien la question messianique agite l'histoire occidentale, et gît encore au coeur de tout véritable humanisme.ÉPUISÉVOIR PRODUIT22,00 € -
Nos cabanes
Macé MarielleVite, des cabanes. Pas pour s'isoler, vivre de peu, ou tourner le dos à notre monde abîmé ; mais pour braver ce monde, l'habiter autrement : l'élargir. Marielle Macé les explore, les traverse, en invente à son tour. Cabanes élevées sur les ZAD, les places, les rives, cabanes de pratiques, de pensées, de poèmes. Cabanes bâties dans l'écoute renouvelée de la nature - des oiseaux qui tombent ou des eaux qui débordent -, dans l'élargissement résolu du " parlement des vivants ", dans l'imagination d'autres façons de dire nous.ÉPUISÉVOIR PRODUIT8,00 €
De la même catégorie
-
Le banquet
ALIGHIERI DANTEComposé peu avant et pendant la rédaction de sa Divine Comédie , Le Banquet est la troisième grande oeuvre que Dante (1265-1321) rédigea en italien, parallèlement à ses discours en latin. Le festin auquel il convie ses lecteurs est en réalité un manuel de sagesse et de réflexion, où l'on retrouve à la fois son art poétique, sa conception de l'amour et son cheminement spirituel, nourris de lectures antiques (Platon, Aristote, Boèce, Cicéron) et théologiques (la patristique, la scolastique et l'école arabo-andalouse). Admirablement moderne par sa structure, fondé sur un commentaire allégorique de trois chansons d'amour, cet essai révèle la dimension philosophique du plus grand visionnaire de la poésie occidentale. "Si l'oeuvre présente, qui est intitulée Le Banquet selon mes voeux, contenait une matière plus élaborée que la Vita Nuova , je ne veux nullement déprécier la précédente, mais au contraire en augmenter la valeur par la présente. En constatant que si la première était fervente et passionnée, il convient que cette seconde soit tempérée et mûrie. Car il convient de parler et d'oeuvrer autrement à un âge qu'à un autre. (...) Je prie mes convives, si Le Banquet n'était pas digne de son annonce, de ne pas l'imputer à ma volonté, mais à mes limites. Mon désir d'un partage parfait et généreux devra ici apparaître". René de Ceccatty a traduit la totalité de l'oeuvre italienne de Dante ( La Divine Comédie, Points, 2017 et La Vita nuova et autres poèmes , Points, 2019). Il a obtenu le prix Dante-Ravenna pour sa traduction de La Divine Comédie . Composé peu avant et pendant la rédaction de sa Divine Comédie , Le Banquet est la troisième grande oeuvre que Dante (1265-1321) rédigea en italien, parallèlement à ses discours en latin. Le festin auquel il convie ses lecteurs est en réalité un manuel de sagesse et de réflexion, où l'on retrouve à la fois son art poétique, sa conception de l'amour et son cheminement spirituel, nourris de lectures antiques (Platon, Aristote, Boèce, Cicéron) et théologiques (la patristique, la scolastique et l'école arabo-andalouse). Admirablement moderne par sa structure, fondé sur un commentaire allégorique de trois chansons d'amour, cet essai révèle la dimension philosophique du plus grand visionnaire de la poésie occidentale. "Si l'oeuvre présente, qui est intitulée Le Banquet selon mes voeux, contenait une matière plus élaborée que la Vita Nuova , je ne veux nullement déprécier la précédente, mais au contraire en augmenter la valeur par la présente. En constatant que si la première était fervente et passionnée, il convient que cette seconde soit tempérée et mûrie. Car il convient de parler et d'oeuvrer autrement à un âge qu'à un autre. (...) Je prie mes convives, si Le Banquet n'était pas digne de son annonce, de ne pas l'imputer à ma volonté, mais à mes limites. Mon désir d'un partage parfait et généreux devra ici apparaître". René de Ceccatty a traduit la totalité de l'oeuvre italienne de Dante ( La Divine Comédie, Points, 2017 et La Vita nuova et autres poèmes , Points, 2019). Il a obtenu le prix Dante-Ravenna pour sa traduction de La Divine Comédie .ÉPUISÉVOIR PRODUIT24,00 € -
Ethique à l'usage de mon fils
Savater FernandoRésumé : " Ce livre n'est pas un manuel d'éthique destiné aux candidats bacheliers. Il ne parle ni des auteurs importants ni des grands courants historiques de la théorie morale. Et je n'ai pas cherché à mettre l'impératif catégorique à la portée de tous les publics. Ce n'est pas non plus un catalogue de réponses moralisatrices aux problèmes que nous rencontrons tous les jours dans le journal ou dans la rue, de l'avortement à l'objection de conscience en passant par les préservatifs. L'éthique n'a jamais permis de trancher un débat, même si son rôle est de les ouvrir tous. Ce livre ne prétend pas être autre chose qu'un livre personnel et subjectif, comme les rapports existant entre un père et son fils ; et par là-même universel, comme la relation père-fils, la plus ordinaire. Il a été pensé et écrit pour être lu par des adolescents : il n'apprendra sans doute pas grand-chose à leurs maîtres. Son objectif n'est pas de fabriquer des esprits bien-pensants (et encore moins mal tournés), mais de stimuler une pensée libre ".EN STOCKCOMMANDER15,90 € -
La plus belle histoire du bonheur
Comte-Sponville André ; Delumeau Jean ; Farge ArleLa vie ne vaudrait d'être vécue, dit-on, que si elle apporte le bonheur. Mais que signifie être heureux ? Y a-t-il des recettes au bien-être ? Où se niche le bonheur ? Dans l'argent ? La réussite personnelle ? La santé ? Les plaisirs ? L'espérance d'un jour meilleur ? Est-il dans ce que nous avons ou dans ce que nous sommes ? De la pensée antique à nos frustrations modernes, en passant par l'invention du paradis, on verra avec les regards croisés du philosophe, du croyant et de l'historien, comment l'idée du bonheur a évolué au fil du temps, et combien son histoire mouvementée peut nous aider à mieux vivre aujourd'hui.André Comte-Sponville : philosophe, a publié de nombreux ouvrages sur l'éthique et la question du bonheur. Jean Delumeau : professeur honoraire au Collège de France, est spécialiste de l'histoire des mentalités religieuses. Arlette Farge : historienne et spécialiste du XVIIIe siècle.ÉPUISÉVOIR PRODUIT6,70 € -
L'oeil et l'esprit
Merleau-Ponty MauriceLa science manipule les choses et renonce à les habiter. Elle s'en donne des modèles internes et, opérant sur ces indices ou variables les transformations permises par leur définition, ne se confronte que de loin en loin avec le monde actuel. Elle est, elle a toujours été, cette pensée admirablement active, ingénieuse, désinvolte, ce parti pris de traiter tout être comme «objet en général», c'est-à-dire à la fois comme s'il ne nous était rien et se trouvait cependant prédestiné à nos artifices.Mais la science classique gardait le sentiment de l'opacité du monde, c'est lui qu'elle entendait rejoindre par ses constructions, voilà pourquoi elle se croyait obligée de chercher pour ses opérations un fondement transcendant ou transcendantal. Il y a aujourd'hui - non dans la science, mais dans une philosophie des sciences assez répandue - ceci de tout nouveau que la pratique constructive se prend et se donne pour autonome, et que la pensée se réduit délibérément à l'ensemble des techniques de prise ou de captation qu'elle invente. Penser, c'est essayer, opérer, transformer, sous la seule réserve d'un contrôle expérimental où n'interviennent que des phénomènes hautement «travaillés», et que nos appareils produisent plutôt qu'ils ne les enregistrent. De là toutes sortes de tentatives vagabondes. Jamais comme aujourd'hui la science n'a été sensible aux modes intellectuelles. Quand un modèle a réussi dans un ordre de problèmes, elle l'essaie partout. Notre embryologie, notre biologie sont à présent toutes pleines de gradients dont on ne voit pas au juste comment ils se distinguent de ce que les classiques appelaient ordre ou totalité, mais la question n'est pas posée, ne doit pas l'être. Le gradient est un filet qu'on jette à la mer sans savoir ce qu'il ramènera. Ou encore, c'est le maigre rameau sur lequel se feront des cristallisations imprévisibles. Cette liberté d'opération est certainement en passe de surmonter beaucoup de dilemmes vains, pourvu que de temps à autre on fasse le point, qu'on se demande pourquoi l'outil fonctionne ici, échoue ailleurs, bref que cette science fluente se comprenne elle-même, qu'elle se voie comme construction sur la base d'un monde brut ou existant et ne revendique pas pour des opérations aveugles la valeur constituante que les «concepts de la nature» pouvaient avoir dans une philosophie idéaliste.ÉPUISÉVOIR PRODUIT9,50 €








