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Le Royaume-Uni doit-il sortir de l'Union européenne
Schnapper Pauline
DOC FRANCAISE
9,00 €
Épuisé
EAN :9782110094643
L?appartenance du Royaume-Uni à l?Union européenne a toujours été problématique. Son attitude par rapport au projet européen est marquée, dès l?origine, par une profonde ambivalence : si elle s?est finalement rapprochée de l?Europe communautaire, c?est un pragmatisme, suite à l?échec de son projet d?espace économique de libre-échange et face au succès grandissant de la construction européenne. Son adhésion elle-même n?a pas été facilement acquise, tant elle suscitait l?opposition obstinée du Général de Gaule. Dès après son adhésion, elle n?a pas hésité à montrer sa différence, en réclamant un "rabais budgétaire" et en défendant des positions libérales et atlantistes. Dans les grandes étapes de la construction européenne (Schengen, euro, union bancaire, gouvernance économique?). Depuis la survenue de la crise, les sujets de désaccords avec les institutions communautaires se sont mêmes multipliées au point que les dirigeants britanniques envisageant aujourd?hui de soumettre lors d?un référendum populaire la question de l?appartenance de leur pays à l?Union européenne.
Quel avenir pour la sécurité européenne après la fin de la guerre froide ? Comment la définir, quelles institutions lui donner lorsque l'ennemi soviétique, autour duquel s'était construite l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord, a disparu ? Quel rôle pour l'Union européenne ? Ces questions ont été posées dans toutes les capitales européennes dans les années 1990, mais avec une acuité particulière à Londres, qui avait toujours misé en priorité sur sa " relation spéciale " avec les Etats-Unis et sur son rôle politique et militaire au sein de l'OTAN, et ce livre examine la réponse britannique à ces interrogations. La politique de sécurité britannique a été marquée par une forte continuité entre 1990 et 1997, sous les gouvernements Major et Thatcher. Tous se sont efforcés de maintenir la suprématie d'une OTAN rénovée et réformée, et se sont opposés avec vigueur aux projets franco-allemands de défense européenne en dehors de l'OTAN, notamment au cours des négociations sur le traité de Maastricht. Le changement de gouvernement en 1997 et le retour du parti travailliste au pouvoir a considérablement modifié cette attitude, Tony Blair acceptant en 1998 pour la première fois le principe d'une force militaire commune pour les cas où les Etats-Unis ne souhaiteraient pas intervenir dans un conflit en Europe. Une ère nouvelle pour la sécurité européenne s'ouvre-t-elle pour autant ?
2001: Dominique Schnapper, pour l'importance et la qualité de ses travaux sur la République et la démocratie, est nommée au Conseil constitutionnel. Etrangère au sérail politique d'où sont traditionnellement issus tous les membres, elle est la première sociologue dans l'histoire de l'institution. Neuf ans durant, elle tient le journal de cette expérience unique: nulle révélation sur les hommes du Conseil, ni sur le secret des délibérations, mais une réflexion sans pareille sur le fonctionnement de notre démocratie. On pourrait croire, en effet, que le Conseil est l'institution suprême. Créé en 1958, il rompt avec la tradition française puisqu'il doit contrôler l'activité parlementaire au nom du respect de la Constitution alors que les Assemblées avaient toujours été souveraines. Toutefois, la place protocolaire médiocre des conseillers rappelle la réticence de De Gaulle à créer cette instance de validation ultime de la constitutionnalité du pouvoir dans son exercice. C'est petit à petit, sans éclats et avec ténacité, que le Conseil s'est imposé, notamment par la continuité de son action assurée par le secrétariat général et fondée sur la référence à la jurisprudence, ce corpus des décisions antérieures constitué et rappelé par le service des juristes, qui préparent les dossiers pour les conseillers. Ainsi le Conseil peut fonctionner malgré l'extrême diversité de la culture juridique et constitutionnaliste de ses membres. Des sociologues se sont faits boxeur, vagabond ou joueur de poker, afin d'observer de l'intérieur un milieu particulier: c'est la sociologie participante. Dominique Schnapper, au cours de sa mandature, a été l'une des neuf voix qui décidèrent de la constitutionnalité de nos lois. Elle a en cela inventé une sorte de participation sociologique.
Pourquoi considère-t-on la Grande-Bretagne comme le "mauvais élève" de la classe européenne, toujours réticent, toujours critique, qui, depuis les années 1950 jusqu'à aujourd'hui, a refusé de s'engager dans les projets d'intégration de l'Union européenne ? L'arrivée de Tony Blair au pouvoir va-t-elle changer cet état de fait ? Pour répondre à ces questions, il faut revenir aux sources d'un double malentendu entre Britanniques et continentaux : ceux-ci refusent souvent de voir la logique à l'oeuvre dans l'attitude britannique (même si celle-ci ne se laisse pas toujours clairement distinguer) et négligent un certain nombre de facteurs spécifiques à ce pays. Les Britanniques, de leur côté, ont sous-estimé et mal compris la portée du processus d'intégration européenne entamé dans les années 1950. Pour comprendre comment on a abouti à ces malentendus réciproques, il est indispensable de mettre l'accent sur des facteurs proprement britanniques, qui sont à l'origine d'une scène politique interne particulière : le poids de l'histoire et peut-être de la géographie ne doit pas être négligé. Il faut revenir aussi sur les mythes fondateurs qui ont forgé la nation anglaise et le nationalisme britannique, qui se sont définis en opposition par rapport au continent pendant des siècles, abrités derrière un fort sentiment de supériorité. De cette histoire particulière découle une culture politique peu encline à une participation dénuée d'arrière-pensées à la construction européenne, qui explique la violence des passions et débats que continuent à susciter, outre-Manche, les questions européennes et dont Tony Blair, si populaire soit-il, devra tenir compte.
Hartog François ; Schmitt Pantel Pauline ; Schnapp
Résumé : Pierre Vidal-Naquet (1930-2006) aura été sans conteste l'un des plus grands historiens français contemporains : historien de l'Antiquité, historien du monde contemporain, historien de l'histoire aussi. Il fut en même temps un intellectuel engagé : entré en histoire avec la guerre d'Algérie - L'Affaire Audin (1958) a été son premier livre -, il n'aura cessé d'être présent et vigilant, intervenant dans les affaires de la cité sur un mode qui s'inscrit clairement dans la tradition dreyfusarde, aux antipodes des gesticulations médiatiques auxquelles est aujourd'hui trop souvent identifiée la figure de l'" intellectuel ". C'est parce qu'ils sont convaincus que ce double engagement, scientifique et politique, reste pleinement d'actualité que des amis de Pierre Vidal-Naquet, eux-mêmes historiens, ont pris l'initiative de cet ouvrage. Ils ont réuni les témoignages de plusieurs de ceux qui ont partagé avec lui des engagements politiques et des choix intellectuels, qui directement ou indirectement ont travaillé avec lui. Ils éclairent les différentes facettes d'une ?uvre et d'un itinéraire singuliers : l'intellectuel citoyen, l'historien de l'Antiquité, l'historien du judaïsme.
Ce rapport de la Cour des comptes vise à identifier les principaux axes de la réforme de gestion de l'Institut de France constitué de cinq académies. La loi de programme pour la recherche du 18 avril 2006 a érigé l'Institut et les Académies en personnes morales de droit public à statut particulier placées sous la protection du Président de la République. La Cour a de nouveau examiné la gestion des institutions du quai de Conti et l'utilisation de leur patrimoine pendant les années 2014 à 2020. Ces institutions se trouvent aujourd'hui confrontées à une situation financière déséquilibrée en raison de négligences de longue date, auxquelles elles n'ont pas remédié depuis le dernier rapport de la Cour, et d'une succession d'évènements récents, parmi lesquels la crise sanitaire et le retrait anticipé de l'Aga Khan du domaine de Chantilly. Le soutien exceptionnel de l'Etat met en évidence l'impérieuse nécessité où se trouvent l'Institut et les académies de réformer leur gestion.