Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
La Grande-Bretagne et l'Europe. Le grand malentendu
Schnapper Pauline
SCIENCES PO
18,50 €
Épuisé
EAN :9782724608076
Pourquoi considère-t-on la Grande-Bretagne comme le "mauvais élève" de la classe européenne, toujours réticent, toujours critique, qui, depuis les années 1950 jusqu'à aujourd'hui, a refusé de s'engager dans les projets d'intégration de l'Union européenne ? L'arrivée de Tony Blair au pouvoir va-t-elle changer cet état de fait ? Pour répondre à ces questions, il faut revenir aux sources d'un double malentendu entre Britanniques et continentaux : ceux-ci refusent souvent de voir la logique à l'oeuvre dans l'attitude britannique (même si celle-ci ne se laisse pas toujours clairement distinguer) et négligent un certain nombre de facteurs spécifiques à ce pays. Les Britanniques, de leur côté, ont sous-estimé et mal compris la portée du processus d'intégration européenne entamé dans les années 1950. Pour comprendre comment on a abouti à ces malentendus réciproques, il est indispensable de mettre l'accent sur des facteurs proprement britanniques, qui sont à l'origine d'une scène politique interne particulière : le poids de l'histoire et peut-être de la géographie ne doit pas être négligé. Il faut revenir aussi sur les mythes fondateurs qui ont forgé la nation anglaise et le nationalisme britannique, qui se sont définis en opposition par rapport au continent pendant des siècles, abrités derrière un fort sentiment de supériorité. De cette histoire particulière découle une culture politique peu encline à une participation dénuée d'arrière-pensées à la construction européenne, qui explique la violence des passions et débats que continuent à susciter, outre-Manche, les questions européennes et dont Tony Blair, si populaire soit-il, devra tenir compte.
Hartog François ; Schmitt Pantel Pauline ; Schnapp
Résumé : Pierre Vidal-Naquet (1930-2006) aura été sans conteste l'un des plus grands historiens français contemporains : historien de l'Antiquité, historien du monde contemporain, historien de l'histoire aussi. Il fut en même temps un intellectuel engagé : entré en histoire avec la guerre d'Algérie - L'Affaire Audin (1958) a été son premier livre -, il n'aura cessé d'être présent et vigilant, intervenant dans les affaires de la cité sur un mode qui s'inscrit clairement dans la tradition dreyfusarde, aux antipodes des gesticulations médiatiques auxquelles est aujourd'hui trop souvent identifiée la figure de l'" intellectuel ". C'est parce qu'ils sont convaincus que ce double engagement, scientifique et politique, reste pleinement d'actualité que des amis de Pierre Vidal-Naquet, eux-mêmes historiens, ont pris l'initiative de cet ouvrage. Ils ont réuni les témoignages de plusieurs de ceux qui ont partagé avec lui des engagements politiques et des choix intellectuels, qui directement ou indirectement ont travaillé avec lui. Ils éclairent les différentes facettes d'une ?uvre et d'un itinéraire singuliers : l'intellectuel citoyen, l'historien de l'Antiquité, l'historien du judaïsme.
Les recherches menées par Antoine Schnapper sur David et la politique ont marqué les études historiques comme l'histoire de l'art de la fin du XXe siècle. Le moment était venu de les revisiter. Au coeur de ces travaux, les contributions au catalogue de l'exposition "David" de 1989 et trois études brèves, mais percutantes, qui balisent les segments capitaux de la vie de l'artiste : l'Ancien Régime, la Révolution, l'Empire. Les analyses d'Antoine Schnapper encadrent et illustrent un moment essentiel de l'histoire de l'art. Au tournant des années 1980, l'analyse formaliste qui dominait les études sur l'art "néoclassique" cède le pas devant un regain d'intérêt pour le contexte historico-politique, et pour la traduction visuelle d'un message politique. David était le personnage idéal à étudier selon cette nouvelle perspective : grand peintre, chef d'école, c'est un des fondateurs de la modernité, qui pense la peinture comme un outil politique au service du peuple. A ses yeux, l'artiste doit mettre en forme l'imaginaire collectif avec les moyens qui lui sont propres. Dès l'époque des Lumières, il s'emploie à la représentation d'idéaux majeurs, qu'il n'aura de cesse, après la Révolution, de mettre en oeuvre, non seulement par son art, mais par son engagement politique.
Résumé : Le vote du Brexit a provoqué un séisme au Royaume-Uni et en Europe dont les ondes de choc n'ont pas fini de se faire sentir. Il a plongé le pays dans un tourbillon d'instabilité que le chaos entourant les négociations sur les modalités de la sortie de l'Union européenne n'a fait que renforcer. Il a remis en question l'idée du Royaume-Uni comme modèle de démocratie parlementaire. Au-delà, le Brexit est aussi le révélateur d'une crise durable entre le système politique et les citoyens qui vaut pour toute l'Europe. Cet ouvrage tente de sortir de l'état de sidération et d'interrogation dans lequel nous sommes aujourd'hui. Comment le Royaume-Uni a-t-il pu basculer dans une crise politique d'une telle ampleur ? Ce délitement de la société et du système politique et médiatique est-il passager ou bien constitue-t-il un point de non-retour ? Quel avenir pour les Britanniques et, au-delà, pour l'Europe dans son ensemble ? Telles sont les questions auxquelles ce livre informé et érudit s'efforce de répondre.
Résumé : L?appartenance du Royaume-Uni à l?Union européenne a toujours été problématique. Son attitude par rapport au projet européen est marquée, dès l?origine, par une profonde ambivalence : si elle s?est finalement rapprochée de l?Europe communautaire, c?est un pragmatisme, suite à l?échec de son projet d?espace économique de libre-échange et face au succès grandissant de la construction européenne. Son adhésion elle-même n?a pas été facilement acquise, tant elle suscitait l?opposition obstinée du Général de Gaule. Dès après son adhésion, elle n?a pas hésité à montrer sa différence, en réclamant un "rabais budgétaire" et en défendant des positions libérales et atlantistes. Dans les grandes étapes de la construction européenne (Schengen, euro, union bancaire, gouvernance économique?). Depuis la survenue de la crise, les sujets de désaccords avec les institutions communautaires se sont mêmes multipliées au point que les dirigeants britanniques envisageant aujourd?hui de soumettre lors d?un référendum populaire la question de l?appartenance de leur pays à l?Union européenne.
Résumé : La pratique diplomatique a connu plusieurs mutations majeures : elle n'est plus l'apanage de l'Etat et de ses agents, elle use d'instruments d'une technicité croissante, elle investit de nouveaux territoires de négociation. Ces changements ont suscité un regain d'intérêt pour l'analyse de la scène diplomatique par de nombreuses disciplines, de la science politique des relations internationales à l'histoire, en passant par la sociologie. Premier Manuel de diplomatie en langue française, cet ouvrage aborde toutes les dimensions de l'institution diplomatique au XXIe siècle, en la situant dans son évolution historique et en présentant ses aspects classiques comme ses nouvelles formes d'expression. Le livre s'organise en trois parties : vecteurs : bilatéralisme, multilatéralisme, négociation et médiation, nouvelles technologies de l'information et de la communication, diplomaties de clubs et de groupes, paradiplomatie, rituels et protocole ; acteurs : Etat, organisations intergouvernementales, régions (sub- et supra-étatiques), parlements et collectivités territoriales, individus ; secteurs : culture, entertainment, environnement, économie et entreprise, expertise, défense et humanitaire.
La manière dont l'Allemagne traite ses habitants [... ] n'est pas plus notre affaire que ce n'est celle d'un autre gouvernement de s'interposer dans nos problèmes". Les mots de Robert Jackson, procureur en chef américain au procès de Nuremberg, sont sans ambages : la répression des crimes racistes commis par les nazis ne saurait ouvrir la voie à un examen international de l'ordre racial qui prévaut alors aux Etats-Unis. L'atteste la définition particulièrement corsetée du crime contre l'humanité adoptée en 1945. A partir d'une enquête sur les lawyers qui, outre-Atlantique, ont jeté les bases du procès, impulsé et conduit les débats, Guillaume Mouralis propose une relecture passionnante de Nuremberg. Il révèle le faisceau des contraintes professionnelles, sociales et culturelles qui ont lourdement pesé sur ce moment expérimental. Il s'interroge finalement sur son legs. Comment a-t-il été mobilisé dans les luttes afro-américaines pour les droits civiques, ou celles, ultérieures, contre la guerre du Vietnam ? Et comment ces appropriations militantes ont-elles marqué l'émergence d'un dispositif judiciaire international ?
Destiné aux étudiants et aux enseignants en relations internationales et en science politique, ainsi qu'aux diplomates et aux journalistes, cet ouvrage se propose d'éclairer la compréhension du monde contemporain à partir des théories des relations internationales. Pédagogique et exhaustif, il rappelle l'environnement intellectuel et historique de cette discipline, présente ses principaux paradigmes, concepts et débats structurants, avant de s'interroger sur les liens entre théorie et pratique, sur les défis que posent les mutations de ce début de XXIe siècle et sur l'état de l'art en France. Chaque chapitre est accompagné de bibliographies commentées qui, jointes à la bibliographie générale, renvoient le lecteur aux textes fondamentaux et de seconde main qui compléteront ce tour d'horizon. Actualisée, cette sixième édition met à jour l'ensemble des analyses et des bibliographies.
Monique Dagnaud est sociologue au CNRS, enseignante à l'EHESS et à l'INA. Sociologue des médias, elle a publié de nombreux ouvrages dont Les Artisans de l'imaginaire, La Teuf, Essai sur le désordre des générations.