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David, la politique et la révolution
Schnapper Antoine ; Griener Pascal
GALLIMARD
39,90 €
Épuisé
EAN :9782070142699
Les recherches menées par Antoine Schnapper sur David et la politique ont marqué les études historiques comme l'histoire de l'art de la fin du XXe siècle. Le moment était venu de les revisiter. Au coeur de ces travaux, les contributions au catalogue de l'exposition "David" de 1989 et trois études brèves, mais percutantes, qui balisent les segments capitaux de la vie de l'artiste : l'Ancien Régime, la Révolution, l'Empire. Les analyses d'Antoine Schnapper encadrent et illustrent un moment essentiel de l'histoire de l'art. Au tournant des années 1980, l'analyse formaliste qui dominait les études sur l'art "néoclassique" cède le pas devant un regain d'intérêt pour le contexte historico-politique, et pour la traduction visuelle d'un message politique. David était le personnage idéal à étudier selon cette nouvelle perspective : grand peintre, chef d'école, c'est un des fondateurs de la modernité, qui pense la peinture comme un outil politique au service du peuple. A ses yeux, l'artiste doit mettre en forme l'imaginaire collectif avec les moyens qui lui sont propres. Dès l'époque des Lumières, il s'emploie à la représentation d'idéaux majeurs, qu'il n'aura de cesse, après la Révolution, de mettre en oeuvre, non seulement par son art, mais par son engagement politique.
Après une longue éclipse, la peinture française du XVIIe siècle est devenue progressivement un objet familier, prisé par les chercheurs, les collectionneurs et les amateurs. On ne compte plus aujourd'hui les monographies, les catalogues d'exposition ou les interprétations subtiles de Vouet, de Poussin, des Le Nain, de Philippe de Champaigne et tant d'autres encore. Mais on sait peu de chose des conditions dans lesquelles furent produites les peintures du Grand Siècle, célèbres ou obscures. On ignore presque tout de la vie matérielle des peintres, de leur rapport au marché et de leurs moyens d'existence. Et tout de l'organisation professionnelle du métier de peintre, en dehors de l'Académie royale de peinture et de sculpture, réservée à une mince élite. C'est ce monde inconnu qu'Antoine Schnapper retrouve et fait revivre. A partir de la situation personnelle des peintres, du modeste doreur jusqu'à l'opulent Le Brun, il restitue les conditions réelles de l'exercice du métier, que masquent les règlements officiels. Il montre qu'on pouvait peindre à Paris et vendre son ?uvre sans posséder les titres requis. Il analyse la gestion de la maîtrise des peintres et des sculpteurs - tantôt autoritaire, tantôt laxiste, souvent complice des contrevenants - et la diversité des patrimoines individuels. Il reconstitue enfin, pour la première fois, les prix des peintures, celles commandées comme celles disponibles sur le marché de l'offre. Cet ouvrage fait découvrir le foisonnement et la richesse d'un métier qu'une vision "académique" universellement acceptée avait trop simplifiés. Le début du règne personnel de Louis XIV voit en effet un accroissement sensible du nombre de peintres à Paris et une hausse du prix des ?uvres, qui entraîne un enrichissement des peintres, enfin reconnus, à la Cour et à la ville, comme des "artistes".
Dominique Schnapper, poursuivant sa réflexion sur la dynamique démocratique et ses vertus dont nous profitons sans en prendre toujours conscience tant elles nous paraissent naturelles, analyse ici ses dévoiements possibles, susceptibles de remettre en question les grands principes qui la fondent...
Résumé : Le vote du Brexit a provoqué un séisme au Royaume-Uni et en Europe dont les ondes de choc n'ont pas fini de se faire sentir. Il a plongé le pays dans un tourbillon d'instabilité que le chaos entourant les négociations sur les modalités de la sortie de l'Union européenne n'a fait que renforcer. Il a remis en question l'idée du Royaume-Uni comme modèle de démocratie parlementaire. Au-delà, le Brexit est aussi le révélateur d'une crise durable entre le système politique et les citoyens qui vaut pour toute l'Europe. Cet ouvrage tente de sortir de l'état de sidération et d'interrogation dans lequel nous sommes aujourd'hui. Comment le Royaume-Uni a-t-il pu basculer dans une crise politique d'une telle ampleur ? Ce délitement de la société et du système politique et médiatique est-il passager ou bien constitue-t-il un point de non-retour ? Quel avenir pour les Britanniques et, au-delà, pour l'Europe dans son ensemble ? Telles sont les questions auxquelles ce livre informé et érudit s'efforce de répondre.
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.
Résumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.
Né en 1265, Dante Alighieri participe à l'administration de Florence, sa ville natale, mais en est banni après une prise de position contre la politique du pape Boniface VIII. Il finit ses jours en exil à Vérone et à Lucques, puis à Ravenne où il meurt en 1321.