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La Grande-Bretagne et la sécurité européenne. 1989-2000
Schnapper Pauline
L'HARMATTAN
26,00 €
Épuisé
EAN :9782747509527
Quel avenir pour la sécurité européenne après la fin de la guerre froide ? Comment la définir, quelles institutions lui donner lorsque l'ennemi soviétique, autour duquel s'était construite l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord, a disparu ? Quel rôle pour l'Union européenne ? Ces questions ont été posées dans toutes les capitales européennes dans les années 1990, mais avec une acuité particulière à Londres, qui avait toujours misé en priorité sur sa " relation spéciale " avec les Etats-Unis et sur son rôle politique et militaire au sein de l'OTAN, et ce livre examine la réponse britannique à ces interrogations. La politique de sécurité britannique a été marquée par une forte continuité entre 1990 et 1997, sous les gouvernements Major et Thatcher. Tous se sont efforcés de maintenir la suprématie d'une OTAN rénovée et réformée, et se sont opposés avec vigueur aux projets franco-allemands de défense européenne en dehors de l'OTAN, notamment au cours des négociations sur le traité de Maastricht. Le changement de gouvernement en 1997 et le retour du parti travailliste au pouvoir a considérablement modifié cette attitude, Tony Blair acceptant en 1998 pour la première fois le principe d'une force militaire commune pour les cas où les Etats-Unis ne souhaiteraient pas intervenir dans un conflit en Europe. Une ère nouvelle pour la sécurité européenne s'ouvre-t-elle pour autant ?
Résumé : Le vote du Brexit a provoqué un séisme au Royaume-Uni et en Europe dont les ondes de choc n'ont pas fini de se faire sentir. Il a plongé le pays dans un tourbillon d'instabilité que le chaos entourant les négociations sur les modalités de la sortie de l'Union européenne n'a fait que renforcer. Il a remis en question l'idée du Royaume-Uni comme modèle de démocratie parlementaire. Au-delà, le Brexit est aussi le révélateur d'une crise durable entre le système politique et les citoyens qui vaut pour toute l'Europe. Cet ouvrage tente de sortir de l'état de sidération et d'interrogation dans lequel nous sommes aujourd'hui. Comment le Royaume-Uni a-t-il pu basculer dans une crise politique d'une telle ampleur ? Ce délitement de la société et du système politique et médiatique est-il passager ou bien constitue-t-il un point de non-retour ? Quel avenir pour les Britanniques et, au-delà, pour l'Europe dans son ensemble ? Telles sont les questions auxquelles ce livre informé et érudit s'efforce de répondre.
Pourquoi considère-t-on la Grande-Bretagne comme le "mauvais élève" de la classe européenne, toujours réticent, toujours critique, qui, depuis les années 1950 jusqu'à aujourd'hui, a refusé de s'engager dans les projets d'intégration de l'Union européenne ? L'arrivée de Tony Blair au pouvoir va-t-elle changer cet état de fait ? Pour répondre à ces questions, il faut revenir aux sources d'un double malentendu entre Britanniques et continentaux : ceux-ci refusent souvent de voir la logique à l'oeuvre dans l'attitude britannique (même si celle-ci ne se laisse pas toujours clairement distinguer) et négligent un certain nombre de facteurs spécifiques à ce pays. Les Britanniques, de leur côté, ont sous-estimé et mal compris la portée du processus d'intégration européenne entamé dans les années 1950. Pour comprendre comment on a abouti à ces malentendus réciproques, il est indispensable de mettre l'accent sur des facteurs proprement britanniques, qui sont à l'origine d'une scène politique interne particulière : le poids de l'histoire et peut-être de la géographie ne doit pas être négligé. Il faut revenir aussi sur les mythes fondateurs qui ont forgé la nation anglaise et le nationalisme britannique, qui se sont définis en opposition par rapport au continent pendant des siècles, abrités derrière un fort sentiment de supériorité. De cette histoire particulière découle une culture politique peu encline à une participation dénuée d'arrière-pensées à la construction européenne, qui explique la violence des passions et débats que continuent à susciter, outre-Manche, les questions européennes et dont Tony Blair, si populaire soit-il, devra tenir compte.
Les recherches menées par Antoine Schnapper sur David et la politique ont marqué les études historiques comme l'histoire de l'art de la fin du XXe siècle. Le moment était venu de les revisiter. Au coeur de ces travaux, les contributions au catalogue de l'exposition "David" de 1989 et trois études brèves, mais percutantes, qui balisent les segments capitaux de la vie de l'artiste : l'Ancien Régime, la Révolution, l'Empire. Les analyses d'Antoine Schnapper encadrent et illustrent un moment essentiel de l'histoire de l'art. Au tournant des années 1980, l'analyse formaliste qui dominait les études sur l'art "néoclassique" cède le pas devant un regain d'intérêt pour le contexte historico-politique, et pour la traduction visuelle d'un message politique. David était le personnage idéal à étudier selon cette nouvelle perspective : grand peintre, chef d'école, c'est un des fondateurs de la modernité, qui pense la peinture comme un outil politique au service du peuple. A ses yeux, l'artiste doit mettre en forme l'imaginaire collectif avec les moyens qui lui sont propres. Dès l'époque des Lumières, il s'emploie à la représentation d'idéaux majeurs, qu'il n'aura de cesse, après la Révolution, de mettre en oeuvre, non seulement par son art, mais par son engagement politique.
Résumé : L?appartenance du Royaume-Uni à l?Union européenne a toujours été problématique. Son attitude par rapport au projet européen est marquée, dès l?origine, par une profonde ambivalence : si elle s?est finalement rapprochée de l?Europe communautaire, c?est un pragmatisme, suite à l?échec de son projet d?espace économique de libre-échange et face au succès grandissant de la construction européenne. Son adhésion elle-même n?a pas été facilement acquise, tant elle suscitait l?opposition obstinée du Général de Gaule. Dès après son adhésion, elle n?a pas hésité à montrer sa différence, en réclamant un "rabais budgétaire" et en défendant des positions libérales et atlantistes. Dans les grandes étapes de la construction européenne (Schengen, euro, union bancaire, gouvernance économique?). Depuis la survenue de la crise, les sujets de désaccords avec les institutions communautaires se sont mêmes multipliées au point que les dirigeants britanniques envisageant aujourd?hui de soumettre lors d?un référendum populaire la question de l?appartenance de leur pays à l?Union européenne.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.