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Figures du Nord. Perceptions et représentations des espaces septentrionaux du Moyen Age au XVIIIe si
Schnakenbourg Eric
PU RENNES
17,00 €
Épuisé
EAN :9782753520707
A la faveur de la dynamique générale de désenclavement du monde entamée dans les derniers siècles du Moyen Age, les Européens commencent à découvrir les régions septentrionales de leur continent. Le Nord froid, hostile et mystérieux émerge à l'horizon. Sa définition géographique longtemps floue se précise peu à peu au XVllle siècle pour désigner la Scandinavie ainsi que les régions arctiques et subarctiques allant du Groenland à la Sibérie. Entre la fin du Moyen Age et le XVllle siècle, la formulation d'interrogations et la construction de stéréotypes sur le Nord génèrent un discours ambigu sans cesse renouvelé. Il évolue en fonction du degré de connaissance, de l'expérience, de la culture et de l'enjeu que représente le traitement de cette région pour ses observateurs. Ainsi, l'imaginaire entourant le monde nordique se décline au fil des siècles sans perdre en intensité, car le Nord autant qu'un objet propre est aussi une toile sur laquelle se projettent des interrogations sur les confins du monde, de l'imaginaire ou de l'humanité. Les représentations du Nord se nourrissent elles-mêmes de leurs fantasmes pour construire un monde ambivalent dans lequel les rigueurs naturelles et le caractère primitif de ses populations n'abolissent ni le mythe de l'Ultima Thulé hyperboréenne aux habitants proches des dieux, ni celui de l'Arcadie nordique au sein de laquelle règne la douceur et la félicité.
Le 10 septembre 1721, les délégations russes et suédoises (une délégation pour chaque pays) réunies à Nystad, au sud-ouest de la Finlande, signaient un traité de paix qui mettait fin à plus de deux décennies de guerre en Europe du Nord. Cette paix marquait le triomphe du tsar Pierre le Grand. La Russie obtenait une large façade maritime sur la Baltique lui assurant la pérennité de Saint-Pétersbourg, "La fenêtre ouverte sur l'Europe" , fondée en 1703. C'était bien toute l'Europe du Nord-Est qui changeait d'époque. Le temps de la Russie était advenu. Mais, plus largement, au-delà de la seule région baltique, la paix de Nystad éteignait le dernier grand foyer de guerre dans l'Europe du début du XVIIIe siècle. Après la paix d'Utrecht en 1713 pour l'Europe de l'Ouest, celle de Passarowitz en 1718 pour l'Europe du Sud-Est, la paix de Nystad parachevait pour l'Europe du Nord un long processus de pacification. En l'espace de huit années (1713-1721), plus d'une douzaine de traités bilatéraux ou multilatéraux avaient formé l'édifice d'une pacification générale du continent. La paix européenne, perpétuelle dans l'idéal ou, du moins, durable, était alors clairement à l'ordre du jour, bien au-delà de la seule cessation des hostilités. Le dialogue entre les différents processus de pacification et les différentes paix permet d'ouvrir une réflexion sur les modifications des frontières européennes, sur les changements de souverainetés, sur les mutations des puissances et, plus largement, sur le nouvel équilibre continental qui se met alors en place. La carte de l'Europe du début des années 1720 était fort différente de ce qu'elle était une décennie plus tôt. Le XVIIIe siècle commençait. Avec le soutien de Nantes Université
Le présent ouvrage centre son étude sur l'émergence et l'affirmation du concept de neutralité dans les relations internationales au XVIIIe siècle. Il s'insère dans l'histoire diplomatique renouvelée de ces dernières décennies. Celleci est non seulement politique, mais aussi culturelle dans la mesure où ce sont les modalités de la prise de décision et l'environnement mental des acteurs de la décision qui sont analysés. La question de la neutralité, objet du livre, n'est pas réductible à l'absence de belligérance. Il s'agit autant d'un choix politique et stratégique que l'expression d'une nouvelle approche des relations internationales dans le cadre chronologique de la deuxième modernité. Le livre montre comment les formes de neutralité sont mises (ou non en pratiques dans les situations concrètes posées par les rapports de force entre puissances européennes sur le continent mais aussi dans l'espace caraïbe. Si quelques études ont déjà été menées, cet ouvrage vient combler un vide historiographique et ouvre des pistes de recherches essentielles pour l'histoire des relations internationales.
Le Centre de Recherches en Histoire Internationale et Atlantique (CRHIA) regroupe les chercheurs et chercheuses en histoire des universités de Nantes et de La Rochelle auxquels se sont joints d'autres spécialistes des sciences humaines et sociales. Depuis plus de 50 ans, et sous différentes appellations, ce laboratoire s'est fixé pour ambition d'explorer les grands domaines des interactions et des interconnexions qui mettent en contact les Hommes dans l'espace atlantique, en Europe et, plus généralement, dans le monde. Ainsi les grands domaines d'enquête portent sur les rencontres, les échanges, les circulations, les transferts, les identités et les altérités, mais aussi sur les rivalités et les affrontements. Les questionnements sont déployés, autant que possible, sur le long terme, de l'Antiquité à nos jours, afin de permettre la rencontre et le dialogue d'historiens et d'historiennes généralement séparés par les barrières académiques. Le changement d'échelle est un autre biais méthodologique essentiel pour saisir au mieux la complexité des phénomènes historiques et leurs répercussions sur les territoires, les sociétés et les Hommes. Ce volume rassemble des articles présentant des doctorats en cours ou récemment soutenus de jeunes chercheurs et chercheuses du CRHIA de Nantes et La Rochelle. Il offre un exemple de renouvellement des objets de recherche et des approches méthodologiques. Les différentes contributions permettent de rendre compte des dynamiques actuelles de la recherche en histoire dans les deux universités à travers quatre grandes thématiques (la guerre et sa violence, la diplomatie, les circulations, les identités) qui sont autant d'éléments fondamentaux des rencontres et des confrontations dans le temps et dans l'espace. Avec le soutien de Nantes Université.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.