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Rencontres et confrontations de l'Antiquité au XXème siècle. La jeune recherche en histoire à Nantes
Schnakenbourg Eric
PU RENNES
22,00 €
Épuisé
EAN :9782753594234
Le Centre de Recherches en Histoire Internationale et Atlantique (CRHIA) regroupe les chercheurs et chercheuses en histoire des universités de Nantes et de La Rochelle auxquels se sont joints d'autres spécialistes des sciences humaines et sociales. Depuis plus de 50 ans, et sous différentes appellations, ce laboratoire s'est fixé pour ambition d'explorer les grands domaines des interactions et des interconnexions qui mettent en contact les Hommes dans l'espace atlantique, en Europe et, plus généralement, dans le monde. Ainsi les grands domaines d'enquête portent sur les rencontres, les échanges, les circulations, les transferts, les identités et les altérités, mais aussi sur les rivalités et les affrontements. Les questionnements sont déployés, autant que possible, sur le long terme, de l'Antiquité à nos jours, afin de permettre la rencontre et le dialogue d'historiens et d'historiennes généralement séparés par les barrières académiques. Le changement d'échelle est un autre biais méthodologique essentiel pour saisir au mieux la complexité des phénomènes historiques et leurs répercussions sur les territoires, les sociétés et les Hommes. Ce volume rassemble des articles présentant des doctorats en cours ou récemment soutenus de jeunes chercheurs et chercheuses du CRHIA de Nantes et La Rochelle. Il offre un exemple de renouvellement des objets de recherche et des approches méthodologiques. Les différentes contributions permettent de rendre compte des dynamiques actuelles de la recherche en histoire dans les deux universités à travers quatre grandes thématiques (la guerre et sa violence, la diplomatie, les circulations, les identités) qui sont autant d'éléments fondamentaux des rencontres et des confrontations dans le temps et dans l'espace. Avec le soutien de Nantes Université.
La Scandinavie doit avant tout être considérée comme une réalité humaine et culturelle dont le noyau regroupe à l'origine le Danemark, la Norvège et la Suède puis, par extension, la Finlande et les dépendances atlantiques, îles Féroé et Islande. Les deux Etats nordiques, la Suède-Finlande et l'ensemble dano-norvégien, qui se constituent au début du XVIe siècle, forment le cadre de trois interrogations couvrant la période qui s'achève en 1815. La première porte sur les mutations internes de chaque pays, la structuration des sociétés par la Réforme luthérienne, la recherche d'équilibres politiques et les transformations économiques. La seconde perspective est l'étude, à l'échelon régional, des relations interscandinaves, avec notamment l'antagonisme entre le Danemark et la Suède, pivot essentiel de l'histoire nordique à l'époque moderne. Enfin, la troisième interrogation doit intégrer une réflexion à l'échelle européenne. Les pays scandinaves connaissent, à des degrés divers au cours de la période moderne, une multiplication et une intensification de leurs échanges avec l'extérieur qui achèvent d'en faire des acteurs à part entière de l'histoire européenne. Toutes ces grandes évolutions se déclinent selon des chronologies et des modalités propres qui, d'une part, constituent l'originalité scandinave et, d'autre part, manifestent son intégration dans l'Europe.
A la faveur de la dynamique générale de désenclavement du monde entamée dans les derniers siècles du Moyen Age, les Européens commencent à découvrir les régions septentrionales de leur continent. Le Nord froid, hostile et mystérieux émerge à l'horizon. Sa définition géographique longtemps floue se précise peu à peu au XVllle siècle pour désigner la Scandinavie ainsi que les régions arctiques et subarctiques allant du Groenland à la Sibérie. Entre la fin du Moyen Age et le XVllle siècle, la formulation d'interrogations et la construction de stéréotypes sur le Nord génèrent un discours ambigu sans cesse renouvelé. Il évolue en fonction du degré de connaissance, de l'expérience, de la culture et de l'enjeu que représente le traitement de cette région pour ses observateurs. Ainsi, l'imaginaire entourant le monde nordique se décline au fil des siècles sans perdre en intensité, car le Nord autant qu'un objet propre est aussi une toile sur laquelle se projettent des interrogations sur les confins du monde, de l'imaginaire ou de l'humanité. Les représentations du Nord se nourrissent elles-mêmes de leurs fantasmes pour construire un monde ambivalent dans lequel les rigueurs naturelles et le caractère primitif de ses populations n'abolissent ni le mythe de l'Ultima Thulé hyperboréenne aux habitants proches des dieux, ni celui de l'Arcadie nordique au sein de laquelle règne la douceur et la félicité.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.