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Le traité de Nystad et l'établissement de la paix en Europe dans les années 1720
Schnakenbourg Eric
PU RENNES
22,00 €
Épuisé
EAN :9782753598089
Le 10 septembre 1721, les délégations russes et suédoises (une délégation pour chaque pays) réunies à Nystad, au sud-ouest de la Finlande, signaient un traité de paix qui mettait fin à plus de deux décennies de guerre en Europe du Nord. Cette paix marquait le triomphe du tsar Pierre le Grand. La Russie obtenait une large façade maritime sur la Baltique lui assurant la pérennité de Saint-Pétersbourg, "La fenêtre ouverte sur l'Europe" , fondée en 1703. C'était bien toute l'Europe du Nord-Est qui changeait d'époque. Le temps de la Russie était advenu. Mais, plus largement, au-delà de la seule région baltique, la paix de Nystad éteignait le dernier grand foyer de guerre dans l'Europe du début du XVIIIe siècle. Après la paix d'Utrecht en 1713 pour l'Europe de l'Ouest, celle de Passarowitz en 1718 pour l'Europe du Sud-Est, la paix de Nystad parachevait pour l'Europe du Nord un long processus de pacification. En l'espace de huit années (1713-1721), plus d'une douzaine de traités bilatéraux ou multilatéraux avaient formé l'édifice d'une pacification générale du continent. La paix européenne, perpétuelle dans l'idéal ou, du moins, durable, était alors clairement à l'ordre du jour, bien au-delà de la seule cessation des hostilités. Le dialogue entre les différents processus de pacification et les différentes paix permet d'ouvrir une réflexion sur les modifications des frontières européennes, sur les changements de souverainetés, sur les mutations des puissances et, plus largement, sur le nouvel équilibre continental qui se met alors en place. La carte de l'Europe du début des années 1720 était fort différente de ce qu'elle était une décennie plus tôt. Le XVIIIe siècle commençait. Avec le soutien de Nantes Université
Qui sait que la France et les Etats-Unis se sont affrontés ? Dans La seconde moitié des années 1790, ces deux puissances pourtant alliées entrent ouvertement en conflit. Bien que la guerre ne soit jamais officiellement déclarée, Français et Américains s'opposent lors de combats navals de part et d'autre de l'Atlantique et multiplient les captures de bâtiments, provoquant plusieurs milliers de morts et de blessés. Cet épisode, passé à la postérité sous le nom de Quasi-Guerre, naît de contentieux commerciaux et diplomatiques entre les deux pays. Il vient aussi, et peut-être surtout, d'un sentiment de trahison ressenti par la France quand les Etats-Unis semblent se rapprocher de leur ancien ennemi commun : la Grande-Bretagne. Les historiens américains ont accordé une grande attention à ce moment singulier car il s'agit du premier conflit de leur pays depuis son indépendance avec une grande puissance européenne. Eric Schnakenbourg propose une histoire totale de cette guerre en français, en s'appuyant sur des archives inédites. Ses recherches nous permettent de découvrir cet épisode méconnu de la France révolutionnaire.
A partir du XVIIe siècle, l'élargissement du champ d'activité de la diplomatie française à l'Amérique, à l'Afrique et à l'Asie invite le monde à la table des grandes négociations. Mais parallèlement, au niveau local, la conduite de la diplomatie ordinaire est une affaire d'individus vivant à l'interface des mondes européens et autochtones. Qu'ils participent à la conclusion de traités de paix, à la réussite d'opérations commerciales ou à la traite des esclaves, ils sont les acteurs de terrain de la mondialisation de la diplomatie française. L'influence toujours plus importante des espaces lointains sur la conduite de la diplomatie française est un défi aux multiples dimensions dont ce volume a l'ambition de rendre compte en jouant sur les points de vue et les échelles pour comprendre l'exercice de la diplomatie française à l'écoute et à l'épreuve du monde.
La Scandinavie doit avant tout être considérée comme une réalité humaine et culturelle dont le noyau regroupe à l'origine le Danemark, la Norvège et la Suède puis, par extension, la Finlande et les dépendances atlantiques, îles Féroé et Islande. Les deux Etats nordiques, la Suède-Finlande et l'ensemble dano-norvégien, qui se constituent au début du XVIe siècle, forment le cadre de trois interrogations couvrant la période qui s'achève en 1815. La première porte sur les mutations internes de chaque pays, la structuration des sociétés par la Réforme luthérienne, la recherche d'équilibres politiques et les transformations économiques. La seconde perspective est l'étude, à l'échelon régional, des relations interscandinaves, avec notamment l'antagonisme entre le Danemark et la Suède, pivot essentiel de l'histoire nordique à l'époque moderne. Enfin, la troisième interrogation doit intégrer une réflexion à l'échelle européenne. Les pays scandinaves connaissent, à des degrés divers au cours de la période moderne, une multiplication et une intensification de leurs échanges avec l'extérieur qui achèvent d'en faire des acteurs à part entière de l'histoire européenne. Toutes ces grandes évolutions se déclinent selon des chronologies et des modalités propres qui, d'une part, constituent l'originalité scandinave et, d'autre part, manifestent son intégration dans l'Europe.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.