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Sur Robert Smithson. Variations dialectiques
Schefer Olivier
LETTRE VOLEE
24,99 €
Épuisé
EAN :9782873175818
Cet essai propose la premi re travers e th orique de langue fran aise de l'oeuvre de l'artiste am ricain robert smithson (1938-1973) depuis ses premi res toiles figuratives jusqu' ses oeuvres environnementales en passant par son travail de sculpture (non-sites). Figure majeure du Land Art, proche du minimalisme et de quelques artistes conceptuels, smithson est surtout connu pour son oeuvre implant e sur le Grand Lac sal , la Spiral Jetty. Mais il est aussi un th oricien, un crivain et un lecteur avis de la litt rature d'avant-garde (Beckett, robe-Grillet), un connaisseur des sciences humaines des ann es 1960, auxquelles il emprunte plusieurs concepts, et un sp cialiste de s ries B et de Pop culture. ces Variations dialectiques suivent le parcours multiforme de cet artiste multim dia avant l'heure et montrent comment les diff rents champs des arts et des sciences, de la philosophie et de l'ethnologie, de la fiction et du document s'interpellent et se recoupent chez lui dans une dialectique ouverte et relationnelle qui r cuse l'autonomie de l'oeuvre moderniste absolue , promue par les critiques cl ment Greenberg et Michael Fried. cet ouvrage est par ailleurs le fruit de recherches men es Washington Dc dans les Archives de l'artiste (smithson et nancy holt Foundation). il comporte des documents peu connus et des traductions in dites de textes de l'artiste.
Lumineuse comme le cristal et mobile comme le pollen, l'?uvre protéiforme de Novalis (1772-1801) ne cesse de bousculer les dogmes, de transgresser les cloisonnements, de repousser les limites. Il aura suffi de quelques brèves années à ce jeune poète philosophe pour repenser et rêver l'unité entre les contraires, à travers des manuscrits tels que Le Brouillon général, le poème mystique des Hymnes à la Nuit ou son roman poétique, Henri d'Ofterdingen. Par-delà les clichés sur la sentimentalité romantique et son prétendu catholicisme, cette biographie intellectuelle voudrait rendre justice à l'ambition synthétique et réformatrice de cette oeuvre audacieuse qui se donne pour tâche de romantiser le monde. Cet ouvrage se propose donc d'examiner la part lyrique, théorique, romanesque, religieuse et politique de l'oeuvre de Novalis. Mais avant d'être un rêve philosophique ou littéraire, la romantisation est l'affaire de la biographie. La pensée et l'écriture de Novalis dialoguent avec sa propre vie, qu'elles dépassent ou dont elles réinventent la forme. Le désir d'absolu se brise en mille fragments sur les accidents du monde et se rejoue sur les contingences propres à toute existence. Chez Novalis, celles-ci ont pour nom: amitié, amour, deuil et maladie. Que vaudraient une pensée et un poème qui n'auraient pas traversé l'épaisseur d'un corps?
Les eaux de la vie, de la résurrection et des voyages sont aussi celles de la mort et des noyades, comme nous le rappellent les figures de Charon, d'Ophélie et de Narcisse. Par le biais de scènes de baignades et d'errances sur l'eau en tout genre, le cinéma multiplie les moments de terreur aquatique, tout en revisitant des mythes anciens, voire archaïques, dont l'image constitue le dénominateur commun. Au même titre que l'eau, l'image n'est-elle pas elle-même une réalité liquide, source indéfinie de profondeur et de reflets ? Ce volume propose une lecture transversale de l'imaginaire aquatique du cinéma, sans distinction de genres ni de formes. Nous y croisons des zombies sous l'eau dans Shock Waves de Ken Wiederhorn, un vaisseau inquiétant chez Guy de Maupassant et Michel Foucault, une maison dans laquelle il pleut chez Andreï Tarkovski, un pont menant dans l'au-delà chez Herk Harvey, une barque des enfers chez Jérôme Bosch et Alfred Hitchcock, un cadavre flottant à la surface d'une piscine au début du Sunset Boulevard de Billy Wilder, une Venise morbide dans le film de Nicolas Roeg, Ne vous retournez pas, une adolescente endormie dans son bain chez Wes Craven... Conçu sous forme de courts chapitres qui se répondent, par entrelacs de thèmes et de motifs, ce livre n'est pas une thèse sur le cinéma, mais un essai autobiographique dans lequel son auteur s'efforce de penser avec le cinéma la puissance imaginaire et mémorielle des images.
Il pleuvait des trombes d'eau cette nuit-là et ce fut presque en courant, sans parapluie, que je rejoignis le taxi qui m'attendait sur la chaussée d'une avenue froide dont j'oubliais régulièrement le nom. C'était la seule voiture dont le moteur était en marche. Je fus frappé en sortant par l'éclat des réverbères sur les pavés mouillés. François et Jean se retrouvent, des années plus tard, dans le paysage inquiétant et sublime de leur enfance. Celui des montagnes pyrénéennes où gronde la Garonne. Ils sont liés par un secret : Geneviève. Et par la nuit.
Que fait un poète lorsqu'il dessine ? Vient-il sur le papier disposer d'autres signes, distraire sa parole, éparpiller des traces, griffonner dans les marges, en attendant la suite ? Ou creuser des sillons neufs, mettre en mouvement sa pensée solitaire ? A parcourir les traits de fusain écrasé de Pierre-Yves Soucy, on songe quelquefois aux dessins mescaliniens d'Henri Michaux ou aux traits noirs de certaines toiles abstraites de Hans Hartung. Pour Pierre-Yves Soucy, j'en fais l'hypothèse, les traits, les traces, les grilles et les lacis, les empâtements au noir, les entailles du papier, la division de l'espace ou son resserrement, le grain frotté, rien de cela ne quitte tout à fait le monde, quand bien même il s'agit de l'égarer et de s'égarer en chemin.
Goldberg André ; Rozenberg Dominique ; Naron Steph
Réédition actualisée par les historiens de la Fondation Auschwitz de ce livre paru initialement en 1995 et désormais accompagné d'un livret pédagogique conçu par la Fondation Auschwitz. Ce projet éditorial, porté par un photographe et une sociologue, est né d'un sentiment d'urgence face à la disparition des derniers témoins directs de ces évènements tragiques. Leur ambition consistait à tenter, avec humilité et simplicité, d'écouter ce que ces témoins avaient à dire aux générations montantes et futures et à rendre la dignité des traits de ces acteurs de notre mémoire collective. au sentiment d'urgence est venu s'ajouter l'inquiétude face à la montée en puissance de l'extrême-droite, au révisionnisme, aux épurations ethniques et à toutes les formes de racisme, de refus et de haine de l'autre qui semblent à nouveau dévorer la planète.
L'interprétation à l'oeuvre Il y a des mots qui portent, et d'autres pas. C'est un fait clinique. Il n'est pas sûr cependant que les effets réels de la parole dans une psychanalyse dépendent du sens. A quelle réson faut-il alors recourir pour aborder le réel ?, se demande Jacques Lacan. L'appui que Francis Ponge prend sur la matérialité des mots dans son écriture poétique apporte quelque réponse. C'est particulièrement sensible dans ses écrits sur l'art. Ponge fait résonner dans la langue les natures mortes de Chardin, les hautes pâtes Fautrier, les collages de Braque, le trait de Giacometti et le nom de Picasso. La notion d'interprétation est au coeur du dispositif analytique, avant même que l'on sache qui interprète, voire même ce qui interprète. La prise en compte du réel dans l'expérience analytique impose une révision de cette notion. Faire résonner autre chose que le sens devient déterminant. Le corps-à-corps de Ponge avec les mots se présente à cet égard pour la psychanalyse comme une opportunité à saisir.
Rares sont ceux qui ont mis autant de soin qu'Henri Michaux à s'effacer de la vie publique, à disparaître du quotidien. Lui qui n'était que mouvement refusait qu'on puisse le voir réduit à une silhouette figée ; lui qui disait "Je peins et j'écris pour me trouver" s'insurgeait qu'on essaie de traquer son image, de la lui dérober, de l'exhiber ensuite. Très tôt, il s'est mis à l'écart et, refusant la preuve et la trace, il s'est estompé : "Quand vous me verrez, allez, ce n'est pas moi." Il s'est pourtant attaché à la reconquête de lui-même par les mots et par les traits, de sorte que, comme l'a dit Asger Jorn : "Autant il s'efface dans son entourage, autant il se déploie souverainement dans ses oeuvres." Cet ouvrage qui accompagne et prolonge l'exposition "Henri Michaux. Face à face", présentée à la Biblioteca Wittockiana à Bruxelles puis au centre Wallonie-Bruxelles de Paris, fait apparaître ce que disent les textes d'Henri Michaux sur la peinture, la sienne et celle des autres (de Klee à Zao Wou-Ki, de Matta à Magritte), et ce qu'ils disent face à la peinture (dans des livres illustrés qui sont de vrais livres de dialogues). Il montre aussi une série de portraits tracés rageusement ou tendrement, dans la saisie rapide ou la contemplation et qui sont peut-être un immense et fascinant autoportrait...