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Les eaux de la mort. Fantaisies aquatiques
Schefer Olivier
ROUGE PROFOND
12,00 €
Épuisé
EAN :9782915083071
Les eaux de la vie, de la résurrection et des voyages sont aussi celles de la mort et des noyades, comme nous le rappellent les figures de Charon, d'Ophélie et de Narcisse. Par le biais de scènes de baignades et d'errances sur l'eau en tout genre, le cinéma multiplie les moments de terreur aquatique, tout en revisitant des mythes anciens, voire archaïques, dont l'image constitue le dénominateur commun. Au même titre que l'eau, l'image n'est-elle pas elle-même une réalité liquide, source indéfinie de profondeur et de reflets ? Ce volume propose une lecture transversale de l'imaginaire aquatique du cinéma, sans distinction de genres ni de formes. Nous y croisons des zombies sous l'eau dans Shock Waves de Ken Wiederhorn, un vaisseau inquiétant chez Guy de Maupassant et Michel Foucault, une maison dans laquelle il pleut chez Andreï Tarkovski, un pont menant dans l'au-delà chez Herk Harvey, une barque des enfers chez Jérôme Bosch et Alfred Hitchcock, un cadavre flottant à la surface d'une piscine au début du Sunset Boulevard de Billy Wilder, une Venise morbide dans le film de Nicolas Roeg, Ne vous retournez pas, une adolescente endormie dans son bain chez Wes Craven... Conçu sous forme de courts chapitres qui se répondent, par entrelacs de thèmes et de motifs, ce livre n'est pas une thèse sur le cinéma, mais un essai autobiographique dans lequel son auteur s'efforce de penser avec le cinéma la puissance imaginaire et mémorielle des images.
Ce livre prolonge et clôt (provisoirement) une trilogie noire, débutée avec les Variations nocturnes (Vrin), en 2008, et poursuivie avec Des revenants. Corps, lieux, images (Bayard), en 2009. Il ressaisit et déplace le lien qui parcourait sourdement ces deux textes, celui de l errance, de l exil et des mouvements labyrinthiques des figures de la nuit. Avec, pour repères, Nerval et Freddy Krueger, Jacques Tourneur, Joe Dante, Carnival of Souls, Pedro Costa, Kafka... Olivier Schefer raconte aussi l histoire des liens réversibles et complémentaires entre la théorie, l analyse des images et l écriture. Les objets sur lesquels on travaille, une vie durant, avec obstination, inquiétude et émotion, sont en même temps ceux qui nous hantent et nous transforment en être de fiction.
Il pleuvait des trombes d'eau cette nuit-là et ce fut presque en courant, sans parapluie, que je rejoignis le taxi qui m'attendait sur la chaussée d'une avenue froide dont j'oubliais régulièrement le nom. C'était la seule voiture dont le moteur était en marche. Je fus frappé en sortant par l'éclat des réverbères sur les pavés mouillés. François et Jean se retrouvent, des années plus tard, dans le paysage inquiétant et sublime de leur enfance. Celui des montagnes pyrénéennes où gronde la Garonne. Ils sont liés par un secret : Geneviève. Et par la nuit.
Le mouvement romantique, qui prône l'indiscipline et les hybridations, accorde au mélange des genres et des formes une valeur à part entière. Comique et sublime, haut et bas, art et nature, rêve et réalité, nombreuses en cette période sont les combinaisons qui malmènent la hiérarchie des sujets et les frontières disciplinaires. Après les Résonances du romantisme (Lettre volée, 2005), consacrées aux contradictions esthétiques, ces Mélanges romantiques examinent, sous trois angles différents; religion, fragment et rêve, la thèse spéculative selon laquelle l'art manifeste de façon privilégiée la vérité absolue. Loin d'instaurer le culte unique du beau et du vrai, le romantisme met en crise la vérité en art et jusqu'à l'idée de représentation. Plus qu'une thèse sur le romantisme, ce livre est un essai mené avec le romantisme, fait de coups de sonde, d'hypothèses, de rêveries et de quelques variations théoriques. Mais pourquoi revenir sur notre passé romantique? Par nostalgie, réaction, insatisfaction à l'égard de notre monde? Rien de cela ne prend en compte l'essentiel. Reprendre la question romantique, c'est instaurer un dialogue avec un passé qui se tient à la lisière du présent, et, en retour, faire émerger les potentialités de ce mouvement à la lumière de ses effets contemporains; critique du système, déconstruction de l'oeuvre, montages aléatoires. Il n'est jamais indifférent d'être moderne.
Cet essai propose la premi re travers e th orique de langue fran aise de l'oeuvre de l'artiste am ricain robert smithson (1938-1973) depuis ses premi res toiles figuratives jusqu' ses oeuvres environnementales en passant par son travail de sculpture (non-sites). Figure majeure du Land Art, proche du minimalisme et de quelques artistes conceptuels, smithson est surtout connu pour son oeuvre implant e sur le Grand Lac sal , la Spiral Jetty. Mais il est aussi un th oricien, un crivain et un lecteur avis de la litt rature d'avant-garde (Beckett, robe-Grillet), un connaisseur des sciences humaines des ann es 1960, auxquelles il emprunte plusieurs concepts, et un sp cialiste de s ries B et de Pop culture. ces Variations dialectiques suivent le parcours multiforme de cet artiste multim dia avant l'heure et montrent comment les diff rents champs des arts et des sciences, de la philosophie et de l'ethnologie, de la fiction et du document s'interpellent et se recoupent chez lui dans une dialectique ouverte et relationnelle qui r cuse l'autonomie de l'oeuvre moderniste absolue , promue par les critiques cl ment Greenberg et Michael Fried. cet ouvrage est par ailleurs le fruit de recherches men es Washington Dc dans les Archives de l'artiste (smithson et nancy holt Foundation). il comporte des documents peu connus et des traductions in dites de textes de l'artiste.
Résumé : Aux confins du monde humain, en Antarctique, un organisme mystérieux est découvert dans la glace par une équipe de scientifiques. Exhumée et réanimée, la Créature de The Thing de John Carpenter constitue une énigme pour le regard. Chacune de ses manifestations à l'écran la présente sous un jour différent : un malamute de l'Alaska, des restes humains bicéphales calcinés, un chien dont le faciès explose en déhiscences florales, une tête humaine mobile dotée de cornes d'escargot et de pattes d'araignée. L'impossibilité de saisir une forme stable de cette Chose porte le doute sur la nature de tout corps représenté à l'image. Il faut, en de telles circonstances, délaisser la question du monstre au cinéma pour envisager celle du monstre de cinéma. Que signifie, au-delà du simple ressort fictif, la nature métamorphique de la Créature ? Que peut-elle nous donner à penser sur la nature des figures filmiques ? En endossant une perspective attentive à la question du matériau, cet ouvrage propose, à partir du film de John Carpenter, une réflexion traversant l'histoire de l'art, la littérature fantastique, l'esthétique et la philosophie de l'art, se renouvelant au contact d'opérateurs empruntés à la biologie et à la physique.
Sorcellerie, horreur, thriller. J'ai passé ma vie à raconter des histoires nourries de ces trois thèmes. Mais toujours parle cinéma, par les images. Plus tard m'est venue l'idée de coucher sur le papier des histoires d'horreur, de thriller, de sorcellerie, et de faire en sorte que les lecteurs puissent créer leurs propres visions en conjuguant lecture et imaginaire. Voici donc ce livre que je dédie à tous ceux qui ont suivi et apprécié mes films, ainsi qu'à un nouveau public, celui des lecteurs de romans et de récits. Bon voyage au plus profond de moi-même". Dans ces six nouvelles, Dario Argento arpente les territoires du thriller, du gothique, de l'ésotérisme, du monstrueux et de l'onirique. Son style est vif, précis et rend les ambiances perturbantes. La plongée dans les noirceurs de l'âme humaine y est vertigineuse ; le macabre règne, l'inattendu surgit, l'au-delà soupire, le mystère insiste, entre visions chocs, violences sourdes ou soudaines et suggestions terrifiantes. Sensations fortes garanties : les mots images du maestro de l'épouvante et du giallo frappent fort, résonnent avec persistance. C'est le Colisée des histoires d'horreur, un monument, un jalon. Dario Argento est un dieu, le mien... (Guillermo del Toro à propos de Horror).
Après un premier volume allant des origines aux années 1960, Pierre Berthomieu poursuit son histoire inédite de l'art hollywoodien. Sans parler de décadence ou de rupture avec le classicisme, Hollywood entre dans le temps des modernités dès les films d'Elia Kazan, John Huston, Otto Preminger. La suite prend la forme de diverses innovations esthétiques et de révolutions dans la nature et la diffusion des images de cinéma qui conduisent jusqu'aux productions les plus récentes - l'auteur laisse en point de mire les ultimes mutations hollywoodiennes, qui seront évoquées dans un troisième volume. Hollywood moderne revisite les genres (le thriller, le film d'action, la science-fiction, l'érotisme...), impose de nouveaux canons, de 2001, l'odyssée de l'espace et Titanic à des cinéastes comme Clint Eastwood, Francis Ford Coppola, Brian De Palma. Il reste un art à la vocation populaire, à l'ambition spectaculaire (David Lean, Ridley Scott), naturellement cosmique (Steven Spielberg, Star Wars, John Williams) et métaphysique (Martin Scorsese, Terrence Malick). Sans oublier des figures moins attendues (Sydney Pollack, Robert Mulligan, John Frankenheimer, Frangin J Schaffner), Pierre Berthomieu alterne parcours chronologiques et approches transversales, privilégie les échos et les écarts, saisissant les liens de l'intérieur de la création et remontant aux sources. Il recourt à près de cinq mille illustrations et à des propos d'artistes souvent publiés pour la première fois en France.
Le cinéma d'Hollywood est un art de la plénitude: ses histoires embrassent le monde, ses images sidèrent et transportent, ses créateurs ne s'imposent aucune limite, tous les genres sont représentés et la démangeaison d'infini y est permanente. Ignorant la hiérarchie culturelle, Pierre Berthomieu propose dans ce premier volume, allant des origines aux années 1960, une histoire inédite de l'art hollywoodien: histoire des formes, des styles, histoire des artistes (acteurs, réalisateurs, scénaristes, décorateurs, musiciens). Hollvwood est à l'origine de codes et de genres précis (le film biblique, le film historique et romantique comme Autant en emporte le vent, les musicals...), d'esthétiques sans cesse enrichies, d'échanges artistiques (théâtre, opéra, musique, cinéma, animation, télévision), mais aussi d'icônes (King Kong, Marilyn Monroe...), d'inventions (le Technicolor, le Scope), d'oeuvres d'auteurs à part entière (Cecil B. DeMille, Michacl Curtiz, Clarence Brown, John Ford, Alfred Hitchcock, Orson Welles, George Stevens, King Vidor, Robert Wise...). Feuilletoniste à sa façon, l'auteur reconstitue la saga hollywoodienne, avec ses familles et ses rituels, ses héritages et ses révolutions, alternant parcours chronologiques et approches transversales, privilégiant les filiations (échos, écarts), les transferts d'un cinéaste à l'autre, d'une forme à l'autre, les persistances ou infléchissements thématiques. Il saisit les liens de l'intérieur de la création, en remontant aux sources: il recourt à d'abondants documents visuels - près de trois mille illustrations -, à des propos d'artistes publiés pour la première fois en France.