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Art et utopie. Les derniers fragments (1799-1800)
SCHEFER OLIVIER
ULM
22,00 €
Épuisé
EAN :9782728803446
Écrivain, savant et philosophe, Novalis (1772-1801) n'est pas seulement le poète de la " fleur bleue " qu'a retenu la tradition. Il nous laisse une importante ?uvre théorique fragmentaire, qui trouve sa place aux côtés des Pensées de Pascal et des Fragments posthumes de Nietzsche. La présente édition restitue une part essentielle de ses derniers textes philosophiques, rédigés entre 1799 et 1800. Reprenant à son compte la tradition séculaire de la magie et de l'harmonie universelle, Novalis invente également quelques-unes des formes et des questions de la modernité en court-circuitant la pensée dialectique : écriture du fragment, médecine philosophique, physiologie de l'art. Poète et penseur à la croisée des chemins, il reste la figure la plus éminente de l'utopie romantique d'une transmutation artistique du réel.
Il est vertigineux de songer qu'une vie entière se joue quelquefois sur un détail. Une parole, un objet, un regard ; tout ce qui fait basculer notre être et chavirer notre coeur se décline au singulier. On peut disserter pendant des heures sur l'amour et la morale ; le risque, comme le bonheur, vient toujours d'une rencontre singulière. Les Conversations silencieuses furent d'abord celles d'un enfant avec son père, avant de devenir celles de l'amitié, riche de tout ce qui reste toujours à dire, du seul fait d'aimer. Elles passent par le regard et empruntent les méandres que le narrateur entretient avec l'art. C'est ce goût de l'art qu'Olivier Schefer nous fait partager. Les oeuvres, nourries de nos joies et de nos blessures, nous révèlent alors à nous-mêmes.
Si les tableaux d'Olivier Debré sont empreints de vie et de paysage, c'est que l'homme n'hésitait pas à marcher sur l'oeuvre en cours ou à laisser dans la peinture une feuille d'arbre tombée sur la toile. Depuis sa mort en 1999, son atelier aux Madères est resté intact. Pinceaux, croquis et livres sont là, vibrant de leur vie antérieure. Les objets, les paysages et le témoignage de quelques proches mèneront Olivier Schefer sur les traces de ce peintre singulier.
Comme rien n'est simple ici, je découvre que ces voyages touchent un point nodal de ma propre histoire ou plutôt du roman familial dont je me retrouve le dépositaire un peu embarrassé. Peut-on se souvenir de choses que l'on n'a pas soi-même vécues ? La mélancolie n'est peut-être que cela. Et c'est en quoi elle diffère essentiellement de la nostalgie. La nostalgie est une tendresse à l'égard d'un passé bien connu et dont le nostalgique connaît les moindres recoins, comme une maison souvent parcourue. Il regrette ce qui n'est plus mais il sait qu'il peut s'absenter là-bas pour trouver quelque consolation. La mélancolie est l'attachement désespéré à l'égard d'un passé disparu, auquel l'être mélancolique n'est peut-être relié que par un seul souvenir. Le premier est un collectionneur, il s'enferme dans une chambre où il lui est loisible de consulter les moments passés comme s'il s'agissait de papillons épinglés sur une planche ou de pierres précieuses rangées dans des boîtes ; le second ne possède rien, c'est un errant qui descend dans la nuit.
Cet essai propose la premi re travers e th orique de langue fran aise de l'oeuvre de l'artiste am ricain robert smithson (1938-1973) depuis ses premi res toiles figuratives jusqu' ses oeuvres environnementales en passant par son travail de sculpture (non-sites). Figure majeure du Land Art, proche du minimalisme et de quelques artistes conceptuels, smithson est surtout connu pour son oeuvre implant e sur le Grand Lac sal , la Spiral Jetty. Mais il est aussi un th oricien, un crivain et un lecteur avis de la litt rature d'avant-garde (Beckett, robe-Grillet), un connaisseur des sciences humaines des ann es 1960, auxquelles il emprunte plusieurs concepts, et un sp cialiste de s ries B et de Pop culture. ces Variations dialectiques suivent le parcours multiforme de cet artiste multim dia avant l'heure et montrent comment les diff rents champs des arts et des sciences, de la philosophie et de l'ethnologie, de la fiction et du document s'interpellent et se recoupent chez lui dans une dialectique ouverte et relationnelle qui r cuse l'autonomie de l'oeuvre moderniste absolue , promue par les critiques cl ment Greenberg et Michael Fried. cet ouvrage est par ailleurs le fruit de recherches men es Washington Dc dans les Archives de l'artiste (smithson et nancy holt Foundation). il comporte des documents peu connus et des traductions in dites de textes de l'artiste.
Cuore ("C?ur"), que les Italiens appellent couramment Le livre C?ur, a été le texte le plus lu en Italie entre sa publication en 1886 et la fin des années 1960. Reconstituant les multiples événements d'une année scolaire vécue par des enfants de Turin, il a connu une immense fortune littéraire avant de susciter chez certains intellectuels comme Umberto Eco une profonde et spirituelle aversion. Depuis sa traduction incomplète et approximative en 1892, on ne disposait d'aucune édition critique intégrale en français de ce livre, dont la portée pédagogique et politique pour l'Italie de la fin du XIXe siècle est comparable à celle du Tour de la France par deux enfants sous la IIIe République, et qui permet d'appréhender l'alchimie rêvée des vertus individuelles, civiques et patriotiques dans l'Italie libérale et bourgeoise une génération après son unification. Lire Le livre C?ur aujourd'hui, que l'on soit captivé ou irrité par l'abondance des bons sentiments qui s'y expriment, c'est d'abord vouloir retrouver une société où les apprentissages personnels prennent leur sens en incarnant une communauté nationale idéale.
Résumé : " Si je devais donner le nom de trois ouvrages américains qui promettent d'avoir une longue, même une très longue vie, je dirais sans hésiter La Lettre écarlate, Huckleberry Finn et Le Pays des sapins pointus. " Ce commentaire de Willa Cather dans sa préface de 1925 au livre de Jewett (1er éd. 1896) étonnera sans doute le lecteur français qui n'a pu encore parcourir dans sa langue les sentiers rocailleux du pays de Jewett. Il est temps aujourd'hui d'ajouter à la cartographie littéraire de la Nouvelle-Angleterre - entre le Boston de Henry James, le Walden de Thoreau et le Salem de Hawthorne - un autre coin de terre. Ce " pays " devient le lieu d'exploration d'une esthétique propre, lieu de négociation avec un imaginaire qui, retaillé à l'aune du quotidien, du féminin, donne au lecteur de ces petites pièces cousues à la manière d'un roman l'occasion de découvrir une autre vision de l'Amérique.