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Qu'est-ce qu'un genre littéraire ?
Schaeffer Jean-Marie
SEUIL
23,00 €
Épuisé
EAN :9782020106917
Rien de plus simple, et en même temps de plus trompeur, qu'un énoncé rapportant un texte à "son" genre. C'est ainsi que, d'Aristote à Brunetière en passant par Hegel, les poéticiens ont poursuivi le mirage d'une théorie unitaire des genres littéraires. Or, dire que La Princesse de Clèves est un récit, ou Le Parfum un sonnet, c'est certes nommer et classer ces textes, mais selon des logiques très différentes - le première cas mettant en jeu l'exemplification d'une propriété, et le second l'application d'une règle. Cette simple remarque laisse entrevoir la conclusion radicale et dérangeante de ce livre : la pluralité des logiques "génériques" est irréductible. Par là, Jean-Marie Schaeffer tourne une page de l'histoire de la poétique. Désormais, on ne pourra plus faire comme si un texte n'était pas, d'abord et avant tout, un acte de langage, comme si la théorie littéraire n'avait rien à attendre de la philosophie.
Résumé : Nous vivons la fin d'un cycle séculaire : celui de la théorie spéculative de l'art. Désormais on ne croit plus que l'art ouvrirait sur des vérités transcendantes inaccessibles aux activités intellectuelles profanes. La crise des avant-gardes a eu pour effet, notamment, de redonner légitimité à l'attitude esthétique, au plaisir que peuvent donner des oeuvres, à l'appréciation subjective que l'on porte sur celles-ci. Mais ce retour prend des allures de restauration. Or, l'esthétique elle aussi a ses mythes. Le moindre n'étant pas que la nature esthétique serait une propriété des oeuvres, alors qu'elle est une dimension de nos conduites à l'égard d'oeuvres tout autant que d'événements ou d'objets sans qualité. Par là, rien n'est plus faux que l'affirmation, extrapolée à partir de Kant, que notre relation à l'art nous transporterait dans un état de vision transparente et de compréhension intuitive universellement partageables. Voici, grâce à Jean-Marie Schaeffer, l'esthétique remise d'aplomb : son véritable objet, plutôt que les théories, doit être les conduites, les relations qui nous lient au monde des oeuvres comme au monde tout court, conduites où la connaissance ordinaire devient source de plaisir, où interviennent subjectivité, dispositions acquises, mémoire, sensations. Alors, nous cesserons d'être comme ceux qui, à l'approfondissement lent, minutieux, patient des voies par lesquelles une oeuvre enrichit leur vie, préfèrent les plaisirs mondains de la conversation et du consensus esthétiques.
Cet adieu à l'esthétique est l'adieu à une doctrine qui, sous couvert d'une exaltation philosophique de l'art, nous a empêchés pendant plus de deux siècles de prendre la mesure de la signification anthropologique de l'expérience esthétique, et du même coup de la richesse et de la diversité de nos conduites esthétiques, qu'elles soient causées par des oeuvres d'art ou des constellations de la vie vécue. En interrogeant de manière critique les présupposés de la doctrine esthétique, la réflexion proposée ici vise à préparer le terrain à un renouvellement de l'esthétique philosophique en dialogue avec les savoirs contemporains concernant l'homme.
L'unité de l'humanité est celle d'une espèce biologique que nous ne saurions extraire de l'ensemble des formes de vie non humaine qui constitue bien plus que son environnement . A ce constat désormais incontestable, les sciences humaines et sociales opposent néanmoins la thèse de l'exception humaine : dans son essence propre, l'homme transcende à la fois la réalité des autres formes de vie et sa propre naturalité . Le philosophe pose qu'Homo est un moi ou un sujet , radicalement autonome et fondateur de son propre être ; le sociologue tient que cette transcendance se situe dans la société, par essence anti-naturelle . L'anthropologue affirme, lui, que seule la culture (la création de systèmes symboliques) constitue le propre de l'homme. L'humanité s'inscrit dans la vie grâce à des visions globales du monde et à des savoirs empiriques morcelés. La thèse de l'exception humaine est une vision du monde. Son coût, au regard de sou utilité supposée, est exorbitant - l'impossibilité d'articuler les savoirs empiriques assurés en une vision intégrée de l'identité humaine qui conjugue les sciences de la culture et les autres connaissances concernant l'homme. . . Jean-Marie Schaeffer, philosophe, directeur d'études à l'Ecole des hautes études en sciences sociales, se livre à une critique radicale de l'esthétique et de ses fondements philosophiques. Avec L'art de l'âge moderne. L'esthétique et la philosophie de l'art du XVIIIe siècle à nos jours (Gallimard, 1992), il s'attaque à la tradition qui veut que l'Art soit un savoir extatique, irréductible à toute activité humaine autre. Dans Les célibataires de l'Art. Pour une esthétique sans mythes (Gallimard, 1996), il démonte le nouveau mythe, surgi sur les ruines de lu théorie spéculative de l'art : la nature esthétique serait une propriété des oeuvres, alors qu'elle est une dimension de nos conduites - à l'égard d'amures connue d'événements ou d'objets ordinaires. La fin de l'exception humaine peut être lu comme la clef de voûte de l'ensemble.
Voilà donc ce que cette lettre devrait réussir à faire pour mériter son appellation : vous évoquer, dans tous les sens de ce verbe, vous appeler à moi, vous faire venir à moi, mais en moi, depuis les replis les plus personnels de ma mémoire. En vous évoquant, je me convoque ainsi du même coup devant ce "vous en moi", c'est-à-dire devant mon propre passé. D'où la dimension passablement égotiste de l'entreprise, car le vous en moi à qui je m'adresse ici, dans cette lettre, n'est pas l'auteur classique que vous êtes devenu, mais la trace vive de l'écrivain dont les ouvrages ont rythmé ma vie - comme celles d'innombrables autres personnes de ma génération.
Résumé : Pour les collectioneurs de "Je t'aime", les amoureux du mot doux, les inquiets de la page blanche, les romantiques improductifs ou les imaginations rétives, un grand coup de main et un petit livre malin, variations sur le thème du "je t'aime". Sacha Goldberger ou l'art de décliner sa flamme, ou comment, en 164 pages, la simple déclaration se fait matière d'illustration : un je t'aime banane, ivresse de toi, pour faire un vrai je t'aime tout rouge, je t'aime en braille, une idée de tatouage : "PROPRIETE PRIVEE ENTREE INTERDITE", je sais compter jusqu'à toi, un deux, toi, www.Je t'aime.com, Je t'aime un point c'est tout. Autant de photographies, délicates ou décalées, drôles et sans pitié, un concentré d'amour qui passe en revue les émois du palpitant : le livre idéal à offrir pour la Saint-Valentin. Ce premier livre de Sacha Goldberger est une preuve d'amour, la seule manière qu'il ait trouvée pour déclarer sa flamme à la femme de sa vie partie sur d'autres chemins.
Le livre du Bonheur rassemble en fait deux écrits de Marcelle Auclair, publiés en 1938 et et en 1951: Le Bonheur est en vous et La pratique du Bonheur. Le second est, à la demande des lecteurs et surtout des lectrices du premier, une suite du précédent. M. Auclair les réunit en 1959. Il s?agit, sous la forme de chapitres extrêmement brefs (une page, une page et demie, deux pages?), de conseils très pratiques, avec de nombreux exemples à l?appui, pour accéder au bonheur. Car M. Auclair prétend que le bonheur relève d?une « science », et que faute de cette science, beaucoup de gens sont inutilement malheureux. En fait, en lisant, on s?en rend compte rapidement: le livre est un des premiers ? et des meilleurs ? exemples de « pensée positive ». L?idée de base est que la pensée crée, la parole crée. Elles « forment des vibrations toutes puissantes ». Penser joie, amour, paix?, cela donne la joie, l?amour, la paix. Penser que personne ne vous aime est la meilleure façon d?arriver à ce sort malheureux. Si on voulait être méchant, on dirait que Marcelle Auclair, c?est du Dr Coué. C?est en partie vrai. Mais sa culture, sa vivacité, son intelligence vont bien plus profond que les aphorismes superficiels et grossiers de Coué. Ou encore, son côté Coué est transcendé par sa finesse, et ses exemples pris dans la vie courante. Au total, on aime ou on n?aime pas, mais le livre a gardé une incroyable jeunesse: il aurait pu avoir été écrit dans les années 90. Un livre sur le bonheur basé sur la pensée positive, avec des conseils pratiques et de nombreux exemples pour y parvenir, étoffé de nombreuses illustrations. L?ouvrage se voit aujourd?hui étoffé d?illustrations en couleurs
1 450 000 morts, 3 à 4 millions de blessés, 600 000 veuves, 760 000 orphelins : c'est le bilan, rien que pour la France, de la guerre de 1914-1918, celle que l'on appelle la Grande Guerre.Pour expliquer à un enfant de huit ans ce terrible massacre, un historien reconnu répond aux questions de son petit-fils : qu'est-ce que la mobilisation ? Qu'est-ce qu'une tranchée ? Comment vivaient - et mouraient - les poilus ? Comment fonctionnaient les usines pendant la guerre ? Qu'est-ce qu'ont fait les femmes ? Pourquoi les Etats-Unis sont-ils entrés dans la guerre en 1917 ?... Et enfin : comment est-on parvenu à la paix ?