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La fin de l'exception humaine
Schaeffer Jean-Marie
GALLIMARD
24,50 €
Épuisé
EAN :9782070749997
L'unité de l'humanité est celle d'une espèce biologique que nous ne saurions extraire de l'ensemble des formes de vie non humaine qui constitue bien plus que son environnement . A ce constat désormais incontestable, les sciences humaines et sociales opposent néanmoins la thèse de l'exception humaine : dans son essence propre, l'homme transcende à la fois la réalité des autres formes de vie et sa propre naturalité . Le philosophe pose qu'Homo est un moi ou un sujet , radicalement autonome et fondateur de son propre être ; le sociologue tient que cette transcendance se situe dans la société, par essence anti-naturelle . L'anthropologue affirme, lui, que seule la culture (la création de systèmes symboliques) constitue le propre de l'homme. L'humanité s'inscrit dans la vie grâce à des visions globales du monde et à des savoirs empiriques morcelés. La thèse de l'exception humaine est une vision du monde. Son coût, au regard de sou utilité supposée, est exorbitant - l'impossibilité d'articuler les savoirs empiriques assurés en une vision intégrée de l'identité humaine qui conjugue les sciences de la culture et les autres connaissances concernant l'homme. . . Jean-Marie Schaeffer, philosophe, directeur d'études à l'Ecole des hautes études en sciences sociales, se livre à une critique radicale de l'esthétique et de ses fondements philosophiques. Avec L'art de l'âge moderne. L'esthétique et la philosophie de l'art du XVIIIe siècle à nos jours (Gallimard, 1992), il s'attaque à la tradition qui veut que l'Art soit un savoir extatique, irréductible à toute activité humaine autre. Dans Les célibataires de l'Art. Pour une esthétique sans mythes (Gallimard, 1996), il démonte le nouveau mythe, surgi sur les ruines de lu théorie spéculative de l'art : la nature esthétique serait une propriété des oeuvres, alors qu'elle est une dimension de nos conduites - à l'égard d'amures connue d'événements ou d'objets ordinaires. La fin de l'exception humaine peut être lu comme la clef de voûte de l'ensemble.
Rien de plus simple, et en même temps de plus trompeur, qu'un énoncé rapportant un texte à "son" genre. C'est ainsi que, d'Aristote à Brunetière en passant par Hegel, les poéticiens ont poursuivi le mirage d'une théorie unitaire des genres littéraires. Or, dire que La Princesse de Clèves est un récit, ou Le Parfum un sonnet, c'est certes nommer et classer ces textes, mais selon des logiques très différentes - le première cas mettant en jeu l'exemplification d'une propriété, et le second l'application d'une règle. Cette simple remarque laisse entrevoir la conclusion radicale et dérangeante de ce livre : la pluralité des logiques "génériques" est irréductible. Par là, Jean-Marie Schaeffer tourne une page de l'histoire de la poétique. Désormais, on ne pourra plus faire comme si un texte n'était pas, d'abord et avant tout, un acte de langage, comme si la théorie littéraire n'avait rien à attendre de la philosophie.
Résumé : Jamais l'humanité n'a consommé autant de fictions que de nos jours, et jamais elle n'a disposé d'autant de techniques différentes pour étancher cette soif d'univers imaginaires. En même temps, comme en témoignent les débats autour des " réalités virtuelles ", nous continuons à vivre à l'ombre du soupçon platonicien : la mimèsis n'est-elle pas au mieux une vaine apparence, au pire un leurre dangereux ? Pour répondre au soupçon antimimétique et mieux comprendre l'attrait universel des fictions, il faut remonter au fondement anthropologique du dispositif fictionnel. On découvre alors que la fiction est une conquête culturelle indissociable de l'humanisation, et que la compétence fictionnelle joue un rôle indispensable dans l'économie de nos représentations mentales. Quant aux univers fictifs, loin d'être des apparences illusoires ou des constructions mensongères, ils sont une des faces majeures de notre rapport au réel. Et cela vaut pour toute fiction. Les ?uvres d'art mimétiques ne s'opposent donc pas aux formes quotidiennes plus humbles de l'activité fictionnelle : elles en sont le prolongement naturel.
D'où vient notre désir d'histoires et cette propension universelle à se représenter soi-même et la réalité comme un récit ? Qu'est-ce qui rend si irremplaçables les processus narratifs et les représentations qu'ils véhiculent ? Pour apporter des éléments de réponse à ces questions, il faut réorienter notre point de vue. Et nous intéresser non pas aux formes canoniques de l'art de narrer, comme le roman ou la biographie, mais plutôt aux situations où ces formes se "troublent" , voire se disloquent : récits ordinaires, marginaux, visuels ou pathologiques. Un ouvrage fondamental, qui fait entrer la psychologie cognitive et les neurosciences dans le champ des sciences humaines, et complète les approches classiques du récit en nous donnant accès à ses sources.
Résumé : Contempler un tableau ou un paysage, écouter une pièce de musique, s'immerger dans un univers sonore, lire un poème, voir un film : telle est l'expérience esthétique. Or, dans chaque culture humaine, elle est de toutes les expériences communément vécues à la fois la plus banale et la plus singulière. Singulière car elle a pour condition qu'on s'y adonne sans autre but immédiat que cette activité elle-même ; banale, car elle n'en demeure pas moins de part en part une des modalités de base de l'expérience commune du monde. Elle exploite le répertoire de l'attention, de l'émotion et du plaisir mais elle leur donne une inflexion particulière, voire paradoxale. Il s'agit donc, démontre Jean-Marie Schaeffer, de comprendre non pas l'expérience des oeuvres d'art dans sa spécificité, mais l'expérience esthétique dans son caractère générique, c'est-à-dire indépendamment de son objet. Si l'expérience esthétique est une expérience de la vie commune, alors les oeuvres d'art, lorsqu'elles opèrent esthétiquement, s'inscrivent elles aussi dans cette vie commune. Mais n'est-ce pas là ce qui peut arriver de mieux et aux oeuvres et à la vie commune ? Faisant appel aux travaux de la psychologie cognitive, aux théories de l'attention, à la psychologie des émotions et à la neuropsychologie des états hédoniques pour en clarifier la nature et les modes de fonctionnement, l'ambition philosophique de cet ouvrage est de comprendre le comment de l'expérience esthétique - la généalogie évolutionnaire de cet emploi si singulier de nos ressources cognitives et émotives - et le pourquoi - ses fonctions, existentielles tout autant que sociales. Après cela, il sera difficile de penser l'expérience esthétique comme autrefois.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Les Souffrances du jeune Werther - Les Affinités électives - Wilhelm Meister: 1° Les années d'apprentissage - 2° Les années de voyage ou les renonçants. Traduit de l'allemand par Bernard Groethuysen, Pierre du Colombier et Blaise Briod, introduction de Bernard Groethuysen. Notes des traducteurs.
Résumé : "Balloté par les drames familiaux et les convulsions d'une Europe révolutionnée, Benjamin Constant (1767-1830), d'origine suisse, a passé sa vie à la recherche d'une stabilité. La perfection toute classique d'Adolphe ne doit faire oublier ni la lente exploration, lucide et désespérée, de ses journaux intimes, ni la vaste entreprise de réflexion théorique pour fonder le libéralisme moderne et pour cerner la nature du phénomène religieux", Michel Delon.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.
? Nous sommes tous, sous des formes diverses et à des degrés divers, des anxieux. Ces dernières années, les études se sont multipliées, notamment chez l'enfant, pour comprendre d'où vient l'anxiété et à quel moment elle apparaît : peut-on la détecter chez le nouveau-né ? Quelle est la part d'hérédité ? Est-ce un tempérament, un trait de personnalité, un caractère ?? Alain Braconnier nous propose d'explorer la complexité du caractère anxieux, les extravertis comme les introvertis, les petits comme les grands anxieux.Il nous montre comment cet affect se présente à nous comme une sorte de défi, toute notre vie durant : certains deviendront de grands créatifs, d'autres seront poussés vers des postes influents, d'autres encore auront une vision pessimiste de la vie.? Il nous apprend enfin comment agir sur ce caractère anxieux. Trop anxieux pour soi-même ou pour les autres, chacun peut bénéficier d'une aide psychologique ou de soins adaptés à son type d'anxiété.
Soumaille Suzy ; Bondolfi Guido ; André Christophe
A petites doses, l'anxiété est normale et même nécessaire. Elle nous protège contre les dangers et nous booste avant une échéance. Toutefois, quand elle se fait excessive, cette émotion devient nuisible. Anxiété généralisée, trouble panique, anxiété sociale, phobies, trouble obsessionnel compulsif : chez près d'une personne sur cinq, les troubles anxieux induisent une souffrance ainsi qu'une difficulté à fonctionner au quotidien. A force de se faire du souci pour tout et pour rien, les angoissés accumulent les évitements et voient leur vie se rétrécir. Ils sont guettés par l'épuisement et la démoralisation, avec un risque élevé de basculer dans la dépression. Symptômes, causes, diagnostic, traitements efficaces et prévention des rechutes : connaître sa maladie est le premier pas pour sortir du cercle vicieux de l'anxiété. Ce livre accompagne les patients tout au long de leur parcours vers le retour au calme. Il constitue aussi un soutien pour leurs proches, souvent démunis face à des peurs qui les dépassent.
Envahissantes, incongrues, méconnues, les crises d?angoisse sont source d?une grande souffrance. Faute d?accompagnement et d?outils adaptés, elles peuvent devenir terriblement handicapantes et mener à l?épuisement.Méthodiquement, avec intelligence et sensibilité, ce livre parcourt les situations de vie les plus angoissantes et vous propose de vous accompagner pour les surmonter. Crise d?adolescence, parentalité, ménopause, burn out, deuils, phobies, traumatismes...12 problématiques d?angoisses spécifiques vues à la loupe, pour répondre à toutes les questions que vous vous posez. Des pratiques simples à mettre en place pour parvenir rapidement à l?apaisement émotionnel et des renvois aux thérapies les plus efficacespourvousdonnerlesmoyensdetraitervosmauxen profondeur. Un livre indispensable pour dire enfin adieu à vos crises d?angoisse !
Résumé : L'anxiété et le stress peuvent être des alliés ponctuels pour faire face à certaines situations. Mais ils peuvent facilement envahir notre vie sans que nous sachions comment cela a commencé et pris une telle importance au quotidien. Du nud à l'estomac au sentiment diffus d'angoisse, du stress chronique à la panique de plus en plus fréquente... à la maison, au travail, dans les transports nous avons le sentiment de ne plus rien maîtriser et de ne plus être en mesure de respirer normalement. Quelle que soit la cause de cette anxiété, il n'est pas juste de la laisser prendre les rênes de votre vie. Ces 50 exercices vous proposent un programme pour comprendre les mécanismes de la peur, apprendre les techniques pour l'enrayer et retrouver confiance en vous et en vos capacités.