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MACHINES A COMMUNIQUER T.1
Schaeffer Jean-Marie
SEUIL
24,50 €
Épuisé
EAN :9782020026208
Tout comme les industriels de la machine à vapeur, en chapeau claque, pensaient pouvoir perpétuer les moeurs bourgeoises, les administrateurs d'aujourd'hui demandent à l'ordinateur de compter les coups au but de leur loto culturel. Jamais on n'a tant parlé de culture et d'éducation, jamais on n'en a tant fabriqué, diffusé, communiqué, grâce aux multiplicateurs hertziens ou magnétiques, alors que venait de changer, en cinquante ans, la nature même des contenus et des langages. C'est en professionnel des mass media, mais aussi et surtout en contemporain de leur genèse - celle, dit-il, des "simulacres" - que Pierre Schaeffer entend, dans le premier tome d'une trilogie, reprendre les péripéties de leur irruption trouble-fête. Tout comme il avait déjà, dans le Traité des objets musicaux , constaté que deux systèmes de représentation ne sauraient si facilement coexister, que l'un s'édifie sur les ruines de l'autre, il décrit, en cinq "étapes", les phases de cette étrange mutation : du texte muet au son parlant, de la TSF à la TV, du bachot de papa à l' "école parallèle". Tandis que les Instituts de Statistique s'évertuent à compter les oui et les non, il s'agit du peut-être . Tandis que les rapports officiels postulent le meilleur des mondes cent pour cent culturel, où l'information serait "complète, exacte, mesurée, impartiale, et libre... " l'auteur a l'ambition de renouveler l'analyse conventionnelle, en proposant une méthode d'approche expérimentale. Les tomes suivants annoncent la tendance et ménagent à cet ouvrage le rôle de préambule méthodologique, et aussi d'inventaire de matériaux professionnels quasi historiques - pas moins de trente cinq années - cependant que Pierre Schaeffer tire, dès ce volume, les conclusions les plus importantes de sa "recherche appliquée" : le projet d'une structure satisfaisante pour ces offices de radiotélévision, qu'ils soient ou non français, dont l'introuvable statut ne jaillira jamais de modèles périmés.
Résumé : Nous vivons la fin d'un cycle séculaire : celui de la théorie spéculative de l'art. Désormais on ne croit plus que l'art ouvrirait sur des vérités transcendantes inaccessibles aux activités intellectuelles profanes. La crise des avant-gardes a eu pour effet, notamment, de redonner légitimité à l'attitude esthétique, au plaisir que peuvent donner des oeuvres, à l'appréciation subjective que l'on porte sur celles-ci. Mais ce retour prend des allures de restauration. Or, l'esthétique elle aussi a ses mythes. Le moindre n'étant pas que la nature esthétique serait une propriété des oeuvres, alors qu'elle est une dimension de nos conduites à l'égard d'oeuvres tout autant que d'événements ou d'objets sans qualité. Par là, rien n'est plus faux que l'affirmation, extrapolée à partir de Kant, que notre relation à l'art nous transporterait dans un état de vision transparente et de compréhension intuitive universellement partageables. Voici, grâce à Jean-Marie Schaeffer, l'esthétique remise d'aplomb : son véritable objet, plutôt que les théories, doit être les conduites, les relations qui nous lient au monde des oeuvres comme au monde tout court, conduites où la connaissance ordinaire devient source de plaisir, où interviennent subjectivité, dispositions acquises, mémoire, sensations. Alors, nous cesserons d'être comme ceux qui, à l'approfondissement lent, minutieux, patient des voies par lesquelles une oeuvre enrichit leur vie, préfèrent les plaisirs mondains de la conversation et du consensus esthétiques.
Rien de plus simple, et en même temps de plus trompeur, qu'un énoncé rapportant un texte à "son" genre. C'est ainsi que, d'Aristote à Brunetière en passant par Hegel, les poéticiens ont poursuivi le mirage d'une théorie unitaire des genres littéraires. Or, dire que La Princesse de Clèves est un récit, ou Le Parfum un sonnet, c'est certes nommer et classer ces textes, mais selon des logiques très différentes - le première cas mettant en jeu l'exemplification d'une propriété, et le second l'application d'une règle. Cette simple remarque laisse entrevoir la conclusion radicale et dérangeante de ce livre : la pluralité des logiques "génériques" est irréductible. Par là, Jean-Marie Schaeffer tourne une page de l'histoire de la poétique. Désormais, on ne pourra plus faire comme si un texte n'était pas, d'abord et avant tout, un acte de langage, comme si la théorie littéraire n'avait rien à attendre de la philosophie.
La crise actuelle des études littéraires est d abord une remise en question de leur légitimité. A quoi peuvent-elles servir? Comment envisager leur avenir? Ces questions traversent toutes sortes de domaines, qui vont de l enseignement secondaire, jusqu à la politique de la recherche au niveau européen, en passant par les fondements de notre rapport au monde. Pour y répondre, il faut donc replacer les études littéraires dans le cadre plus général des sciences humaines et accepter de faire un détour philosophique, qui éclaire ces expériences clés que sont la lecture, l interprétation, la description, la compréhension et l explication. Cet essai bref, mais ample par sa vision, se conclut sur de modestes propositions de réforme. Il ne s adresse pas seulement aux littéraires, mais également à tous ceux qui s interrogent sur la place des sciences de l homme dans la société et leur rapport aux sciences.
Résumé : Contempler un tableau ou un paysage, écouter une pièce de musique, s'immerger dans un univers sonore, lire un poème, voir un film : telle est l'expérience esthétique. Or, dans chaque culture humaine, elle est de toutes les expériences communément vécues à la fois la plus banale et la plus singulière. Singulière car elle a pour condition qu'on s'y adonne sans autre but immédiat que cette activité elle-même ; banale, car elle n'en demeure pas moins de part en part une des modalités de base de l'expérience commune du monde. Elle exploite le répertoire de l'attention, de l'émotion et du plaisir mais elle leur donne une inflexion particulière, voire paradoxale. Il s'agit donc, démontre Jean-Marie Schaeffer, de comprendre non pas l'expérience des oeuvres d'art dans sa spécificité, mais l'expérience esthétique dans son caractère générique, c'est-à-dire indépendamment de son objet. Si l'expérience esthétique est une expérience de la vie commune, alors les oeuvres d'art, lorsqu'elles opèrent esthétiquement, s'inscrivent elles aussi dans cette vie commune. Mais n'est-ce pas là ce qui peut arriver de mieux et aux oeuvres et à la vie commune ? Faisant appel aux travaux de la psychologie cognitive, aux théories de l'attention, à la psychologie des émotions et à la neuropsychologie des états hédoniques pour en clarifier la nature et les modes de fonctionnement, l'ambition philosophique de cet ouvrage est de comprendre le comment de l'expérience esthétique - la généalogie évolutionnaire de cet emploi si singulier de nos ressources cognitives et émotives - et le pourquoi - ses fonctions, existentielles tout autant que sociales. Après cela, il sera difficile de penser l'expérience esthétique comme autrefois.
Résumé : Il s'agit de la réédition en un volume des trois tomes de l'ouvrage Soulages, L'Ouvre complet, Peintures ; t. 1 (1946-195) ; t. 2 (1959-1978) ; t. 3 (1979-1997), de Pierre Encrevé. Le volume reprend intégralement le texte qui accompagnait les reproductions des 1 174 toiles référencées du catalogue raisonné des peintures sur toile de Pierre Soulages. Cette édition est augmentée d'un nouveau chapitre consacré à la période 1997-2006, années durant lesquelles Soulages a peint plus de 130 nouvelles toiles dans un renouvellement continu de son travail. Ce texte retrace l'oeuvre de Soulages : l'analyse des toiles produites, les différentes techniques développées et leur évolution, ainsi que sa réception critique et sa diffusion nationale et internationale. Le texte est accompagné de 120 reproductions choisies pour illustrer les analyses proposées et offrir un panorama complet des peintures de Soulages. C'est l'étude la plus complète sur l'oeuvre de ce peintre majeur. Pierre Encrevé, professeur de linguistique à l'Ecole des hautes études en sciences sociales, est aussi le spécialiste incontesté de l'oeuvre de Soulages. Il publiera à l'automne 2007, au Seuil, des Entretiens avec le peintre dont il est un ami proche depuis trente ans.
Le livre du Bonheur rassemble en fait deux écrits de Marcelle Auclair, publiés en 1938 et et en 1951: Le Bonheur est en vous et La pratique du Bonheur. Le second est, à la demande des lecteurs et surtout des lectrices du premier, une suite du précédent. M. Auclair les réunit en 1959. Il s?agit, sous la forme de chapitres extrêmement brefs (une page, une page et demie, deux pages?), de conseils très pratiques, avec de nombreux exemples à l?appui, pour accéder au bonheur. Car M. Auclair prétend que le bonheur relève d?une « science », et que faute de cette science, beaucoup de gens sont inutilement malheureux. En fait, en lisant, on s?en rend compte rapidement: le livre est un des premiers ? et des meilleurs ? exemples de « pensée positive ». L?idée de base est que la pensée crée, la parole crée. Elles « forment des vibrations toutes puissantes ». Penser joie, amour, paix?, cela donne la joie, l?amour, la paix. Penser que personne ne vous aime est la meilleure façon d?arriver à ce sort malheureux. Si on voulait être méchant, on dirait que Marcelle Auclair, c?est du Dr Coué. C?est en partie vrai. Mais sa culture, sa vivacité, son intelligence vont bien plus profond que les aphorismes superficiels et grossiers de Coué. Ou encore, son côté Coué est transcendé par sa finesse, et ses exemples pris dans la vie courante. Au total, on aime ou on n?aime pas, mais le livre a gardé une incroyable jeunesse: il aurait pu avoir été écrit dans les années 90. Un livre sur le bonheur basé sur la pensée positive, avec des conseils pratiques et de nombreux exemples pour y parvenir, étoffé de nombreuses illustrations. L?ouvrage se voit aujourd?hui étoffé d?illustrations en couleurs
Résumé : Pour les collectioneurs de "Je t'aime", les amoureux du mot doux, les inquiets de la page blanche, les romantiques improductifs ou les imaginations rétives, un grand coup de main et un petit livre malin, variations sur le thème du "je t'aime". Sacha Goldberger ou l'art de décliner sa flamme, ou comment, en 164 pages, la simple déclaration se fait matière d'illustration : un je t'aime banane, ivresse de toi, pour faire un vrai je t'aime tout rouge, je t'aime en braille, une idée de tatouage : "PROPRIETE PRIVEE ENTREE INTERDITE", je sais compter jusqu'à toi, un deux, toi, www.Je t'aime.com, Je t'aime un point c'est tout. Autant de photographies, délicates ou décalées, drôles et sans pitié, un concentré d'amour qui passe en revue les émois du palpitant : le livre idéal à offrir pour la Saint-Valentin. Ce premier livre de Sacha Goldberger est une preuve d'amour, la seule manière qu'il ait trouvée pour déclarer sa flamme à la femme de sa vie partie sur d'autres chemins.
Résumé : La petite maison n'est plus synonyme de maison en carton-pâte, mais symbolise au contraire toute une gamme de valeurs : compacité, efficacité, précision, discrétion, minimalisme. Contrairement à l'architecture dans la tradition bourgeoise, la petite maison sous-entend une vision austère et ascétique de la vie, pour laquelle tout "excès" est considéré comme négatif. Dans son introduction, cet ouvrage explore en détail le contexte historique et social qui a vu naître le logement compact au XXe siècle. Puis sont étudiés 37 exemples illustrés choisis parmi les plus intéressants construits dans le monde au cours des cinq dernières années. La surface habitable y dépasse rarement 100 m2, et chaque projet incarne une approche architecturale particulière des aménagements compacts. Les exemples sont divisés en trois sections : retraites rurales, unités urbaines et banlieusardes, petits regroupements et multiplex. On retrouve ici des noms prestigieux comme Toyo Ito, Lacaton et Vassal, Herzog & de Meuron, LOT/EK.