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Michel Paysant. Revoir Grünewald
Schaeffer Jean-Marie ; Menu Michel ; Paysant Miche
YELLOW NOW
30,00 €
Épuisé
EAN :9782873404635
Le musée Unterlinden de Colmar restaure depuis 2018 le Retable d'Issenheim, oeuvre de deux maîtres allemands du gothique tardif, Matthias Grünewald et Nicolas de Haguenau, exposé dans sa chapelle. Dans le cadre de cette restauration, l'artiste Michel Paysant a été invité à exposer. Il a eu accès à la chapelle durant deux ans, et a pu s'imprégner de l'oeuvre célèbre. Le livre rend compte dans une première partie de l'installation qui en a résulté, De mains et d'yeux (Denkraum), tandis que les Carnets des regards présente des dessins réalisés d'après le retable grâce à la technique de l'eye-tracking. Michel Paysant développe depuis plus de vingt ans le projet DaLy (Dessiner avec les yeux) : il expérimente à l'aide d'un eye tracker toutes les possibilités de création artistique de l'oeil-outil. L'eye tracking (suivi du regard), en français oculométrie, met en évidence les mouvements des yeux, le parcours visuel (fixations, déplacements). L'eye tracker permet d'obtenir des tracés très précis des oscillations et déplacements des yeux.
Rien de plus simple, et en même temps de plus trompeur, qu'un énoncé rapportant un texte à "son" genre. C'est ainsi que, d'Aristote à Brunetière en passant par Hegel, les poéticiens ont poursuivi le mirage d'une théorie unitaire des genres littéraires. Or, dire que La Princesse de Clèves est un récit, ou Le Parfum un sonnet, c'est certes nommer et classer ces textes, mais selon des logiques très différentes - le première cas mettant en jeu l'exemplification d'une propriété, et le second l'application d'une règle. Cette simple remarque laisse entrevoir la conclusion radicale et dérangeante de ce livre : la pluralité des logiques "génériques" est irréductible. Par là, Jean-Marie Schaeffer tourne une page de l'histoire de la poétique. Désormais, on ne pourra plus faire comme si un texte n'était pas, d'abord et avant tout, un acte de langage, comme si la théorie littéraire n'avait rien à attendre de la philosophie.
Les années quatre-vingt-dix ont vu une renaissance remarquable des réflexions philosophiques consacrées à l'esthétique. Et d'autant plus étonnante que ces débats ont trouvé, au moins momentanément, un écho public au-delà de la sphère de la philosophie professionnelle, notamment dans ce qu'il est convenu d'appeler "le monde de l'art". De là à croire à une renaissance de la doctrine esthétique elle-même conçue comme une discipline philosophique fondatrice, il n'y a qu'un pas, que certains philosophes se sont empressés de franchir. L'objet de cet essai est de montrer le caractère illusoire d'une telle croyance - ou même d'un tel espoir.
Résumé : L'esthétique est à la mode. Travaux et analyses se multiplient. Tous prétendent renouveler le sujet alors que la plupart puisent à la même source : la tradition spéculative de l'Art qui affirme que l'Art est un savoir extatique. Celui-ci révélerait des vérités transcendantes, inaccessibles aux activités intellectuelles profanes. En cela, il occuperait aujourd'hui la place qui incombait autrefois à la religion. La tradition implique donc que les arts soient sacralisés, mais aussi, par le même mouvement, opposés aux autres activités humaines - à l'exception fort évidemment de la philosophie. Il revient, en effet, à cette dernière de dévoiler ce qu'est la nature ultime de l'Art : une théorie de l'Etre, cependant qu'il revient à l'esthétique de convaincre chacun qu'il existe une réalité suprasensible singulière qui ne se révèle que par le truchement de la spéculation métaphysique. Jean-Marie Schaeffer, après une lecture critique et généalogique de ce système spéculatif dont nous vivons actuellement la crise profonde, définit ce que pourrait être une expérience esthétique alternative, qui permette de vivre ce que la tradition nous fait manquer : comment voir un tableau si l'on refuse de croire à l'existence d'un arrière-monde ? Comment oublier l'Art afin de redécouvrir les arts dans leur richesse particulière et multiforme ? Comment, enfin, fonder une expérience esthétique commune dès lors que l'on renonce à la conformité des oeuvres aux essences et au Beau ?
L'unité de l'humanité est celle d'une espèce biologique que nous ne saurions extraire de l'ensemble des formes de vie non humaine qui constitue bien plus que son environnement . A ce constat désormais incontestable, les sciences humaines et sociales opposent néanmoins la thèse de l'exception humaine : dans son essence propre, l'homme transcende à la fois la réalité des autres formes de vie et sa propre naturalité . Le philosophe pose qu'Homo est un moi ou un sujet , radicalement autonome et fondateur de son propre être ; le sociologue tient que cette transcendance se situe dans la société, par essence anti-naturelle . L'anthropologue affirme, lui, que seule la culture (la création de systèmes symboliques) constitue le propre de l'homme. L'humanité s'inscrit dans la vie grâce à des visions globales du monde et à des savoirs empiriques morcelés. La thèse de l'exception humaine est une vision du monde. Son coût, au regard de sou utilité supposée, est exorbitant - l'impossibilité d'articuler les savoirs empiriques assurés en une vision intégrée de l'identité humaine qui conjugue les sciences de la culture et les autres connaissances concernant l'homme. . . Jean-Marie Schaeffer, philosophe, directeur d'études à l'Ecole des hautes études en sciences sociales, se livre à une critique radicale de l'esthétique et de ses fondements philosophiques. Avec L'art de l'âge moderne. L'esthétique et la philosophie de l'art du XVIIIe siècle à nos jours (Gallimard, 1992), il s'attaque à la tradition qui veut que l'Art soit un savoir extatique, irréductible à toute activité humaine autre. Dans Les célibataires de l'Art. Pour une esthétique sans mythes (Gallimard, 1996), il démonte le nouveau mythe, surgi sur les ruines de lu théorie spéculative de l'art : la nature esthétique serait une propriété des oeuvres, alors qu'elle est une dimension de nos conduites - à l'égard d'amures connue d'événements ou d'objets ordinaires. La fin de l'exception humaine peut être lu comme la clef de voûte de l'ensemble.
e volume réunit quatre études tirées de publications destinées à l'origine à accompagner les enseignants qui emmènent leurs élèves au cinéma. Les films analysés sont: Mon voisin Totoro, Porco Rosso, Le voyage de Chihiro et Ponyo sur la falaise. Pour chacun, un résumé, une bibliographie, une image-ricochet, un déroulant retraçant le film, l'analyse d'une séquence et des promenades pédagogiques.
Les cartons de Jean-Michel Vlaeminckx sont remplis de souvenirs de famille. Les proches qui l'ont entouré et accompagné sa vie durant : Michèle, Tom et ceux que Jean-Michel a accompagnés et suivis : Mary, Chantal, Marion, Jaco, Joachim, Luc et Jean- Pierre, Bouli... La grande famille du cinéma belge était aussi la sienne, sa famille de coeur qu'il admirait. Il a mis tout son savoir-faire au service des créateurs d'images, ceux qui se trouvent derrière la caméra, sur les côtés, hors champ, et devant la caméra. Il leur a donné ce qu'il recevait : reconnaissance, estime et connivence. Sans ces ingrédients, les photos de JMV seraient de simples clichés, témoins d'un réel révolu. Mais ses prises de vue vont au-delà, elles reflètent l'âme du septième art. "Le regard des regards", comme il aimait dire.
Le piano n'est pas un objet ordinaire à l'écran. Dans les films habités de sa présence, ce meuble joue un rôle clef, qui éclaire la poétique des cinéastes. Cet essai s'attache à la cinégénie secrète de l'instrument de musique par excellence. On a cherché à identifier quelques figures majeures du piano, telles que de grands auteurs les ont façonnées. Douze haltes ponctuent ce chemin, depuis Max Ophuls et ses pianos-miroir et horloge, Jean Renoir et son piano-boîte à musique, et Jean Grémillon avec son piano-moteur. On rencontre le piano-coeur de Lubitsch, le piano-rêve que partagent Dreyer et Bunuel, le piano-radio de Borzage et le pianopensée de Sirk ; ainsi que le piano-outil d'Hitchcock et le piano-sentiment de McCarey. Enfin, on s'aventure dans les séries du piano-démon (avec Robert Wiene, Karl Freund, John Brahm, Robert Florey et Edmond T. Gréville) et du piano-porte-voix (en compagnie de Roy Rowland, Nicholas Ray, Jean-Claude Guiguet, Robert Bresson, Pier Paolo Pasolini et Jean-Luc Godard), le piano-ange de Jacques Demy demeurant à part. En prélude et postlude, on fête le piano-cinéma d'Oliveira et Grémillon, et le piano-âme d'un trio de poètes d'aujourd'hui : Todd Haynes, Pere Portabella et Peter Sülyi. Après ce voyage, le lecteur ne considérera plus un piano dans un film du même oeil ni de la même oreille, c'est le bonheur qu'on lui souhaite.
Van Malleghem Sébastien ; Gailly Anne ; Autreppe E
Sébastien Van Malleghem entame des études de photographie au "75" (Bruxelles) en 2006. Il part un mois en stage à Cuba (la Havane) en 2008, est diplômé du "75" en 2009, fait un stage d'un mois en tant que photographe de presse chez Photonews en octobre 2009. Il intègre le collectif Caravane en juillet 2010, est sélectionné pour le Workshop "Eddie Adams" aux Etats-Unis en octobre 2010. Il devient assistant de Tomas Van Houtryve en janvier 2011et fait partie d'une résidence d'artiste en Norvège, août 2012 (Halsnoy Kloster) ainsi qu'en Allemagne, octobre-novembre 2012.