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L'insu. Une pensée en suspens
Sauvanet Pierre
ARLEA
16,50 €
Épuisé
EAN :9782869599543
Effectuer quelque chose à l?insu de soi-même, c?est ce que nous faisons tous chaque jour. Maisreste à savoir si cet « à l?insu de » est une condition nécessaire et quasi suffisante pour que cequelque chose soit fait. L?image la plus simple de cette réalité complexe est tout entière illustréepar cette devinette attribuée à Léonard de Vinci: « Qu?est-ce qu?on cherche sans le trouver;qu?est-ce qu?on trouve sans le chercher? ? Le sommeil ». Ou encore, et cette fois c?est Stendhalqui formule l?idée: vouloir-être-naturel est impossible. Être naturel, c?est être naturel sans vouloirl?être, stratégie oblique de la volonté. Ainsi, certaines choses ne peuvent se réaliser qu?à l?insu du sujet, et non en toute conscience. Par rapport à l'inconscient, il y aurait donc une certaine positivité du non-conscient, que l'on peut essayer paradoxalement de penser, voire de favoriser. L'insu est pris entre le penser et le vivre. C'est l'enjeu de ce livre.
Résumé : Le rythme et la raison est une approche philosophique des phénomènes rythmiques. " Phénomènes rythmiques ", c'est-à-dire non seulement esthétiques (poésie, musique, arts plastiques...), mais anthropologiques, biologiques, voire cosmologiques... Approche " philosophique ", puisqu'il s'agit de savoir si, dans tous ces domaines, le même mot " rythme " désigne bien la même chose : la question est celle du rapport entre les différents rythmes, qui doivent faire l'objet d'une définition de concepts. " Approche " enfin, car le rythme ainsi défini n'est pas un objet : il reste un phénomène vivant, dont la raison peut seulement tenter de rendre raison. Le tome 1, Rythmologiques, contient une typologie, une phénoménologie et une terminologie (+ annexe de définitions). Le tome 2, Rythmanalyses, contient des analyses esthétique et éthique (+ bibliographie, discographie et index).
Les Éléments d'esthétique sont ici au nombre de six l'esthétique elle-même, l'imitation, l'artiste, l'oeuvre d'art, le paragone, le jugement. La réflexion proposée s'organise ainsi autour de notions-clés visant à clarifier notre rapport à l'art et au beau - ou plus simplement à tout ce qui nous touche, ce à quoi nous sommes sensibles (selon l'étymologie d'esthétique). Chaque notion est en même temps resituée dans l'histoire, grâce aux extraits de grands textes classiques et de nombreux écrits d'artistes. Le plan choisi, par entrées numériques, facilite les connexions possibles entre les différents chapitres. À l'exhaustivité, impossible en la matière, ont donc été préférées la clarté et la densité. Cet ouvrage est destiné à un large public universitaire, du premier cycle à l'agrégation, mais également à tout esprit curieux d'art, d'esthétique et de philosophie
Présentation de l'éditeur Depuis l'article éponyme de Roland Barthes en 1968, la notion d'effet de réel ne recoupe pas exactement les enjeux d'une réflexion sur l'illusion et là n'est pas son moindre intérêt. D'abord parce qu'il est bien question ici du réel, du moins en tant qu'il fait (son) effet, et non des procédés de l'illusion mimétique en général. Mais aussi parce qu'une telle expression a le mérite d'insister sur la notion d'"effet", qui renvoie donc, soit directement à une esthétique de la réception, soit indirectement à une poïétique spécifique, pleinement consciente des effets qu'elle met en oeuvre. Quelle est la réalité paradoxale de l'effet de réel ? Au sens propre, qu'est-ce qui s'effectue dans l'effet de réel ? Selon les auteurs, l'effet de réel sera ainsi vu pour la première fois au prisme des différentes époques (Moyen Age, XIXe siècle, art contemporain, etc.), et surtout des différents champs artistiques (esthétique, littérature, musique, arts plastiques, photographie, vidéo, théâtre, cinéma sans oublier, comme chez Barthes, le cas du catch).
Nietzsche et l'art contemporain ? Voilà une alliance pour le moins paradoxale, du moins en apparence. Et pourtant, voici comment une lecture attentive d'un philosophe intempestif peut nous éclairer sur l'art et les artistes de notre temps. L'auteur est à la fois philosophe de formation (agrégé de philosophie, professeur d'Université) et connaisseur de l'art contemporain. Au moins depuis l'exposition Dionysiac au Centre Pompidou (2005), il constate les liens récurrents entre la philosophie de Nietzsche d'une part, et sa récupération ou son interprétation du côté des artistes et critiques contemporains d'autre part. Il s'agit donc de faire le lien entre les deux, pour une meilleure compréhension de ce qui apparaît encore à beaucoup comme une terre inconnue. L'art dit " contemporain " désigne désormais un genre, voire un paradigme, alors qu'il devrait seulement désigner une époque - celle dont, précisément, nous sommes les contemporains, au sens large après 1945, au sens étroit après 1960 (avant, c'est l'art " moderne " ; après, c'est l'art " actuel "). Cet ouvrage n'appartient à aucune partie prenante de ce qu'on a pu appeler la " crise " de l'art contemporain : a priori, il ne démonte ni ne défend l'art contemporain en général, il essaie juste de jeter un regard différent sur certaines oeuvres en particulier, à partir d'un point de vue philosophique global.
Aphorismes et Insultes présente la pensée de Schopenhauer sous ses modes d'expression favoris : l'insulte, l'apostrophe, l'imprécation. Aphorismes et Insultes présente la pensée de Schopenhauer sous ses modes d'expression favoris : l'insulte, l'apostrophe, l'imprécation. On verra que, derrière la drôlerie apparente de ce choix d'insultes, perce la pensée sombre du philosophe sur les hommes et sur le monde. Sa gaieté de façade, relayée à chaque instant par le rire, un rire exterminateur, ne doit pas nous faire oublier le désespoir inguérissable du grand pessimiste.
Deux soeurs se retrouvent à Ville-d'Avray, un dimanche alors que fléchit la lumière. L'une révèle à l'autre son errance avec un inconnu : une brève histoire, inquiète et trouble comme les eaux des étangs tout proches, mystérieuse et violente comme notre insatiable besoin de romanesque.
Armen Lubin (1903-1974) est né à Istanbul sous le nom de Chahnour Kérestédjian. Persécuté, comme ses compatriotes arméniens, il doit quitter la Turquie à l'été 1923, devenant de fait apatride. A son arrivée à Paris, il exerce la profession de retoucheur en photographie pendant plusieurs années. En parallèle, il écrit dans des journaux arméniens, tandis qu'il fait, aussi, ses premiers pas de poète français, sous l'aile d'André Salmon et de Jean Paulhan. Très vite atteint d'une affection tuberculeuse particulièrement redoutable, le mal de Pott, il passera sa vie le reste de sa vie dans les hôpitaux et les sanatorium de l'Assistance publique, de la Salpêtrière à Berck, mais aussi à Bidart et à Pessac. C'est dans ces lieux où il connaîtra des souffrances extrêmes qu'il écrira toute son oeuvre poétique tout en continuant de correspondre avec ses amis. Publié par Jean Paulhan chez Gallimard, il se liera d'amitié avec Henri Thomas ou Madeleine et Jean Follain. Le livre, suivant une alternance régulière, réfléchit en miroir de brefs chapitres revenant sur la vie d'Armen Lubin, regroupés en cinq parties : Enfance, Souffrances, Ecritures, Amours et amitiés, L'homme double et des chapitres directement autobiographiques, concernant Hélène Gestern, ellemême originaire d'une famille d'exilés. C'est donc une méditation sur l'exil, la perte et l'écriture, sur ce qui construit un écrivain, sur les blessures du passé et leur rôle fondateur. La réflexion des deux existences, l'affinité qui se noue, au fil de l'écriture, entre Hélène Gestern et son sujet, se veut le lieu d'une méditation sensible sur l'écriture et la place centrale qu'elle peut tenir dans une existence. D'une ampleur comparable à celle de l'Odeur de la forêt, ce texte nous emporte dans les méandres de deux destinées que tout oppose et qui, pourtant, se répondent singulièrement. C'est la première fois qu'Hélène Gestern livre avec pudeur quelques clés de son univers romanesque.
Aujourd'hui, internet nous accompagne toujours et partout. Où que nous soyons, grâce à nostéléphones portables, nous pouvons nous connecter à tout moment. Conséquence : nous nesavons plus nous déconnecter. D'où une addiction maladive aux messages, un oubli dela présence de l'autre, un état de distraction chronique, voire un manque d'efficacité et deprésence au monde...Pour certains, la connexion est un réflexe mécanique : elle a perdu toute signification. On seconnecte... sans même savoir pourquoi !Le temps est venu d'apprendre à vivre avec les nouvelles technologies. Un mouvement enfaveur de la " déconnexion " est en train d'émerger dans nos sociétés. Ici et là, des individuscommencent à ralentir le rythme. Ils n'hésitent plus à " débrancher " temporairement leursappareils électroniques. Leur objectif ? Reprendre le contrôle de leur vie.S'appuyant sur ses lectures, de Sénèque à Sylvain Tesson, en passant par Thoreau et tantd'autres, Rémy Oudghiri pense que cette déconnexion salutaire est une possibilité de seretrouver soi-même et de remettre les livres et l'esprit au coeur de notre vie.